
Tensions autour des propos attribués à Jordan Bardella, débats sur les retraites et nouvelles mesures budgétaires.
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Mediapart a publié une enquête alléguant des propos antisémites tenus par Jordan Bardella. Parallèlement, les candidats à la présidentielle débattent de réformes structurelles des retraites.
Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi les responsables du Rassemblement national à «clarifier la ligne, les mots, les gens dans leur parti», après la publication de messages antisémites attribués au président du RN Jordan Bardella, qu’il a qualifiés de «gravissimes et inacceptables».
«Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables, et ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit, ils appellent à la condamnation la plus extrême», a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, à Madrid.
Il a en outre déploré «la violence langagière» du RN sur Mediapart, à l’origine de l’enquête, qui «conduit toujours après à une escalade», jugeant «inacceptable d’avoir des mots violents à l’égard des opposants, des adversaires politiques» et «de s’en prendre à ceux qui sont pour partie les organisateurs de ce débat», les médias.
Le sénateur du Nord Patrick Kanner a été reconduit mercredi à la présidence du groupe socialiste du Sénat, première force d’opposition à la chambre haute, a-t-on appris au sein du groupe. Le président du groupe LR, Mathieu Darnaud, rempile lui aussi. Si le chef de file de la droite sénatoriale, premier groupe du Sénat, était seul en lice, Patrick Kanner a dû se défaire d’un concurrent au sein du groupe PS.
L’ancien ministre de François Hollande, âgé de 69 ans, s’est imposé face au sénateur du Val-d’Oise Rachid Temal lors d’un vote, avec 39 voix contre 19 à son concurrent issu du même courant du PS, selon plusieurs sources internes. Il va effectuer un quatrième mandat à la tête des sénateurs PS, après sa première élection en 2018 à ce poste.
Déjà 800 inscrits selon les organisateurs. Florence Portelli, maire LR de Taverny lance un club de réflexion sur l’écologie, samedi à Amboise (Indre-et-Loire), en présence de plusieurs figures politiques. Jean-Louis Borloo, Valérie Pécresse, Yann Wehrling ou encore Christophe Béchu sont annoncés pour mettre «Puissance verte» sur les rails.
«Nous lançons ce think tank, rallié par les élus locaux de la droite et du centre droit, pour dire que l’écologie est un sujet majeur. Nous savons tous qu’il existe une approche de droite concrète sur le terrain. Car cette écologie de droite est pratiquée chaque jour dans nos villes. C’est une écologie de croissance qui défend le patrimoine et qui s’oppose à la vision décroissante des Verts, qui perdent des mairies à cause de leurs idées wokistes», juge l’élue francilienne. En juin, elle avait organisé un débat, dans sa ville, entre deux candidats à la présidentielle, Édouard Philippe, président d’Horizons et David Lisnard, président de Nouvelle Énergie.
La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet n’a «jamais cru» à la théorie d’un RN «bouclier de la communauté juive» et a estimé mercredi que des millions de Français ont été «bernés» par la stratégie de dédiabolisation du parti.
«J’attends que Mediapart puisse nous montrer les preuves qu’il détient. Jordan Bardella se défendra, c’est son droit, mais la République a le droit de savoir qui se cache derrière ses responsables politiques. Nous ne pouvons pas tolérer des personnalités qui soient aux responsabilités et antisémites», a réagi Mme Braun-Pivet sur Franceinfo, interrogée sur les propos antisémites prêtés au président du RN par Mediapart.
«Déjà, l’histoire du Rassemblement National, on voit bien... par qui il a été fondé et quelles ont été les accointances de ce parti pendant des années avec toute la sphère antisémite et complotiste. Après, on voit bien qu’à chaque élection, ils sont obligés de faire le ménage», a-t-elle noté.
«On ne peut pas imaginer que tout soit si clair que cela si, à chaque élection, ils attirent des candidats qui tiennent des propos antisémites, qui s’exhibent avec des casquettes de SS», a-t-elle jugé.
