Tony Parker débute comme entraîneur de l'équipe de France U17
Tony Parker s'est déclaré jeudi, à Lyon, «fier d'avoir cette opportunité» de diriger l'équipe de France U17 pour ses débuts comme entraîneur, en l’occurrence sélectionneur, et a «remercié la Fédération de (lui) faire confiance avec un gros projet. Je suis très content de représenter la France à cette Coupe du monde U17 (27 juin-5 juillet à Istanbul). Nous avons de grandes ambitions avec cette équipe», a-t-il ajouté lors d'un point presse organisé dans le cadre de la préparation des Bleuets.
«Je suis nostalgique car ça rappelle tellement de bons souvenirs avec l'équipe de France jeunes ou A. Enfiler le survêtement des Bleus ? Je suis comme un petit enfant qui vit son premier jour à l'école», a souri Parker, actuel propriétaire de l'Asvel.
Évoquant sa vision du poste d'entraîneur, il a dit vouloir «amener (s)a petite touche». «Je veux être juste moi-même. Le joueur n'existe plus. C'est coach Parker», a lancé l'ancien meneur des Bleus, quadruple champion NBA avec les San Antonio Spurs. «Je donne beaucoup de responsabilités à mes assistants. C'est un coaching NBA. C'est comme ça que j'ai vécu durant plus de vingt ans aux États-Unis avec coach (Gregg) Popovich» chez les Spurs, a-t-il déclaré.
Parker, âgé de 44 ans, explique qu'il parlera aux joueurs «tous les jours». «Il faut trouver le juste milieu pour être proche d'eux tout en amenant mon exigence pour que l'on ramène un résultat positif», a-t-il ajouté, soulignant la «symbolique» de disputer son premier match d'entraîneur contre les États-Unis, pays d'origine de son père, décédé cette année. «Ce ne sera pas facile car les Américains n'ont jamais perdu en sept éditions du Mondial U17. Dès le deuxième match, on affronte l'Italie avec une revanche à prendre après notre défaite en quarts de finale de l'Euro l'an dernier», a-t-il souligné.
Sans cacher «son ambition d'être un jour coach de l'équipe de France», Parker a toutefois rappelé qu'il avançait étape par étape. «Tout le monde rêve de diriger un jour la sélection. À l’avenir, ce sera un objectif, c'est clair. Quand on connaît mon amour pour l'équipe de France, ce serait incroyable», a-t-il reconnu, assurant «ne pas être pressé».

