Actualité politique française : suspensions au PS, interdiction de campagne à l'école et prix des carburants
Le PS suspend Philippe Brun, le gouvernement encadre la campagne à l'école et prolonge les aides carburants face à la grogne sociale.
Quick Look
- Le Parti socialiste suspend Philippe Brun pour des accusations de violences.
- Parallèlement, le gouvernement interdit la campagne électorale dans les écoles et prolonge les aides sur les carburants face à la grogne sociale.
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Why It Matters
Le Parti socialiste a suspendu Philippe Brun suite à des accusations de violences. Le gouvernement fait face à une hausse des prix des carburants.
«Il y avait une saisine au mois de juillet, mais je n’étais pas au courant», assure le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. La plaignante, qui accuse le candidat Philippe Brun de faits de «violences» et de «harcèlement» avait saisi la commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations du parti à la rose cet été. «C’est une boîte noire», assure-t-il sur cette commission, «qui n’a pas à en référer à la direction du PS». «La plainte déposée au mois de juillet ne portait pas sur des faits de violences, mais sur des faits prud’homaux», détaille encore le responsable.
Hier, le Parti socialiste (PS) a suspendu «à titre conservatoire» le candidat à la primaire, Philippe Brun, pour des accusations de violences. «C’est une affaire que je regrette. Le PS aurait pu s’épargner cette affaire», affirme Olivier Faure, le premier secrétaire du parti à la rose. «Il s’agit d’une accusation portée par une victime présumée, qui aurait été sa compagne et qu’il a licenciée», a-t-il détaillé sur Franceinfo.
«Je n’ai pas tous les détails», a encore assuré le responsable, rappelant qu’il n’est pas «directement associé à cette décision». «Quand une femme exprime sa douleur, sa souffrance, je la crois», martèle-t-il.
Les candidats à l’élection présidentielle seront, pour la première fois, explicitement interdits de faire campagne dans les classes, de la maternelle au lycée, a annoncé jeudi le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray.
«L’école, c’est un objet de campagne, vous voyez bien, tout le monde en parle», mais «c’est pas le lieu de la campagne», a déclaré le ministre sur France 2, annonçant la diffusion prochaine d’une circulaire inédite en ce sens.
Les candidats «pourront venir en dehors des cours pour rencontrer les personnels volontaires, si les personnes acceptent de les rencontrer», a-t-il précisé. «Mais en revanche, on ne les verra pas faire le tour des classes et être photographié avec les enfants.»
«Je considère que des élèves de 10, 12, 13 ans n’ont pas à voir un candidat débarquer dans leur salle de classe pour faire campagne», a-t-il insisté, défendant le «bon sens» et le «principe de neutralité du service public».
Édouard Geffray a par ailleurs assuré que cette décision n’avait pas été prise en raison de craintes de dérapages. «Les règles sont toujours plus simples à faire respecter quand elles sont claires et quand elles sont écrites», a-t-il expliqué.
Face à la flambée des prix des carburants, la grogne sociale monte. «On les comprend», commente Laure Lavalette, porte-parole du Rassemblement national (RN). Sans pour autant encourager les manifestations : «Je suis une femme politique, j’appelle à ce que l’on vote pour un parti. […] Je ne suis pas sûre qu’on arrive à la même situation».
Le parti à la flamme propose une baisse de la TVA de 20% à 5,5%. «Ça fait 5 ans qu’on en parle et que le gouvernement reste sourd», raille la députée du Var, qui compte récupérer 12 milliards d’euros avec cette mesure. Et effectuer des économies sur l’Union européenne et l’immigration.
Robert Ménard, maire de Béziers, a appelé ce matin sur Radio J à «discuter d’une alliance de la droite» pour «qu’on ne laisse pas s’installer un dilemme mortifère RN-LFI» au second tour de la présidentielle. Une voie est possible : «on peut être raisonnable sans être mou» affirme le maire Divers droite.
Il appelle la droite à ne pas multiplier les candidatures pour faire un front commun : «entre Bruno Retailleau et David Lisnard, qui se présentent tous les deux, il n’y a pas de différence pour le commun des mortels».
La candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a affirmé mercredi qu’elle ne s’interdirait «rien» sur le budget pour 2027 en matière de censure ou pas, mais qu’elle ne ferait «rien qui puisse aggraver la situation» financière de la France.
«Moi je ne m’interdis rien», a affirmé sur LCI la leader du Rassemblement national, interrogée pour savoir si le gouvernement allait tomber sur ce projet de budget très contraint.
«Ca dépendra si (le gouvernement, ndlr) utilise le 49.3 ou pas le 49.3, si la censure est votée ou la censure n’est pas votée», a-t-elle ajouté. Le gouvernement dispose de plusieurs outils pour faire passer le budget sans vote, comme l’article 49.3 de la Constitution ou les ordonnances, qui exposent ensuite le gouvernement à une censure.
«Il y a de très grandes chances que je vote contre le budget, car je suis en désaccord avec l’intégralité des politiques» du gouvernement, a-t-elle indiqué.
Toutefois «je suis consciente d’une chose, c’est qu’il faut un budget, même s’il est imparfait» pour que «nous puissions (le) modifier». Et «nous ne ferons rien qui puisse aggraver la situation» financière du pays, plombée par un lourd déficit alors que les taux d’intérêt de la dette grimpent.
Face aux inquiétudes grandissantes de l’opinion sur le pouvoir d’achat, Sébastien Lecornu a demandé mercredi à ses ministres de «prolonger» jusqu’au 31 décembre les aides ciblées sur les carburants.
L’initiative intervient quelques heures après une demande formulée en conseil des ministres par Emmanuel Macron, d’une «totale mobilisation» du gouvernement sur «l’approvisionnement» et la «maîtrise des prix» des carburants, rapportée par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
«L’objectif est de préserver l’activité économique, l’emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises», a indiqué mercredi soir l’entourage de M. Lecornu.
Mais aussi de contenir la colère sociale qui couve à quelques mois de l’élection présidentielle: la hausse des prix à la pompe a ainsi provoqué des appels à manifester évoquant le mouvement des Gilets jaunes, ainsi que le blocage de dépôts pétroliers par des pêcheurs en Méditerranée.
What to Watch
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Prolongation des aides carburants jusqu'au 31 décembre
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Open Questions
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- Comment évoluera le projet de budget pour 2027 ?