Mme Braun-Pivet dit vouloir «penser aux électeurs du Rassemblement national», «des millions de Français qui ont cru sincèrement qu’il y avait eu une dédiabolisation et que le Rassemblement national n’était pas le Front national et qu’ils s’étaient débarrassés de cette haine antisémite». «Ce serait un coup de tonnerre pour eux d’apprendre qu’ils ont été mystifiés pendant des années et qu’on les a bernés», a-t-elle estimé.
La réforme proposée par Édouard Philippe est la plus exigeante de toutes celles proposées par les candidats à l’élection présidentielle. Plus responsable que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui promettent un retour en arrière coûteux (60 ans pour l’Insoumis, 62 pour la nationaliste), plus franc que Gabriel Attal, qui contourne prudemment la question de l’âge légal, plus clair que Bruno Retailleau, qui distingue un âge de départ minimal (63 ans) et un âge de départ à taux plein (65 ans), le candidat d’Horizons se montre le mieux-disant et le plus complet en assumant deux curseurs élevés – 65 ans pour l’âge légal et quarante-cinq années de cotisation – et se montrant précis et réaliste sur la mise en place d’un étage de capitalisation.
Demander de travailler plus est nécessaire. Mais forcément impopulaire. Donc risqué pour un prétendant à l’Élysée. Philippe le sait en revendiquant le rôle de celui qui – sous-entendu, contrairement aux autres – refuse la démagogie et préfère dire la vérité plutôt que de laisser porter aux générations futures un effort que chaque année perdue rendra plus difficile. Dans une précampagne où il peine à s’imposer en «vote utile», le maire du Havre n’a de toute façon pas d’autre choix. En renonçant au courage de cette réforme, il n’aurait pas séduit ceux qui lui ont accroché l’étiquette d’un père la rigueur. Et il aurait découragé ceux qui le croient le mieux placé pour redresser les finances publiques.
Gabriel Attal a critiqué mercredi la réforme des retraites proposée par son concurrent Édouard Philippe, estimant que c’est «la proposition Macron de 2022» et «qu’on n’en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs».
La proposition d’Édouard Philippe, parvenir progressivement à un âge légal de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation, «c’est exactement la proposition qu’a faite Emmanuel Macron en 2022 dans sa campagne présidentielle», a jugé le candidat Renaissance à la présidentielle sur Europe 1/CNews.
Son rival d’Horizons a annoncé mardi vouloir «reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l’âge légal de départ à 64 ans au lieu des 62 ans et neuf mois aujourd’hui et qui plaçait la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42,5». «Ensuite, on va poursuivre pour qu’en moins de 10 ans, nous soyons à 65 ans, pour l’âge légal, et 45 annuités», a-t-il dit.
Mais pour Gabriel Attal, «on n’en est plus à bouger les paramètres ou les curseurs, on n’en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs pour permettre à un système de survivre alors que ce système objectivement ne tient plus». «Ce que je propose, c’est qu’on change de système de retraite. [...] Je ne crois pas que l’âge légal de départ permette encore de piloter notre système. Je propose qu’on prenne la durée de cotisation. Vous avez une vraie décote si vous partez tôt, une vraie surcote si vous partez tard», a-t-il affirmé. «C’est une vraie différence qu’on a avec Édouard Philippe.»
La prime d’activité ne sera pas indexée sur l’inflation dans le projet de budget présenté jeudi, a indiqué mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur France 2, ajoutant que la priorité serait donnée «aux plus démunis». La prime d’activité, versée à environ 4,5 millions de personnes, ne sera pas indexée sur l’inflation «dans la copie initiale» du projet de budget, a dit le ministre.
«Pourquoi on fait ça ? Ce n’est pas de la gaieté de cœur, je rappelle que l’enjeu c’est de restaurer les comptes de ce pays, dont les déficits, dérapent, dont la dette s’envole. Donc il faut une forme de courage», a-t-il expliqué. «On sait qu’au Parlement, il y aura des débats et des amendements», a-t-il ajouté, soulignant que la copie initiale pourrait être amendée.
