Un mort et plusieurs blessés, un suspect arrêté, le parquet antiterroriste saisi... Ce que l'on sait de l'attaque à l'arme à feu à Trappes et La Verrière
Un homme de 39 ans a ouvert le feu à Trappes et La Verrière. Le Pnat a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
Quick Look
- Un homme a ouvert le feu vendredi matin à Trappes et La Verrière, faisant un mort et plusieurs blessés, dont une enfant de 12 ans.
- Le suspect, âgé de 39 ans, a été interpellé.
- Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat terroriste.
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Why It Matters
Le suspect est un homme de 39 ans connu des services de police mais pas des services de renseignement.
Il était environ 10h30 lorsqu'un homme a ouvert le feu, vendredi 23 octobre, faisant un mort et plusieurs blessés à Trappes et à La Verrière, deux communes des Yvelines. "L'individu a été interpellé et placé en garde à vue. L'ensemble des moyens des forces de sécurité et de l'autorité judiciaire sont pleinement mobilisés", a immédiatement réagi le Premier ministre, Sébastien Lecornu, sur X, parlant de "faits très graves". "Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, ainsi qu'à tous les habitants des Yvelines. Dans cette terrible épreuve, la nation se tient à leurs côtés", a de son côté réagi Emmanuel Macron sur le même réseau social.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a rapidement annoncé qu'il se saisissait de cette affaire. Franceinfo revient sur ce que l'on en sait.
Un homme a donc ouvert le feu vendredi matin vers 10h30 dans les Yvelines, faisant un mort et plusieurs blessés à Trappes et La Verrière. Selon les premiers éléments communiqués, l'homme a tiré en rafale depuis une voiture. Le Premier ministre lui-même a confirmé le bilan dans un message sur X.
Parmi les personnes blessées se trouve une enfant de 12 ans, a appris franceinfo de source proche du dossier. Elle a été "gravement blessée" par "huit impacts de balle", a déclaré à l'AFP le maire de La Verrière, Nicolas Dainville. "Elle a été transportée à l'hôpital Necker, à Paris. Son état se serait stabilisé".
Selon le maire de Trappes, Ali Rabeh, l'homme "manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage". "Il y a eu de nombreux tirs à travers différents quartiers de la ville", a expliqué l'élu sur BFMTV.
Toujours d'après l'édile, une des personne blessées se trouve en "urgence absolue". Plusieurs lieux de cette ville ont été visés par les tirs, dont une maison de santé, des véhicules et un espace de jeu, a-t-il affirmé. "C'est un miracle qu'on n'ait pas davantage de victimes". Une cellule d'aide psychologique va être mise en place, a par ailleurs annoncé l'élu sur X.
Le suspect, âgé de 39 ans, a été interpellé à Coignières, une autre commune des Yvelines. Il est connu de la police, mais pas des services de renseignement, a appris franceinfo de source proche du dossier. Ses motivations sont pour l'heure inconnues. Une source policière affirme à France Télévisions qu'il était en possession d'un pistolet mitrailleur, mais aussi de bombes lacrymogène et de gants.
Interrogé sur un éventuel mobile raciste du tireur, le maire de Trappes, Ali Rabeh, a déclaré sur BFMTV ne vouloir "rien dire de définitif et de certain", notant que le tireur avait "tiré de façon relativement aléatoire". "J'observe que ces deux victimes sur la ville de Trappes présentent un profil particulier en effet", a-t-il néanmoins souligné. "La personne décédée est d'origine africaine et la personne en urgence absolue est d'origine maghrébine." "Cela ressemble à un périple meurtrier", s'est contenté de déclarer le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, questionné sur le mobile. Le ministre est attendu sur place en début d'après-midi.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé très vite se saisir des faits commis. Il a ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée", "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", "détention d'arme de catégorie A" et "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes".
Le suspect a été placé en garde à vue, ajoute le Parquet antiterroriste dans un communiqué. Selon une source policière à France Télévisions, il est interrogé au commissariat de Saint-Quentin-en-Yvelines.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le Pnat mènera une enquête approfondie sur la qualification terroriste.
Very likely · Within months
Open Questions
- Quelles sont les motivations précises du suspect ?
- Le caractère raciste des tirs sera-t-il confirmé par l'enquête ?





