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Tensions et interpellations massives aux abords des lycées en France
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Le Figaro Actualités1 hour agoPolitics3 min readFranceView translation

Tensions et interpellations massives aux abords des lycées en France

Plus de 5 000 interpellations ont eu lieu depuis lundi en marge des mobilisations lycéennes émaillées de violences et de dégradations.

Quick Look

  • Les tensions persistent aux abords des lycées mobilisés en France, menant à plus de 5 000 interpellations depuis lundi.
  • Les autorités signalent de nombreuses violences urbaines, des dégradations et des blessés parmi les forces de l'ordre et le personnel éducatif.

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Why It Matters

Les lycéens mobilisés réclament plus de moyens humains et matériels, dénonçant l'insalubrité des bâtiments et des classes surchargées.

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Entre face-à-face avec les forces de l'ordre, grilles d'entrée léchées par les flammes ou poubelles incendiées, les tensions ont perduré vendredi aux abords d'établissements scolaires où les lycéens étaient mobilisés, les autorités procédant à plus de 5000 interpellations depuis lundi. En début de soirée vendredi, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que 735 établissements avaient été perturbés vendredi, soit «30% de moins» que la veille.

«Nous avons eu des violences urbaines à proximité de 158 établissements : jets de projectiles, prises à partie des forces de l'ordre, des enseignants, de journalistes, de passants», a détaillé sur TF1 le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, annonçant 1747 interpellations vendredi et plus de 5.000 depuis lundi. Les lycéens réclament plus de moyens humains et matériels pour leurs établissements, dénonçant l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées et un manque de personnel. Les étudiants ont rejoint le mouvement qui s'est durci dans de nombreuses villes de France et a été émaillé d'incidents.

Dans les Bouches-du-Rhône, où 1800 personnes ont participé vendredi à des rassemblements devant des établissements scolaires et 59 interpellées, «un enseignant a été aspergé d'essence volontairement, puis agressé physiquement par deux individus» devant un lycée de La Ciotat, selon les services de la préfète de police déléguée. Dans l'Oise, 54 gardes à vue ont été recensées, selon la préfecture, qui fait part de sept personnes légèrement blessées, dont trois militaires de la gendarmerie, une proviseure adjointe «victime d'une agression physique» à Breuil-le-Vert, et trois blessés parmi les lycéens et étudiants dans le département.

Dans la Marne, 45 personnes ont été interpellées, quatre membres des forces de l'ordre légèrement blessés, un manifestant a été «heurté par le véhicule d'un particulier en traversant la voie publique». Et dans le Nord, 49 personnes ont été interpellées vendredi, selon la préfecture. Dans le sud-est de Paris, dans le 13e arrondissement, l'entrée d'un lycée professionnel a été endommagée par un feu qui s'est propagé aux grilles de l'établissement, a indiqué la préfecture de police. Les pompiers sont par ailleurs intervenus dans un lycée du 15e arrondissement pour éteindre les flammes au pied de la grille d'entrée.

Depuis le début du mouvement, «on a eu 65 personnels blessés, 40 proviseurs parmi eux. Quarante, quand même», a déclaré Édouard Geffray sur BFMTV, sans préciser l'importance des blessures. La principale du collège Giocante à Bastia a porté plainte contre X vendredi, en début d'après-midi, pour «agression verbale et tentative de dégradation de bien», a indiqué le rectorat de Corse.

Dans la métropole lyonnaise, la préfecture a indiqué que huit lycées, deux collèges et l'université Lyon 3 avaient été «impactés» en matinée par des incendies de poubelles ou encore des tirs de mortiers. «Notre pays est confronté à une vague de violences sauvages en marge des établissements scolaires», a dénoncé Laurent Nuñez, lors d'un discours enregistré retransmis au congrès des sapeurs-pompiers, évoquant «plusieurs policiers et gendarmes» blessés, mais aussi des pompiers, «délibérément visés alors qu'ils accomplissaient leur mission».

Un peu plus tôt, il avait fait état sur X d'un policier «volontairement ciblé» vendredi et «hospitalisé après avoir perdu connaissance», ajoutant qu'une enquête avait été «ouverte par le procureur de Belfort pour tentative d'homicide volontaire». Le policier était en civil et a été frappé au sol, selon une source policière. Le parquet de Paris a de son côté indiqué avoir ouvert une enquête après «la diffusion sur les réseaux sociaux d'images d'une policière agressée en marge des blocus des lycées» jeudi.

Plus de 300 policiers et gendarmes ont été «blessés en intervention» jeudi, selon M. Nuñez. Un jeune homme blessé mercredi à Tours lors du blocage d'un lycée a perdu l'usage de son oeil droit, selon la procureure de la ville Catherine Sorita-Minard. Elle avait indiqué mercredi, à la suite des examens médico-légaux, que les lésions à l'oeil de ce jeune de 16 ans étaient «compatibles avec l'impact d'une balle de défense de type LBD».

La CGT a dénoncé une «répression» d'une «ampleur sans précédent», appelant «le gouvernement à y mettre un terme immédiat» et indiqué avoir «saisi, avec la Ligue des droits de l'Homme et la FCPE, le défenseur des droits pour l'alerter sur cette violente répression». «Amnesty International dénonce l'usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes et demande la suspension de l'usage des LBD», a déclaré l'organisation dans un communiqué.

Les dégradations dans les lycées coûtent d'ores et déjà plusieurs millions d'euros, selon les dernières estimations des régions Ile-de-France, Grand Est, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Enquêtes ouvertes par les parquets suite aux agressions

    Very likely · Within weeks

Open Questions

  • Quelles suites judiciaires pour les interpellés ?
  • Le gouvernement va-t-il répondre aux revendications des lycéens ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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