Vous vous demandez peut-être à quel âge vous pourrez partir à la retraite. La réponse vous sera donnée en 2027, après l’élection présidentielle. À gauche et à l’extrême droite, le retour à un âge de départ à 62 ans, voire à 60 ans, est toujours brandi comme un totem. À droite, les candidats prennent quant à eux le risque de l’impopularité, en proposant presque tous de décaler l’âge légal, bloqué à 62 ans et 9 mois depuis la suspension de la réforme Borne de 2023. Après Bruno Retailleau la semaine dernière, Édouard Philippe est sorti du bois ce mardi, dévoilant son projet de réforme sur YouTube.
Pour Édouard Philippe, il va falloir «progressivement travailler plus longtemps», comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays d’Europe. En moins de dix ans, le candidat Horizons veut augmenter l’âge légal de départ jusqu’à ce qu’il atteigne 65 ans, tout en portant la durée de cotisation à 45 ans (contre 42,5 ans aujourd’hui).
Alors que l’inflation des produits du quotidien continue de tenailler le budget des ménages, le ministre du Pouvoir d’achat, du Commerce et des PME, Serge Papin, a justifié le bien-fondé du débat sur une mesure qui risque de renchérir le coût du Caddie : la taxe sur les produits sucrés, que le gouvernement pourrait présenter jeudi en Conseil des ministres. «Il y a dans ce pays un problème d’obésité, de diabète, et donc de consommation excessive de sucre», rappelle ce mercredi matin l’ancien patron de Système U sur le plateau de LCI.
Serge Papin assure pourtant ne pas être «pour les taxes», pas plus qu’il n’est «pour l’augmentation» du prix des produits alimentaires. Mais «il y a débat», assure le ministre, notamment pour les jeunes, premiers concernés par la surconsommation de sucre. «Un gamin de 9 ans aujourd’hui a mangé autant de sucre que son grand-père pendant toute sa vie», fait valoir le ministre. Il admet dans le même temps que «définir ce qu’est un produit sucré» relèvera du débat public.
Concrètement, la taxe sucre, qui pourrait rapporter à l’État près de 200 millions d’euros de recettes en 2027 si elle est adoptée dans la version définitive du budget, viserait spécifiquement les aliments transformés contenant le plus de sucre : gâteau, pâtes à tartiner, ou encore la purée de carotte. Ces derniers pourraient donc coûter plus cher en rayon – une façon de dissuader leur consommation excessive et d’améliorer ainsi la santé publique. Le principe serait le même que la taxe soda qui n’a, pour l’heure, pas «radicalement modifié» le comportement des consommateurs, selon Mathieu Plane de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Fabrice Arfi, coresponsable du pôle enquêtes de Mediapart, promet mercredi 30 septembre sur Franceinfo que «la suite des révélations arrive» . «Il y aura une démonstration de ce que nous avons écrit», assure-t-il. Le journaliste précise que cette enquête est le fruit de plusieurs mois de travail depuis le printemps, auprès de «sources documentaires» et de «sources humaines différentes». «On ne va pas mettre la réputation du journal en jeu sur des informations aussi sensibles, si nous ne sommes pas sûrs à 200 %», poursuit-il.
L’enquête s’appuie notamment sur des mails, des «conversations privées sur des plateformes comme Facebook et Messenger», détaille Fabrice Arfi. Selon Mediapart, Jordan Bardella est notamment l’auteur de plusieurs phrases comme «Les banques sont toutes détenues par des Juifs», «Le Juif doit dominer (sic) les autres peuples, les écraser et les voler".
Jordan Bardella, le président du parti RN, a annoncé mardi le dépôt de plusieurs plaintes contre le journal d’investigation, l’une en diffamation et l’autre pour faux et usage de faux, «s’il y a des éléments écrits» publiés par Mediapart. Mais Fabrice Arfi précise «ne pas en avoir connaissance» pour l’heure.
