
Le G7 prévoit de libérer jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut sur quatre mois pour stabiliser les marchés.
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La flambée des prix des carburants est exacerbée par la guerre au Moyen-Orient et des capacités de raffinage réduites. Les États-Unis cherchent à stabiliser les prix avant les élections de mi-mandat.
Vers une accalmie sur les prix à la pompe ? Ce vendredi, Emmanuel Macron a annoncé que les pays du G7 avaient accepté de libérer, lors d’une visioconférence, «jusqu’à 100 millions de barils» de «diesel et pétrole brut», «dans les quatre mois». Et ce, afin de «faire baisser les prix» des carburants, selon le président français.
«On a décidé de relâcher les stocks stratégiques de diesel et de pétrole brut sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie (..) pour pouvoir dans les quatre mois libérer jusqu’à 100 millions de barils», a déclaré le président français à l’issue d’une réunion des présidents et chefs de gouvernement du G7. «Nous avons acté qu’il n’y aurait pas de limitation, d’interdiction d’export entre les membres du G7», a-t-il également précis, en soulignant que Donald Trump, qui avait menacé de réduire celles de gaz américain, avait aussi été «très clair sur ce point». Dans le même temps, le président américain a affirmé que «l’Europe venait d’accepter de mettre sur le marché une quantité massive de son gazole abondamment stocké», dans un message sur son réseau Truth Social. «Le processus va commencer immédiatement», a assuré le président américain.
Accalmie du cours du pétrole
La réunion prévue ce vendredi par visioconférence du G7 devait tenter de répondre à la flambée des prix des carburants. Elle avait eu un effet positif sur les prix du pétrole, qui reculaient ce jour, le marché anticipant un déblocage des réserves européennes de gazole sous la pression des États-Unis. Vers 13H55 GMT (15H55 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,98% à 100,28 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, tombait de 2,93% à 90,15 dollars, après avoir chuté de plus de 5% à 88,06 dollars.
Pour soulager le marché mondial, le gouvernement américain presse l’Europe de puiser dans ses stocks d’urgence de gazole, et menacerait même d’interdire ses exportations de carburants vers l’UE en cas de refus. L’échéance des élections législatives de mi-mandat début novembre accroît la pression sur l’administration Trump pour faire baisser les prix de ce carburant très utilisé dans le secteur agricole et le transport par camions de marchandises. Une interdiction des exportations par Washington pourrait en effet réduire les prix domestiques mais elle ferait bondir les cours du gazole pour les pays importateurs, et risquerait d’avoir des répercussions négatives sur d’autres produits raffinés aux États-Unis en quelques semaines. Pour la Maison Blanche, l’alternative est que les pays de l’UE puisent dans leurs réserves de gazole pour soutenir le marché.
Une arme à double tranchant
La guerre au Moyen-Orient a fait monter les prix du pétrole brut cette année, mais c’est surtout le marché des produits raffinés qui inquiète avant l’hiver. «La baisse des capacités de raffinage et de la production au Moyen-Orient et en Russie, combinée à l’annulation par la Chine de cargaisons de produits destinés à l’exportation afin de soutenir son approvisionnement intérieur, continue de restreindre la disponibilité des carburants», explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
«Un prélèvement sur les réserves stratégiques contribuerait à compenser la baisse des stocks commerciaux» et soulagerait les prix, ajoute à l’AFP Giovanni Staunovo. Cependant, «les réserves stratégiques sont conçues pour faire face à des perturbations temporaires de l’offre, et non à des déséquilibres structurels du marché», rappelle-t-il. Des réserves plus faibles impliquent que «le marché pourrait devenir de plus en plus sensible aux risques pesant sur l’offre, ce qui pourrait se traduire par des fluctuations plus importantes des prix», précise l’analyste.
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Libération de 100 millions de barils sur quatre mois.
Very likely · Within months

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