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Journalist experiences flying taxi and robotaxi in China
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France Info·9h ago·🇫🇷France·Tech

Journalist experiences flying taxi and robotaxi in China

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Dans un pays devenu la locomotive technologique de la planète, le journaliste d'"Envoyé spécial" a pu vivre une expérience unique : à Canton, il est monté à bord d'un taxi volant appartenant à EHang, une entreprise qui affiche fièrement des centaines de brevets pour son véhicule autonome. Avant d'ouvrir des liaisons commerciales, elle propose des vols tests comme celui-ci.

Avant de s'installer dans la cabine de cette sorte de drone géant, il faut prendre quelques précautions. Tout d'abord, se peser, pour prouver qu'on ne dépasse pas le poids maximum (fixé à 150 kilos pour deux personnes). Ensuite, signer une décharge comportant une assurance d'une valeur de 1 million de yuans (en cas de crash, votre vie vaut donc environ... 120 000 euros). Bref, "il faut avoir confiance dans la machine..." En réalité, le vol, géré par intelligence artificielle selon un itinéraire préétabli, est surveillé en permanence depuis le sol par des opérateurs qui peuvent reprendre les commandes en cas de problème.

Au décollage, "ça vibre pas mal"... Après sept minutes à tournoyer 50 mètres au-dessus du siège de l'entreprise, un peu comme dans un hélicoptère qui serait totalement autonome, le journaliste n'est pas mécontent de retrouver le plancher des vaches. Ses impressions : "Un sentiment assez irréel."

"Un processus irréversible"

"Le vol des aéronefs à basse altitude représente le plus grand changement à venir dans les modes de transport", estime He Tianxing, vice-président de la société, et "un processus irréversible". Il compte bien combien exporter sa technologie rapidement ("dès cette année"), y compris en France, "dans des grandes villes comme Paris ou Marseille". Mais il lui faudra tout d'abord obtenir les autorisations de l'aviation civile européenne...

Dans cette Chine futuriste, d'autres véhicules étonnants sont d'ores et déjà devenus la norme, comme les taxis sans chauffeur. Ces robots-taxis roulent (à bonne vitesse) dans Shenzhen, métropole du sud de la Chine, depuis deux ans. A bord du véhicule imaginé par la firme Pony.AI, dirigé grâce à une appli, une voix robotique vous accueille : "Veuillez fermer les portes, attacher votre ceinture de sécurité. Pour me parler, dites 'bonjour Popo'. La climatisation est réglée sur 25 degrés. En cas de problème, contactez le service client pour obtenir de l'aide."

A l'intérieur, le volant est protégé, il est donc impossible de prendre les commandes du véhicule. Analysant son environnement grâce à une vingtaine de capteurs et caméras, le taxi n'hésite pas à se faufiler dans les embouteillages – et se fait klaxonner. La société, qui fait circuler un millier de robots-taxis, ne communique pas sur le nombre d'accidents... Au final, ce trajet de 15 minutes aura coûté moins de 2 euros. Les robots-taxis existent déjà dans vingt villes chinoises, et ils sont tous électriques.

Extrait de "Chine, le grand bond dans le futur", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 4 juin 2026.

This article was originally published by France Info.

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