Faisant bloc derrière Jordan Bardella, Marine Le Pen a conseillé mardi à Mediapart «d’enfiler son costard en Kevlar parce qu’il y aura évidemment une réponse à la manière dont ils se comportent». Le Kevlar, c’est cette fibre qui constitue les gilets pare-balles. L’emploi de ce vocabulaire traduit un désir de «jouer au petit soldat», estime Fabrice Arfi.
«Quand le mauvais exemple vient de si haut, ça peut toujours donner de mauvaises idées à des gens qui peuvent grandir dans un environnement politique où la violence existe», déplore-t-il. «Il y a une partie de moi qui, avec la rédaction, est sidérée de voir que quelqu’un qui veut présider à la destinée de la nation s’adresse ainsi aux journalistes», réagit Fabrice Arfi. Et de préciser qu’il n’envisage pas, de son côté, de donner des suites judiciaires à ces menaces.
Invité ce mercredi matin sur le plateau de La Grande Interview Europe 1-CNews, l’ancien premier ministre et candidat Renaissance à l’élection présidentielle Gabriel Attal juge que «La France insoumise se sert de notre jeunesse comme chair à canon politique».
«Les Insoumis encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes, à mettre en danger l’intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et de leurs bâtiments. (...) La France insoumise, en faisant ça, ne rend pas service à la jeunesse, puisque cela renvoie l’image que toute la jeunesse effectivement serait livrée à la violence. Or, ce n’est pas le cas», insiste-t-il face à Laurence Ferrari.
Invité de France Inter ce mercredi matin, Sébastien Chenu a mis en cause Mediapart, près de 48 heures après la publication par le média de propos antisémites attribués à Jordan Bardella.
«Il y a évidemment dans cette manipulation un peu lourdingue de Mediapart un écueil pour Mediapart : ou Mediapart manipule l’opinion publique, […] ou se fait-il lui-même enfumer par des gens qui veulent évidemment nous nuire», a déclaré le vice-président du RN. «Dans les deux cas, cette perturbation de la campagne électorale aura des suites judiciaires», a-t-il poursuivi, estimant que Mediapart n’a pas «la légitimité pour distribuer les bons points et les mauvais points sur l’antisémitisme».
«Que Mediapart soit un média d’opposition au Rassemblement national, c’est un fait. Je ne l’invente pas, ça fait partie de leur ligne éditoriale», a encore affirmé le député du Nord. Selon lui, «beaucoup de gens veulent du mal au Rassemblement national et à la candidature de Marine Le Pen et à celle de Jordan Bardella». «Ils peuvent venir de l’extrême droite, de l’extrême gauche, du pouvoir en place : beaucoup de gens ne souhaitent pas n
AI outlook — possibilities, not facts
Dépôt de plaintes judiciaires par Jordan Bardella contre Mediapart.
Very likely · Within weeks

The president of the RN, Jordan Bardella, firmly denies anti-Semitic writings revealed by Mediapart and announces complaints. Emmanuel Macron condemned these comments, while the RN denounces verbal violence from the media. The political climate is tense.

The European Commission has unveiled a five-point plan to better manage irregular migrant arrivals. This strategy, which will be discussed at the Justice and Home Affairs Council, aims to strengthen the resilience of borders in the face of crises.

Blockades of high schools in France are causing political tensions. Jean-Luc Mélenchon defends non-violence while supporting high school students' demands, while Emmanuel Macron denounces political exploitation after violent incidents in Wattrelos and Nantes.

The president of the RN Jordan Bardella is targeted by accusations of anti-Semitism revealed by Mediapart, provoking a strong reaction from Emmanuel Macron. At the same time, the debate on pensions is intensifying between Édouard Philippe and Gabriel Attal.

During a press conference in Madrid, Emmanuel Macron encouraged the United Kingdom to consider returning to the European Union, welcoming the initiative of British Prime Minister Andy Burnham to open this debate.

Emmanuel Macron condemned the violence that occurred during the blockades of high schools in France, calling for political responsibility and implicitly criticizing La France insoumise while mobilizations continue in several cities.