Une enquête de l'IGPN ouverte concernant un photographe blessé à Paris par une grenade policière lors d'une manifestation du 17 octobre
Le parquet de Paris a saisi l'IGPN suite à la plainte déposée pour des blessures graves causées par un tir de grenade policière le 17 octobre.
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à l'IGPN après qu'un photographe de 25 ans a été grièvement blessé à la jambe par un tir de grenade policière lors d'une manifestation le 17 octobre dans la capitale.
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Why It Matters
Le photographe a été blessé lors d'une manifestation le 17 octobre à Paris. Le ministre de l'Intérieur a indiqué que huit enquêtes sont en cours concernant les événements des 17 et 18 octobre.
Une nouveau dossier arrive sur le bureau de la "police des polices". Le parquet de Paris a annoncé, samedi 24 octobre, avoir ouvert une enquête confiée à l'IGPN concernant un photographe grièvement blessé par un "tir de grenade" policière lors d'une manifestation du 17 octobre dans la capitale. Le parquet a expliqué avoir ouvert cette enquête après avoir été informé par l'avocat de la victime de "blessures graves à son endroit (...) ayant conduit à son hospitalisation".
L'enquête est ouverte des chefs de "violence par une personne dépositaire de l'autorité publique, suivie de mutilation ou infirmité permanente, lors de manifestation sur la voie publique". Elle "est ouverte parallèlement à la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'avocat auprès du doyen des juges d'instruction pour les mêmes faits, afin d'éviter toute déperdition des preuves", a précisé le parquet. Vendredi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait précisé que huit enquêtes avaient déjà été ouvertes par l'IGPN pour des faits survenus les 17 et 18 octobre.
Il a été "sauvé in extremis"
Arié Alimi, l'avocat de la victime, a expliqué à l'AFP avoir déposé cette plainte jeudi pour "tentative d'homicide volontaire" après que Ahmed B., 25 ans, a été touché à "l'artère fémorale" par un "tir de grenade" policière. "Il a failli mourir. Les policiers ne l'ont pas secouru en le laissant se vider de son sang sur le trottoir", a-t-il affirmé. La plainte dénonce également des "violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, commises en réunion, par personne dépositaire de l'autorité publique, avec usage d'une arme" et une "complicité de tentative de meurtre par instigation".
Le photographe a été transporté par des manifestants jusqu'à une ambulance, qui l'a acheminé à l'hôpital. "Opéré en urgence, pendant plus de trois heures", il a été "sauvé in extremis", selon la plainte. Il est "toujours en soins intensifs, sans qu'il soit possible de savoir s'il conservera l'usage de sa jambe", peut-on encore lire dans la plainte.
What to Watch
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Poursuite de l'enquête judiciaire par l'IGPN.
Very likely · Within months
Open Questions
- Le photographe conservera-t-il l'usage de sa jambe ?
- Quelles seront les conclusions de l'enquête de l'IGPN ?




