
Les surveillants dénoncent des conditions de travail insoutenables et une insécurité croissante liée à la surpopulation et au trafic de stupéfiants.
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Le centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan souffre d'une surpopulation chronique, avec une ancienne structure insalubre et une nouvelle unité sous-dimensionnée.
Au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan, la situation ne s’améliore pas pour les surveillants pénitentiaires. En sous-effectifs, ils doivent gérer les détenus enfermés dans des cellules trop petites pour le nombre de prisonniers. L’ancienne prison, qui devait être fermée en raison de son insalubrité, contenait encore 621 détenus ce lundi, soit plus du double de sa capacité d’accueil, qui s’élève à 234 places. Ainsi, 170 détenus dorment par terre. Dans la nouvelle prison attenante, sous-dimensionnée dès le départ, 103 matelas sont posés à même le sol alors que le bâtiment compte seulement 142 places. Pour rappel, en 2023, le dispositif stop écrou avait été mis en place alors que l’on dénombrait 150 matelas au sol. Force est de constater que la situation ne s’est pas améliorée.
Cette surpopulation carcérale rend les prisonniers particulièrement tendus, voire violents. Samedi, pour la deuxième fois en un mois, un prisonnier a agressé les surveillants pénitentiaires afin d’obtenir son placement au quartier disciplinaire, où les détenus punis sont seuls dans leur cellule. Pour parvenir à ses fins, l’homme a mordu et étranglé un gardien. Un mois plus tôt, le 27 septembre, ce même détenu en avait agressé un autre à coups de fourchette. En parallèle, un important trafic de drogues fait rage au sein de la prison.
« Les taux d’occupation des maisons d’arrêt pour homme sont inédits… Les surveillants pénitentiaires subissent des agressions, des insultes et des menaces tous les jours au milieu d’une détention ingérable où les prisonniers sont sous l’empire de produits stupéfiants de toute sorte. La direction est incapable d’assurer notre sécurité », glisse au Figaro un surveillant pénitentiaire. Le syndicat UFAP Unsa Justice insiste sur la nécessité d’augmenter les moyens de la structure si le nombre de détenus continent à exploser.

In Marseille, a man was shot dead with a Kalashnikov in the Air Bel housing estate, where help was hampered by hostile residents. At the same time, five people were arrested after the burglary of a Foot Locker store during the October 31 protests.

A 36-year-old woman was arrested in Nice after attacking the director and a teacher of the Clément Roissal nursery school. The suspect allegedly used a weapon to threaten the principal and hit the teacher.

Judicial news in France: LFI deputy Raphaël Arnault was questioned in the investigation into the murder of Quentin Deranque in Lyon, while an investigation for attempted murder was opened after a woman was stabbed in Paris.
The father of the victim of the racist attack in Yvelines asks that the planned national tribute become an opportunity for a strong commitment against racism and identity tensions in France.

Nine days after the racist attack in Trappes which cost the life of Pengo Bossio Wangi, his little sister Ritsia testified on TF1 to demand justice and pay tribute to this young MMA hopeful.

The father of Pengo Bossio Wangi, killed during the racist attack of October 23 in Yvelines, asked that the national tribute become a moment of awareness against racism, expressing his confidence in justice.