France's Housing Goal Threatened by Inflation and High Interest Rates
Le gouvernement pourra-t-il tenir son objectif de construction de 2 millions de logements d’ici à 2030, soit 100 000 de plus par an que l’étiage actuel ? Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la reprise de l’inflation, la flambée du coût des matériaux, conjuguées à des taux d’intérêt à long terme élevés, risquent de mettre à mal cette ambition, qui figure au cœur du projet de loi « relance logement », attendu en juin au Sénat.
Dès la mi-mai, en faisant le point sur l’activité du premier trimestre 2026, la Fédération des promoteurs immobiliers a alerté sur des réservations d’appartements neufs en recul de 14,3 % sur un an. « Les particuliers, inquiets, n’achètent pas. Et cette fois, les bailleurs sociaux, affaiblis en fonds propres, ont moins d’appétence pour les ventes en bloc, lesquelles s’effondrent de 35 % », s’alarment alors les promoteurs.
Pour soutenir le secteur, la Caisse des dépôts et consignations a discrètement lancé un plan de soutien qui ne dit pas tout à fait son nom. L’institution, bras financier de l’Etat, vient de revoir à la hausse ses enveloppes de financement afin de mobiliser 100 milliards d’euros d’ici à 2030, essentiellement sous forme de prêts aux bailleurs sociaux, afin de construire 650 000 logements abordables d’ici à 2030.





