Une semaine après sa défaite à la primaire de la gauche, le premier secrétaire du PS annonce soutenir Raphaël Glucksmann et vouloir mobiliser son parti.
Une semaine après sa défaite à la primaire de la gauche, le premier secrétaire du PS Olivier Faure annonce son soutien à Raphaël Glucksmann pour l'élection présidentielle de 2027 et promet de mobiliser les moyens du parti.
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Olivier Faure a récemment perdu la primaire de la gauche face à Raphaël Glucksmann en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Il sera derrière Raphaël Glucksmann. Une semaine après sa défaite à la primaire de la gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure affiche son soutien à Raphaël Glucksmann pour l’élection présidentielle de 2027. Dans un entretien accordé au Parisien, samedi 17 octobre, il assure vouloir se mettre au service du candidat de Place publique, tout en appelant à un rassemblement plus large de la gauche.
« À présent, il faut avancer »
« Je souhaite sa victoire à la présidence de la République », a-t-il déclaré au Parisien. Une première prise de parole depuis sa défaite, au cours de laquelle le député de Seine-et-Marne est également revenu sur les tensions qui ont marqué la campagne. Malgré leurs désaccords (notamment sur le rapport à La France insoumise), Olivier Faure explique vouloir dépasser les divisions : « Il a pu y avoir des tensions entre nous. Elles n’étaient pas liées à la volonté d’en découdre ou à un conflit personnel mais à des divergences que nous portions et qui font honneur au débat démocratique », témoigne-t-il.
Selon l’entretien, les deux hommes se sont entretenus mercredi : « Des rencontres sont prévues entre les directions de Place publique et du PS dans les jours à venir pour organiser son entrée dans la campagne présidentielle », précise Olivier Faure. Le premier secrétaire promet également de mobiliser les moyens du Parti socialiste, y compris financiers, au service du candidat. « Le principal émetteur, désormais, c’est Raphaël », reconnaît-il, assurant vouloir rassembler au-delà de son propre parti « toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à la victoire de Marine Le Pen ».
Un rassemblement de la gauche, mais pas à n’importe quel prix
« Nous ne pourrons conduire une politique de transformation sans le reste de la gauche », insiste-t-il. Olivier Faure souhaite ainsi ouvrir rapidement des discussions avec les écologistes, les anciens insoumis François Ruffin et Clémentine Autain, ainsi qu’avec les communistes.
En revanche, le socialiste se montre plus réservé à l’égard de François Hollande et Bernard Cazeneuve, auxquels il reproche de rechercher un rapprochement avec le centre droit : « François Hollande a émis des propositions qui témoignent d’une ouverture très nette en direction du centre droit avec la TVA sociale, la retraite à 63 ans, les restrictions sur le regroupement familial. Nous ne pouvons pas reprendre ces mesures. »
Olivier Faure écarte toute démission
Si le premier secrétaire du PS se dit prêt à soutenir son ancien adversaire, il n’entend pas pour autant quitter la direction de son parti. Interrogé sur les appels à sa démission formulés par certains socialistes après sa défaite, il distingue les deux scrutins : « Nous avons voté non pas pour élire un Premier secrétaire mais pour désigner un candidat à l’élection présidentielle », rappelle-t-il, soulignant que le Parti socialiste reste souverain, notamment dans la perspective des élections législatives.
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Rencontres entre les directions de Place publique et du PS pour organiser la campagne
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