Un étage de fusée SpaceX doit s’écraser sur la Lune mercredi
Un événement attendu pour étudier les conséquences des débris spatiaux sur les missions lunaires
Quick Look
Un étage de fusée SpaceX, utilisé pour deux mises sur orbite lunaires en 2025, doit s'écraser sur la Lune mercredi, offrant une occasion unique aux scientifiques d'étudier les impacts de débris spatiaux sur les futures missions lunaires.
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Why It Matters
Les débris spatiaux constituent une préoccupation croissante pour les missions lunaires.
Un étage supérieur de fusée SpaceX doit s’écraser sur la Lune mercredi, plus d’un an après avoir servi au lancement de deux atterrisseurs lunaires privés. Sans représenter de menace pour la Terre, cet impact fait l’objet d’une attention particulière des scientifiques, qui espèrent mieux comprendre les conséquences des chutes de débris spatiaux sur les futures missions lunaires.
L’objet, un étage de fusée d’environ 12 mètres de long et pesant 4,5 tonnes, avait été utilisé le 15 janvier 2025 pour propulser deux engins vers la Lune. L’un d’eux, Blue Ghost, développé par l’entreprise américaine Firefly Aerospace, est devenu le premier appareil privé à réussir un alunissage complet. Le second, conçu par la société japonaise ispace, s’était écrasé lors de sa tentative.
D’après l’expert du suivi des objets spatiaux Bill Gray, l’étage de fusée doit percuter la surface lunaire près du cratère Einstein, sur la face visible de la Lune, à une vitesse estimée à 8700 km/h, soit environ sept fois la vitesse du son. L’impact devrait libérer une énergie comparable à trois tonnes de TNT et creuser un cratère d’environ 27 mètres de diamètre et cinq mètres de profondeur.
Le flash lumineux provoqué par la collision devrait être trop faible pour être observé depuis la Terre. En revanche, le nuage de poussières et de débris projeté dans l’espace pourrait rester visible pendant plusieurs dizaines de minutes grâce aux télescopes. «La gravité sur la Lune est faible et il n’y a pas de vent pour disperser la poussière», a expliqué Benjamin Fernando, du laboratoire américain de Los Alamos, cité par l’Associated Press . Le chercheur souhaite profiter de l’événement pour mieux évaluer les risques que pourraient représenter de tels impacts pour les futurs astronautes.
Les sondes Lunar Reconnaissance Orbiter de la Nasa et Danuri, développée par la Corée du Sud, doivent prendre des images de la zone avant et après la collision afin d’en mesurer les effets. Il s’agira du deuxième impact accidentel connu d’un engin humain sur la Lune, après la chute d’un morceau de fusée chinoise en 2022, qui avait laissé deux cratères sur la face cachée de l’astre.
L’incident rappelle le besoin accru de surveillance des trajectoires des objets abandonnés dans l’espace, alors que les États-Unis et la Chine accélèrent leurs programmes lunaires et que les missions privées se multiplient. «Cet impact ne posera pas de problème», a estimé l’astrophysicien Jonathan McDowell, tout en avertissant que de tels événements pourraient devenir préoccupants à l’avenir, notamment avec «l’installation de bases permanentes» sur la Lune.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Augmentation de la surveillance des débris spatiaux
Likely · Within months
Open Questions
- Quels seront les impacts à long terme de tels événements sur les explorations lunaires ?


