Affaire Lyhanna : le gouvernement pointe une "succession d'erreurs" et "négligences"
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Le gouvernement français, par la voix du Premier ministre, a affirmé que la "chaîne de protection a failli" dans l'affaire Lyhanna, pointant une "succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions" plutôt qu'un manque de moyens.
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Fautes strictement individuelles ou défaillances systémiques révélatrices d’un manque de moyens ? Avant même que les conclusions du prérapport d’inspection sur l’affaire Lyhanna ne soient rendues publiques, lundi 22 juin en début d’après-midi, le premier ministre a tenu à prendre les devants et donner sa propre lecture du document.
Après avoir affirmé que « la chaîne de protection a failli », en raison d’une « succession d’erreurs, de négligences, d’inactions et de mauvaises décisions », Sébastien Lecornu a affirmé depuis Matignon, que « le rapport ne décrit ni un simple dysfonctionnement administratif ni un manque de moyens ». Il vient là simplement confirmer ce que répètent depuis la disparition, le 29 mai, de la petite Lyhanna, 11 ans, son garde des sceaux, Gérald Darmanin, et surtout le président de la République, qui depuis le Monténégro déclarait, dès le 5 juin, qu’il ne voulait « entendre aucun argument de moyens sur cette affaire ».
Dès ce week-end, plusieurs sources gouvernementales ont préparé le terrain laissant fuiter dans la presse plusieurs indiscrétions, laissant entendre que le rapport de l’inspection allait conclure à une « succession d’erreurs individuelles », mais pas à une « absence de moyens de la justice ».

