Violences urbaines : «La grève doit prendre le relais» à partir du 5 novembre, estime Sophie Binet
Les leaders syndicaux appellent à intensifier la mobilisation après une rencontre jugée décevante avec le Premier ministre.
Quick Look
- À l'issue d'une réunion à Matignon, les secrétaires générales de la CGT et de la CFDT ont déploré l'absence de réponses sociales du gouvernement.
- Les syndicats appellent à un nouveau cap dans la mobilisation, avec une journée d'action prévue le 5 novembre.
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Why It Matters
Les syndicats français sont engagés dans un mouvement de contestation sociale portant sur les salaires et les conditions de travail.
La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé mercredi 21 octobre, à l'issue d'une réunion à Matignon, que le premier ministre n'avait annoncé «aucune mesure» pour répondre aux revendications des travailleurs et lycéens et elle a appelé à un «nouveau cap» dans la mobilisation.
Marylise Léon de la CFDT a, elle, jugé «impératif qu’il y ait des réponses sociales» d’ici le 5 novembre. «Le premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications», a déclaré Sophie Binet, à l’issue d’une réunion d’environ 2h30. Elle a estimé que «l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais» à partir du 5 novembre à l’occasion d’une nouvelle journée annoncée début octobre par une intersyndicale.
«Il est impératif qu’il y ait des réponses sociales»
Samedi, la CGT sera présente dans la rue «pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se mobiliser, pour protéger les jeunes et les travailleurs et travailleuses qui souhaitent se mobiliser (...)», a-t-elle également annoncé. Certains organisateurs de la journée de mobilisation du 17 octobre ont appelé à un «acte II» ce jour-là, déclarant notamment une manifestation à Paris.
Pour la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, «le rendez-vous de mobilisation, c’est le 5 novembre et d’ici là, il est impératif qu’il y ait des réponses sociales à ces attentes de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses qui attendent depuis (...) de nombreuses années, une reconnaissance».
«Quand on leur dit qu’il y a déjà une colère qui monte, il y a besoin d’apporter des réponses, c’est dès aujourd’hui qu’il faut pouvoir y répondre sur la question des salaires, sur la question des rémunérations des fonctionnaires (...)», a-t-elle insisté, trouvant «le gouvernement pas vraiment dans le tempo».
«Une discussion autour du Smic»
Le président de la CFTC Cyril Chabanier a également jugé la réunion «très décevante» mais souligné que le gouvernement avait «ouvert la porte à ce qu’il y ait une discussion autour du Smic». «La meilleure façon pour calmer les manifestations, c’est d’avoir des premières mesures qui font tomber la colère, et ça, aujourd’hui, on ne l’a pas», a-t-il constaté.
Côté Éducation nationale, la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, a dit sortir de la réunion «avec un calendrier et une méthode», notamment la date de lundi pour une réunion «sur la base des remontées sur la plateforme» de concertation ouverte pour les lycéens. «Au bout de quatre semaines de mobilisation, c’est quand même très en dessous de ce qu’on peut attendre. Ça veut dire qu’aujourd’hui, le gouvernement n’est toujours pas en mesure d’apporter des réponses concrètes à la fois aux lycéens et au personnel», a déploré Sophie Vénétitay, estimant que «ce gouvernement a trois trains de retard».
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Journée de mobilisation nationale le 5 novembre.
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Open Questions
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