La Russie ouvre un nouveau front dans sa guerre hybride : le droit international
Après les opérations de désinformation, les cyberattaques, les sabotages, voire les assassinats, la Russie s’apprête à ouvrir un nouveau front dans sa guerre hybride contre l’Occident, celui du droit international. A la fin de mai, les services de renseignement des pays baltes ont alerté leurs partenaires étrangers de la nouvelle stratégie de déstabilisation du Kremlin avec les pays qu’il juge hostiles à ses intérêts.
La « guerre juridique » figurait déjà parmi les armes utilisées par la Russie contre l’Ukraine. Mais cette année, assure le service de sécurité intérieur letton, le Bureau de la protection de la Constitution (SAB), dans un rapport, daté de juin, le régime russe prévoit « d’intensifier » et « d’étendre » cette méthode « à grande échelle, sur la scène internationale, dans le but d’affaiblir et d’influencer les pays occidentaux ».
Selon la Lettonie, Moscou s’apprête à déposer plainte contre les trois Etats baltes devant la Cour internationale de justice (CIJ), en invoquant la discrimination des communautés russophones vivant sur leur sol. Une accusation rejetée par l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, qui rappellent que Vladimir Poutine avait déjà usé de ce prétexte pour justifier ses « interventions extérieures » en Ossétie du Sud contre la Géorgie, en 2008, ou lors de l’annexion de la Crimée, en Ukraine, en 2014.


