
Au lendemain des manifestations contre la vie chère et des saccages, la classe politique débat des mesures à adopter pour rétablir l'ordre.
Après les saccages liés aux manifestations contre la vie chère en France, Bruno Retailleau réclame l'état d'urgence et Gabriel Attal suggère de mobiliser les forces armées pour garder les bâtiments publics.
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Des manifestations contre la vie chère en France ont dégénéré en saccages et dégradations au cours du week-end.
À peine deux jours après les saccages qui ont traversé toute la France, en marge des manifestations contre «la vie chère», les candidats y vont de leur solution. Bruno Retailleau, candidat Les Républicains (LR), appelle ainsi «à décréter l’état d’urgence». Sans écarter cette option, Gabriel Attal, a pour sa part plaidé sur RTL pour «le recours aux forces armées».
«Il y a une urgence, c’est de rétablir l’ordre», a-t-il argué. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a fait état, ce lundi, sur France 2, de 2 331 gardes à vue au cours du week-end. À Marseille, selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, ce sont près de 30.000 pilleurs qui se seraient emparés de la ville, causant, entre autres, la dégradation de l’Hôtel de ville. Pour l’ex-premier ministre, «il faut que l’ensemble des forces de l’ordre de notre pays soient concentrées sur la protection des Français et des biens». «Et s’il faut temporairement, avoir recours à des forces armées, il faut le faire», défend-il.
«Ce n’était pas adapté à la situation»
Reconnaissant que les militaires «ne sont pas là pour faire du maintien de l’ordre», l’ancien ministre plaide pour qu’ils tiennent «des bâtiments publics en statique», afin que les forces de l’ordre «soient envoyées sur le terrain». Seules la police et la gendarmerie sont chargées d’assurer l’ordre public. Lors de l’acte XIX des «gilets jaunes» en mars 2019, le gouvernement avait mobilisé les militaires du dispositif Sentinelle, habituellement chargés de la lutte contre le terrorisme pour protéger les bâtiments officiels. Une décision qui a fait couler beaucoup d’encre. Le trentenaire a aussi admis une «faillite» dans l’anticipation des événements de samedi où 550 000 personnes ont défilé selon le ministère de l’Intérieur.
Invitée de LCI, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, a écarté l’hypothèse. «Ça peut se faire, lorsque c’est nécessaire, mais rappelons que les missions de l’armée ne sont pas des missions de maintien de l’ordre. On est sur deux missions différentes», a-t-elle assuré. Et de poursuivre : «Ce n’était pas adapté à la situation telle qu’on la connaît».

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