Trump's definition of ceasefire varies by region, sparking laughter
Une phrase tout à fait trumpienne. Interrogé par un journaliste, dans le cadre d’une conférence de presse sur la guerre en Iran, sur sa définition d’un «cessez-le-feu», le président des États-Unis a expliqué que celle-ci variait selon la région du monde dans laquelle l’arrêt temporaire des combats s’appliquait. Concernant le Moyen-Orient, où la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran a débuté le 28 février, «un cessez-le-feu, c’est quand on continue à tirer, mais de manière plus modérée», a-t-il ajouté, suscitant quelques rires dans l’assistance. Car si le cessez-le-feu entré en vigueur en avril entre États-Unis et l’Iran est globalement respecté, celui conclu entre Israël et le Liban est sans cesse bafoué.
Le 7 avril, Donald Trump a effectivement annoncé sur son réseau Truth Social un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran, et effectif dès le 8, obtenu en s’appuyant sur une médiation pakistanaise. Les alliés des parties annoncent l’accepter. Israël, qui affirme soutenir le cessez-le-feu et la décision américaine de suspendre ses attaques en Iran, annonce pour autant de son côté que cet accord n’inclut pas le Liban, où il veut anéantir le Hezbollah. Un cessez-le-feu prolongé sine die par le locataire de la Maison-Blanche le 21 avril.
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Une attaque au Koweït revendiquée par les Gardiens de la Révolution
Après le cessez-le-feu du 8 avril entre les États-Unis et l’Iran, les affrontements ont quasiment cessé à quelques rares exceptions. Ils ont cependant repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d’Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. À titre d’exemple, Washington et Téhéran se sont attaqués mutuellement dans la nuit de mardi à mercredi, chacun accusant l’autre de violer un cessez-le-feu toujours plus fragile, avec un premier mort dans le Golfe depuis la fin des hostilités.
De leur côté, les hôpitaux au Koweït ont accueilli une soixantaine de blessés après une attaque de drones iraniens contre l’aéroport revendiquée par les Gardiens de la Révolution, qui a également fait un mort, a indiqué le ministère koweïtien de la Santé.
Des raids israéliens au Sud-Liban
Ce mercredi, Jérusalem et Beyrouth ont à nouveau convenu de «la mise en œuvre d’un cessez-le-feu» et de la création de «zones pilotes» sous contrôle de l’armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington. Cet accord est conditionné à un «arrêt complet» des tirs du Hezbollah.
Seulement quelques heures plus tard, ce jeudi, Israël a mené des raids sur le sud du Liban et a annoncé se réserver le droit de frapper Beyrouth. La Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé dans la matinée qu’un Casque bleu avait été tué et deux autres blessés dans une attaque survenue tard mercredi soir. Une source de sécurité a indiqué à l’AFP que la base de la Finul à Ibl al Saqi avait été visée.





