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Vague de chaleur : ce que dit la loi pour protéger les salariés
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Le Figaro Économie6/18/2026Law4 min readFrance

Vague de chaleur : ce que dit la loi pour protéger les salariés

Quick Look

  • Face à une nouvelle vague de chaleur, la loi française renforce la protection des salariés contre les fortes chaleurs.
  • Les employeurs doivent fournir de l'eau, réguler la température des postes de travail, adapter les horaires et former leurs équipes.

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Why It Matters

La France fait face à une nouvelle vague de chaleur avec des températures pouvant atteindre 41°C. Le Code du travail impose des mesures de prévention pour protéger les salariés.

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L’Hexagone suffoque encore et affronte cette semaine une nouvelle vague de chaleur. Avec des pointes à près de 41°C prévues localement ces prochains jours, gare aux risques liés aux trop fortes chaleurs !

Le Code du travail impose aux employeurs de prendre les mesures de prévention nécessaires pour protéger leurs équipes.

Ces dispositions ont récemment été renforcées par un décret du 27 mai 2025. Depuis le 1er juillet 2025, les salariés sont mieux protégés contre tous les dangers liés aux «épisodes de chaleur intense», comme la fièvre, la migraine, les crampes, la déshydratation, les accidents, etc. Ces obligations légales se déclenchent lorsque Météo France fixe une vigilance jaune (pic de chaleur), orange (canicule : c’est le cas ces jours-ci) ou rouge (canicule extrême). Le Figaro fait le point sur la loi.

Mettre à disposition de l’eau

Mettre de l’eau «potable et fraîche» à disposition des travailleurs est une obligation de longue date du Code du travail. La température requise n’est pas spécifiée, mais la loi précise qu’il faut maintenir cette eau «au frais» et «tout au long de la journée». Le travailleur doit pouvoir «se désaltérer» et «se rafraîchir».

Cette eau doit se trouver «à proximité» des postes de travail, y compris pour le travail en extérieur. La quantité prévue doit être «suffisante». Pour le BTP, la loi est même encore plus précise depuis le 1er juillet 2025 : l’employeur est tenu de fournir minimum trois litres d’eau potable par jour et par travailleur «lorsqu’il est impossible de mettre en place l’eau courante».

Réguler la température des postes de travail

Quelques dispositions visent spécifiquement les «locaux fermés», et donc tous les emplois de bureau. L’air doit être renouvelé pour éviter «les élévations exagérées de température». Et depuis le 1er juillet 2025, l’employeur doit mettre en œuvre des «moyens techniques» pour réduire le rayonnement solaire sur les surfaces exposées, par exemple par l’amortissement ou l’isolation, mais aussi «prévenir l’accumulation de chaleur». La loi ne cite pas de moyen précis, mais le site du service public cite les ventilateurs, les brumisateurs ou les pare-soleil. Cela concerne aussi les postes en extérieur.

Les précautions doivent intervenir dès la conception des locaux et des annexes : ceux-ci doivent permettre «l’adaptation de la température à l’organisme humain pendant le temps de travail, compte tenu des méthodes de travail et des contraintes physiques supportées par les travailleurs».

Fournir des équipements de protection

L’employeur était déjà tenu de fournir à ses travailleurs des protections contre les températures extrêmes, y compris des équipements de protection des engins pour le BTP. Le décret de mai 2025 précise qu’ils doivent aussi permettre aux travailleurs de se protéger des «effets des rayonnements solaires directs ou diffusés». Par ailleurs, les équipements des travailleurs doivent être «appropriés» pour «maintenir une température corporelle stable».

Modifier les horaires ou l’organisation du travail

Le secteur du BTP s’organise depuis longtemps pour que les travaux avancent sans trop exposer les travailleurs à la chaleur, notamment en commençant très tôt le matin. Un local de repos doit d’ailleurs être mis à leur disposition pour faire des pauses. Depuis juillet 2025, ce genre de dispositions doit aussi gagner les bureaux. À titre préventif, l’employeur pourra modifier, aménager ou agencer les lieux et les postes de travail pour réduire l’exposition à la chaleur. Mais aussi adapter les horaires et prévoir des périodes de repos.

Informer et former ses équipes

L’employeur est tenu d’informer et former ses équipes sur la «conduite à tenir» pendant les épisodes de forte chaleur, et sur la bonne utilisation des équipements de travail et de protection. L’idée étant de réduire leur exposition à la chaleur à un niveau «aussi bas qu’il est techniquement possible».

Quelques obligations administratives sont à remplir de ce point de vue là. L’une d’elles existait déjà auparavant : dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), l’employeur doit «retranscrire […] les risques liés aux ambiances thermiques et adopter les mesures de prévention permettant d’assurer la santé et la sécurité des salariés.» Une autre vient du nouveau décret : l’employeur doit s’assurer que ses travailleurs et le service de prévention et de santé au travail connaissent la marche à suivre pour signaler les «situations de malaise ou de détresse» et porter secours aux victimes de la chaleur.

Protéger les jeunes et les plus vulnérables

Si vous embauchez des mineurs âgés de quatorze à seize ans pendant les vacances scolaires, des obligations spécifiques s’appliquent. La loi interdit d’affecter les jeunes à des travaux les exposant à une «température extrême susceptible de nuire à la santé». Mais ils ne sont pas les seuls sur lesquels il faut veiller. Depuis juillet 2025, l’employeur doit adapter les mesures de prévention pour protéger la santé des travailleurs «particulièrement vulnérables» à la chaleur, en raison de leur âge ou de leur état de santé.

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This article was originally published by Le Figaro Économie.

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