Zinédine Zidane et l'Italie : vingt ans après le coup de tête, entre regrets et statut d'icône
À la veille d'affronter la Nazionale en tant que sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane revient sur son parcours, son passage à la Juventus et le fameux incident de 2006.
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Vingt ans après son expulsion en finale de la Coupe du monde 2006 suite à un coup de tête sur Marco Materazzi, Zinédine Zidane, désormais sélectionneur de l'équipe de France, s'confie sur son rapport contrasté avec l'Italie, où il reste une légende respectée.
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Why It Matters
Zinédine Zidane a été exclu lors de la finale de la Coupe du monde 2006 après un coup de tête sur Marco Materazzi. Il a également joué à la Juventus de 1996 à 2001.
"Pas ça Zinédine. Oh non. Oh non, pas ça. Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait…". Que Zinédine Zidane le veuille ou non, son histoire avec l'équipe de France restera toujours marquée par son "coup de boule" en finale de la Coupe du monde 2006, commentée par le regretté Thierry Gilardi.
Alors vingt ans après, à l'heure de retrouver la Nazionale, mais cette fois-ci en tant que sélectionneur des Bleus, vendredi 2 octobre, il n'a pas échappé aux questions sur ce sujet. Mais l'ancien joueur de la Juventus Turin préfère garder le positif de son histoire avec l'Italie.
Dimanche 9 juillet 2006, Berlin. On joue la 110e minute de jeu en prolongation d'une finale de Coupe du monde où Italiens et Français sont au coude à coude (1-1), avec notamment une ouverture du score de Zinédine Zidane dès la 7e minute de jeu.
Marco Materazzi, qui avait ensuite égalisé (19e), vient provoquer Zidane au centre du terrain, le Français lui assène un coup de tête qui lui vaudra une exclusion. "Les images me le rappellent toujours, parce que ça passe en boucle partout", a regretté le sélectionneur français, en conférence de presse de veille de match, jeudi.
Des regrets sur ces images devenues virales, mais pas sur le geste, même vingt ans après, et sans avoir parlé à Materazzi depuis. "Heureusement, je n'ai pas fait que ça, et il y a d'autres images plus sympas, je pense à celles plus positives. Je n'ai pas de regrets. Je ne suis pas fier de ce qu'il s'est passé, mais ça fait partie d'un parcours. Vous ne pouvez pas faire que des belles choses", ajoute Zinédine Zidane.
Pour lui, l'Italie, ce n'est pas uniquement ce coup de tête en finale. Avant cela, il avait plutôt connu la victoire contre la Squadra Azzurra, notamment en quarts de finale de la Coupe du monde 1998, puis en finale de l'Euro 2000.
Il a surtout joué cinq ans à la Juventus Turin, entre 1996 et 2001, avec à la clé deux titres de champions d'Italie, et un Ballon d'Or en 1998. "La Juve, ça a été assez particulier pour moi, c'est peut-être là que je suis devenu un joueur important", affirme-t-il.
A Turin ou dans l'ensemble de la botte, "il reste une icône, selon Claudio Palmieri, journaliste italien. Pas autant que Maradona, qui est immense à Naples, mais il est l'un des plus grands joueurs que l'on a vu en Serie A, à un moment où c'était un très grand championnat, et il est très respecté pour cela".
Giulia Zonca, journaliste basée à Turin pour la Stampa, va même plus loin : "Il est vu comme un Dieu en Italie, c'est une légende qui a fait l'histoire du football. A la fin de sa carrière, je crois qu'il était plus vénéré en Italie qu'en France, peut-être moins maintenant parce qu'il est le sélectionneur de la France".
Et le coup de boule contre Materazzi n'a pas altéré son image. "On ne pense pas à lui pour ça, on garde les images de fête de ce jour-là", poursuit la journaliste. "Ça a même peut-être eu un impact positif sur son image. L'Italie est un pays qui aime le 'drama', son coup de tête est iconique, c'est un geste humain, parce que la provocation de Materazzi n'était pas belle. Et sur l'aspect psychologique, peut-être que cela a permis à l'Italie de gagner cette finale", observe Claudio Palmieri.
Ce geste a même motivé davantage Zinédine Zidane à devenir sélectionneur des Bleus. Est-ce que cette fin manquée lui a donné envie de prolonger l'histoire avec l'équipe de France ? "Oui !", a-t-il répondu de manière directe, jeudi.
"Sauf qu'en 2006, je ne savais pas que j'allais devenir entraîneur. Donc pour moi, c'était la fin, et ça a été très compliqué. Mais je crois en la vie, en des choses positives, et aujourd'hui je suis là, j'ai envie de me donner à fond". Dans ce contexte, sa première Marseillaise au Stade de France en tant que sélectionneur devrait être chargée en émotions.
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- Comment se déroulera le match contre l'Italie au Stade de France ?







