Point sur l'actualité au Moyen-Orient : Washington durcit sa pression économique contre l'Iran, un pétrolier détourné au large du Yémen et des attaques de drones revendiquées par les Houthis en Arabie saoudite.
Les tensions s'accentuent au Moyen-Orient alors que les États-Unis annoncent une campagne de sanctions économiques sans précédent pour faire chuter le régime iranien, et que les rebelles houthis revendiquent des frappes en Arabie saoudite.
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Les tensions entre les États-Unis et l'Iran s'articulent autour de sanctions économiques et de conflits par proxy au Yémen et au Moyen-Orient.
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Merci de l'avoir suivi. La rédaction de 20 Minutes vous donne rendez-vous dès demain pour connaître les dernières informations sur le conflit au Moyen-Orient. Et pour en savoir un peu plus sur la pression américaine qui s'est accentée ce jeudi, c'est par ici :
Un pétrolier sous sanctions américaines détourné au large du Yémen
Un pétrolier visé par des sanctions américaines a été détourné jeudi au large du Yémen par six hommes armés. Le Seamull, également appelé Sibu 1, a été pris pour cible à environ 250 kilomètres d’Al-Mukalla, dans le sud du pays, avant de prendre la direction de la Somalie, selon l’agence britannique UKMTO et le centre de sécurité maritime de l’océan Indien lié à l’opération européenne Atalante.
Le navire figure parmi les bâtiments de la « flotte fantôme » iranienne accusés par Washington de transporter du pétrole iranien en utilisant des pratiques d’expédition opaques. Sanctionné en décembre par les Etats-Unis, le pétrolier appartient à une société basée aux Emirats arabes unis et aurait notamment transporté du naphta et du gazole iraniens vers des ports du Yémen contrôlés par les Houthis.
Les Etats-Unis approuvent une vente d’avions ravitailleurs au Qatar
Les Etats-Unis ont approuvé jeudi la vente potentielle au Qatar de jusqu’à quatre avions ravitailleurs KC-46A pour un montant supérieur à 4,5 milliards de dollars, a annoncé le département d’Etat. Washington estime que cet accord renforcera les capacités de défense de Doha et son interopérabilité avec les forces américaines et alliées.
Le Qatar, qui accueille la principale base aérienne américaine au Moyen-Orient, joue également un rôle de médiateur dans les discussions entre Washington et Téhéran ainsi que dans le conflit entre Israël et le Hamas. L’émirat avait par ailleurs été ciblé par l’Iran en représailles aux frappes israélo-américaines.
L’Iran accuse les Etats-Unis de « terrorisme économique »
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Etats-Unis de mener une politique de « terrorisme économique » après l’annonce par Donald Trump de nouvelles sanctions et d’une « guerre économique » contre Téhéran. Selon l’agence officielle Irna, la diplomatie iranienne affirme que ces mesures portent atteinte aux droits fondamentaux des Iraniens.
Dans un communiqué, le ministère a estimé que les responsables américains à l’origine de ces sanctions devraient être « jugés et sanctionnés », dénonçant des actes qualifiés de « crimes contre l’humanité ». Téhéran dénonce depuis plusieurs années l’impact des restrictions économiques américaines sur son économie et sa population.
« Nous allons faire chuter ce régime », promettent les Américains
Interrogé sur la chaîne CNBC, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que son pays allait faire chuter le régime iranien grâce à des sanctions économiques sans précédent. « Ce sera la plus grande opération coordonnée d'isolement économique du monde. Cela va fonctionner en Iran et nous allons faire chuter ce régime ».
Plus de sanctions, moins de frappes ?
D'après le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, les sanctions américaines contre l'Iran rendent la reprise des combats « moins probable ». « Si nous appliquons une pression économique maximale, cela signifie qu'il est probable qu'il n'y ait pas de reprise d'opérations militaires à grande échelle, mais je veux souligner que c'est pour le moment », a-t-il déclaré à CNBC.
Les Etats-Unis mettent la pression sur leurs alliés
Après l'Iran, c'est au tour des Etats-Unis de mettre la pression sur ses alliés. Washington prévient que ses alliés qui ne soutiendront pas sa guerre économique contre l'Iran seront « contre nous ».
Les Houthis revendiquent des frappes sur un aéroport et une installation pétrolière saoudiens
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, annoncent avoir visé ce jeudi en Arabie saoudite, dans la ville de Najran, près de la frontière avec le Yémen, un aéroport et une installation appartenant à la compagnie pétrolière nationale Aramco.
Les rebelles « ont mené avec succès deux opérations militaires en faisant usage de drones : la première a visé un site saoudien sensible à l’aéroport de Najran, la seconde a ciblé le site Aramco de Najran », a indiqué leur porte-parole militaire, Yahya Saree, dans un communiqué posté sur Telegram.
Ce matin, les Gardiens de la révolution iraniens ont mis en garde l’Arabie saoudite, estimant que le pays ne serait « certainement pas en mesure de contenir le Yémen et Ansarullah [autre nom des Houthis], ni de se prémunir contre leurs attaques ».
Un nouveau porte-avions américain est arrivé au Moyen-Orient
L'armée américaine annonce l'arrivée d'un nouveau porte-avions au Moyen-Orient, en remplacement de l'Abraham Lincoln dont le long déploiement en mer depuis des mois avait suscité des inquiétudes sur les conditions de vie de l'équipage.
L'USS George Washington « opère au Moyen-Orient dans le cadre du déploiement prévu après être arrivé dans la zone d'opération du Centcom hier », a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.
L’Iran exécute un ressortissant étranger pour sa participation aux manifestations de janvier
Un ressortissant étranger, dont la nationalité n’a pas été précisée, a été exécuté jeudi par la justice iranienne pour sa participation aux vastes manifestations antigouvernementales de janvier, selon l’agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire.
Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts lors des protestations de janvier, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l’étranger ont parlé elles d’une répression ayant fait des milliers de morts.
