
Après cinq ans de procédure judiciaire, la cour d'appel de Lyon a mis un terme définitif aux poursuites pour diffamation engagées par l'ex-belle-mère de Coline Berry-Rojtman.
AI-generated summary
Coline Berry-Rojtman avait accusé son père, Richard Berry, et son ancienne compagne Jeane Manson d'abus sexuels. L'enquête pénale a été classée sans suite pour prescription en 2022.
Après cinq ans d'une procédure particulièrement houleuse, Coline Berry-Rojtman, la fille de l'acteur Richard Berry, a été définitivement relaxée dans la procédure en diffamation que lui intentait son ancienne belle-mère Jeane Manson depuis 2021, a appris franceinfo mercredi 7 octobre, après avoir consulté l'arrêt rendu en ce sens par la cour d'appel de Lyon le 22 septembre.
Coline Berry-Rojtman, 50 ans, avait révélé en février 2021 dans Le Monde avoir porté plainte contre son père pour des viols et des agressions sexuelles subis dans son enfance au milieu des années 1980, ce qu'il a toujours fermement démenti, dénonçant "la folie destructrice" de sa fille. La plainte visait également la chanteuse américaine Jeane Manson, qui était la compagne de l'acteur au moment des faits décrits, Coline Berry-Rotjman affirmant avoir participé à des jeux sexuels du couple à de multiples reprises.
Jeane Manson, qui a elle aussi catégoriquement réfuté ces accusations, avait porté plainte pour diffamation contre son ex-belle-fille à la suite de cet article, mais également contre des propos tenus sur BFMTV en mars 2021. Coline Berry-Rotjman avait affirmé sur le plateau de la chaîne que son ancienne belle-mère avait été membre des Enfants de Dieu, un mouvement sectaire fondé aux Etats-Unis dans les années 1960 et connu pour des scandales de pédocriminalité. La chanteuse a assuré n'avoir jamais fréquenté cette organisation.
Les décisions contradictoires se sont succédé d'année en année. A l'issue d'un premier procès en avril 2022, Coline Berry-Rojtman a d'abord été condamnée en première instance par le tribunal d'Aurillac (Cantal) à 2 000 euros d'amende pour diffamation à l'encontre de Jeane Manson et à lui verser 20 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 5 000 euros au titre de ses frais de justice.
La cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) avait ensuite confirmé cette condamnation, augmentant les frais de justice dus à Jeane Manson de 5 000 euros, soit 10 000 euros au total. En juillet 2024, une deuxième cour d'appel, celle de Lyon, a toutefois relaxé Coline Berry-Rojtman, après l'annulation par la Cour de cassation du premier arrêt.
Cette décision avait été contestée par Jeane Manson, qui avait alors saisi à son tour la plus haute juridiction : la Cour de cassation est donc de nouveau intervenue en décembre 2025, annulant finalement en partie la relaxe dont avait bénéficié Coline Berry-Rojtman, renvoyée, encore une fois, vers la cour d'appel de Lyon, mais uniquement pour ses propos tenus sur BFMTV.
Les juges lyonnais ont mis un point final à cette interminable procédure par leur arrêt rendu le 22 septembre, relaxant également Coline Berry-Rojtman sur ce volet. Contactée par franceinfo, elle dit ressentir "un immense soulagement".
"Pendant presque cinq ans, j'ai été attaquée pour avoir dénoncé les abus que j'ai subis quand j'étais enfant. (...) Moi, j'ai été jugée, mais mon père et Jeane Manson ne le seront jamais."
L'enquête visant l'acteur et son ex-compagne, accusés d'inceste, a effectivement été classée sans suite le 31 août 2022 pour cause de prescription. "Alors oui, une injustice s'arrête. Mais la justice, elle, n'a pas eu lieu", déplore la quinquagénaire, devenue psychothérapeute.
Coline Berry-Rojtman avait été invitée à témoigner au printemps dernier devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale portant sur les violences sexuelles incestueuses, où elle avait réitéré ses accusations contre son père, relatant "des viols répétés, presque chaque week-end".
Son avocat, Patrick Klugman, considère qu'elle "a vécu une campagne de calomnie destinée à l'écraser et l'engloutir et dont le principal instrument était la plainte de Jeane Manson". "Au terme d'un trop long combat judiciaire, il n'en reste plus rien, si ce n'est le courage de Coline d'avoir affronté ses démons et de s'être battue contre ceux qui voulaient la faire taire", ajoute-t-il auprès de franceinfo.
Jacques Verdier, l'avocat de Jeane Manson, précise ne pas avoir fait de pourvoi en cassation pour sa cliente, ce qui signe donc l'arrêt de la procédure. Il maintient que l'intention de Coline Berry-Rojtman était bien de "nuire" à son ancienne belle-mère, alors que Jeane Mason n'a selon lui "jamais accepté qu'une enfant se livre à des attouchements imposés par son père sur son propre corps et sur le corps de son père".

The High Court in London declared the searches carried out at Prince Andrew's house in February as part of the Epstein affair to be illegal. Although the warrants are canceled for procedural defects, the police seek to keep the seized documents.

At the trial for the death of Diego Maradona, the prosecutor denounced a “chaotic” and “anarchic” medical organization. Seven healthcare professionals are on trial for negligence, facing up to 25 years in prison for patient abandonment in 2020.
More than 5,000 people in police custody have been recorded since mid-September during the high school movement, 87% of whom were minors, but only 35.6% gave rise to prosecution. Lawyers denounce the use of police custody as a punitive measure rather than an investigation, particularly for teenagers aged 14 or 15 released without prosecution the next day.
Eight years after the attacks in Trèbes and Carcassonne perpetrated by Radouane Lakdim, the Paris Assize Court sentenced Marine Pequignot and Samir Manaa on appeal to respectively 10 and 12 years of detention for association with terrorist criminals, significantly above the sentences at first instance.

France Télévisions informs its users about the use of e-mail addresses, tracking pixels and tracking links for the personalization of its newsletter “L'actu à 7h30” and the management of subscriptions.

France is studying the integration of coercive control into its legislation, inspired by the British model in force since 2015. This offense punishes psychological control within the couple, although convictions remain low.