Newsgather
Back|France to Reimburse Obesity Treatments Wegovy and Mounjaro from Mid-June
France to Reimburse Obesity Treatments Wegovy and Mounjaro from Mid-June
HealthAI
20 Minutes·1d ago·🇫🇷France·Health

France to Reimburse Obesity Treatments Wegovy and Mounjaro from Mid-June

Reimbursement at 65% by Social Security for eligible patients, but concerns remain over cost and eligibility criteria.

3 min read·%70 importance·598 words
#obesity#Wegovy#Mounjaro#Semaglutide#Tirzepatide#healthcare#reimbursement#drugpricing
2
20 Minutes
Publisher
Font size

C’est officiel : le Wegovy et le Mounjaro, deux traitements anti-obésité, vont être remboursés à partir de la mi-juin à hauteur de 65 % par la Sécurité Sociale pour certains patients. L’annonce du gouvernement était très attendue : en France, près d’une personne sur deux est en surpoids ou obèse, selon les données de Santé publique France.

Effets secondaires, prix, symptômes… Les lecteurs de 20 Minutes racontent leur quotidien avec ces traitements qu’ils jugent majoritairement efficaces… mais surtout trop chers.

Une solution qui « sauve la vie » mais qui a un prix

En apprenant la nouvelle, Mathilde s’est sentie soulagée. « Je n’espérais même plus », confie-t-elle après être passée de 115 à 85 kg en un an et demi grâce aux traitements contre l’obésité. Ayant testé le Saxenda, elle utilise maintenant le Wegovy. « Ce médicament me sauve clairement la vie », raconte celle qui a sauté le pas à la suite d’une reprise de poids liée à diverses pathologies. Satisfaite, Mathilde évoque quelques migraines « à chaque nouveau palier d’augmentation ». Le véritable inconvénient, selon elle ? Le prix. Un stylo de quatre injections lui coûte 170 euros par mois.

Même bilan pour Sandra*. En à peine quatre mois, elle enregistre une perte de 21 kg avec le traitement Mounjaro, « une aide immense ». En obésité morbide après plusieurs régimes sans grand succès, elle explique ne ressentir aucun effet secondaire. Mais elle met en garde : « il faut une alimentation équilibrée et avoir une activité physique, conseille-t-elle, ce n’est pas un médicament miracle. » Pour un stylo mensuel de 5 milligrammes, Sandra doit débourser 275 euros. « C’est un sacrifice, mais la santé n’a pas de prix », justifie-t-elle. Un luxe que Lydia ne peut se permettre. Satisfaite du résultat après un an sous Wegovy, elle déplore un traitement trop coûteux et refuse de débourser plusieurs centaines d’euros par mois : « je n’arrive plus à suivre financièrement. »

« On trie les obèses et les pathologies »

Effective à partir du 15 juin, la prise en charge des deux traitements concernera uniquement les patients « éligibles à la chirurgie bariatrique », précise le site du service public. Une opération envisageable lorsque le patient présente un indice de masse corporelle (IMC) « égal ou supérieur à 40 (obésité massive) sans comorbidité » ou « égal ou supérieur à 35 (obésité sévère) avec comorbidité ».

« On trie les obèses et les pathologies », déplore Marinette, qui a perdu 38 kg en un an avec le Mounjaro. « Je cotise, je paye mon traitement, et vu les annonces du gouvernement, je risque de le payer encore longtemps, ajoute-t-elle. Quand on a un IMC de 39.2 comme moi, on fait quoi ? »

« Reprendre le contrôle de leur santé »

De l’autre côté de la frontière, en Suisse, Reinwald débourse près de 300 euros par mois pour le Wegovy, qu’elle achète dans les pharmacies françaises malgré quelques effets secondaires (nausées et constipation). « Je continuerai probablement ce traitement au long cours même sans remboursement », explique la patiente. Suissesse, elle ne sera pas concernée par le remboursement français mais critique tout de même les modalités de prise en charge. « Une société solidaire ne trie pas les malades selon qu’ils “méritent” ou non d’être aidés, écrit cette femme en surpoids. Je refuse qu’on culpabilise les personnes qui essaient simplement de reprendre le contrôle de leur santé. »

Le gouvernement rappelle sur son site que la prise en charge par l’Assurance maladie sera effective à condition que les traitements soient prescrits par des professionnels et des structures « impliqués dans la prise en charge de l’obésité de niveaux de recours 2 et 3 ». La possibilité de prise en charge intégrale devra être vérifiée au cas par cas.

* Le prénom a été modifié.

This article was originally published by 20 Minutes.

Related Stories