Pour Téhéran, « le terrorisme économique des Etats-unis menace l’économie internationale »
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué ce jeudi le plan de pressions économiques du président américain Donald Trump contre Téhéran, le qualifiant de prolongement de « politiques vouées à l’échec ».
« Le soi-disant "D-Day économique" vise à détourner l’attention de la propre crise que traversent les Etats-Unis : une dette sans précédent et des coûts d’emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l’échec ne fera qu’entraîner une nouvelle défaite et l’hostilité des Iraniens », a affirmé le ministre sur X.
« Le terrorisme économique des Etats-Unis menace l’économie internationale et la souveraineté des pays du monde entier », a-t-il ajouté.
Trump menace de sanctions massives après les avertissements de Téhéran contre les pays du Golfe
L’Iran a averti mercredi les pays du Golfe que toute aide apportée aux forces américaines serait assimilée à un soutien direct aux opérations militaires de Washington contre la République islamique. Dans un communiqué relayé par l’agence Mehr, le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a prévenu que toute forme d’assistance ou de facilitation accordée à l’armée américaine serait considérée comme une participation aux actions menées contre l’Iran.
De son côté, Donald Trump a durci le ton à l’égard des pays susceptibles de venir en aide à Téhéran. Le président américain a menacé de lourdes sanctions économiques tout Etat permettant à ses banques, ses entreprises, ses aéroports ou ses institutions publiques d’apporter un soutien à l’Iran. Dans un message publié sur Truth Social, il a promis de « terribles répercussions économiques » aux pays qui offriraient, sous quelque forme que ce soit, une bouée de sauvetage à la République islamique.
Le torchon brûle entre l’Australie et Israël
L’Australie a exprimé sa colère mercredi après la décision d’Israël de mettre fin à l’enquête pénale sur la mort de Zomi Frankcom, humanitaire australienne tuée en avril 2024 à Gaza avec six autres membres de World Central Kitchen lors d’une frappe aérienne. La ministre des Affaires étrangères Penny Wong a annoncé la convocation de l’ambassadeur israélien et dénoncé une décision jugée particulièrement blessante pour la famille de la victime et les travailleurs humanitaires.
Israël avait reconnu que la frappe avait causé la mort des bénévoles « par inadvertance », mais l’armée a finalement décidé de ne pas ouvrir d’enquête criminelle. Canberra estime que cette absence de poursuites ne répond pas aux attentes en matière de transparence et de responsabilité, et réclame que justice soit rendue pour les victimes.
Shakira et Christina Aguilera victimes collatérales des tensions dans le Golfe
Le conflit au Moyen-Orient a aussi des répercussions sur la vie culturelle et les artistes internationaux. A Abou Dhabi, deux festivals qui devaient notamment accueillir Shakira et Christina Aguilera ont été annulés, alors que les Emirats arabes unis restent régulièrement visés par des tirs iraniens. Malgré une baisse de l’intensité des attaques, les tensions continuent ainsi de perturber l’organisation de grands événements dans le Golfe.
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Une nouvelle fois, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous donner l’ensemble des informations sur le Moyen-Orient. Alors que les armes se sont pour l’instant tues, la situation dans la région est de nouveau particulièrement tendue entre les Etats-Unis et l’Iran mais aussi entre Israël et la Turquie.
L'Iran a prévenu mercredi les pays du Golfe que toute aide à l'armée américaine serait considérée comme une participation aux opérations militaires contre lui, selon le général Ali Abdollahi. En retour, Trump a menacé de sanctions économiques « terribles » les pays qui viendraient à soutenir l'Iran.
Jeudi et après les propos de Trump, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que les États-Unis veulent affaiblir le régime iranien grâce à une campagne de sanctions économiques d’une ampleur inédite. Selon lui, cette pression maximale pourrait également réduire le risque d’une reprise des combats à grande échelle.
Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé jeudi avoir mené deux attaques de drones contre des cibles situées à Najran, en Arabie saoudite, visant notamment un site lié à Aramco. Le mouvement soutenu par l’Iran a revendiqué ces opérations par la voix de son porte-parole militaire. De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont averti Riyad qu’il ne pourrait pas se protéger des attaques des Houthis.
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Application de nouvelles sanctions économiques américaines coordonnées contre l'Iran
Likely · Within weeks
Quatorze civils, âgés de 50 à 70 ans, ont été tués vendredi par une frappe aérienne de l'armée birmane sur un monastère à Myaung. Les témoins dénoncent une attaque intentionnelle contre des fidèles en retraite de méditation.
Le Moyen-Orient reste sous tension alors que l'administration Trump prépare de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran. Téhéran, se disant en position de force, appelle à la fin du conflit, tandis que des échanges virulents opposent Israël et la Turquie.
L'Allemagne enquête sur des armes découvertes près de Berlin. À Kryvyï Rig, une attaque russe par drones sur un centre commercial fait 14 morts et 120 blessés. Parallèlement, le Japon proteste contre des essais de missiles russes près d'îles disputées.

Des frappes russes par drones sur un centre commercial à Kryvyï Rig ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Le président Zelensky dénonce une attaque cynique, tandis que l'UE condamne une stratégie de terreur visant à rendre les villes inhabitables.

Des frappes russes ont fait au moins deux morts à Kiev et Zaporijjia dans la nuit. Ces attaques surviennent après un bombardement sur un centre commercial à Kryvyï Rig ayant fait 20 morts la veille.

Natalie Harp n'aurait pas eu les habilitations de sécurité requises, l'économiste russe Andreï Klepach a été écarté, et la Maison-Blanche s'est emportée contre une journaliste de CNN.