Attaque à Trappes et à La Verrière : La fillette blessée « toujours en urgence absolue »
Un homme de 39 ans a ouvert le feu sur des passants, faisant un mort et cinq blessés dans les Yvelines.
Quick Look
- Une fusillade à caractère raciste et terroriste a fait un mort et cinq blessés à Trappes et La Verrière.
- Le suspect, Kévin T., est en garde à vue.
- Une enfant de 12 ans est en urgence absolue parmi les victimes ciblées pour leur origine ou religion.
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Why It Matters
Le suspect a mené une attaque armée dans les Yvelines, ciblant des personnes en raison de leur origine ou religion supposée. L'enquête a été confiée au Parquet national antiterroriste.
L’enfant de 12 ans, grièvement touchée par huit impacts de balle est toujours en « urgence absolue », a indiqué le Parquet national antiterroriste (Pnat), ce samedi. La fillette fait partie des victimes de la fusillade survenue à Trappes et à la Verrière, dans les Yvelines, vendredi. Cette attaque « terroriste raciste », selon Emmanuel Macron, perpétrée par un homme, a fait un mort et cinq blessés.
La garde à vue du principal suspect, Kévin T., âgé de 39 ans selon une source proche, a été prolongée samedi matin « après une première audition », le Pnat a expliqué que « son état de santé a été jugé compatible » avec cette mesure. Trois « membres de son entourage familial et amical » ont également été placés en garde à vue vendredi soir et dans la nuit de vendredi à samedi, selon le Pnat, ce qui porte à quatre le nombre de proches interrogés. Parmi eux, figure la mère du tireur.
Au cours de son « périple meurtrier » commencé vendredi vers 10h00 à Trappes et qui s’est poursuivi dans la commune voisine de La Verrière, Kévin T. a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant une personne, un homme noir de nationalité française né en 2000, et en blessant cinq autres.
Interpellé à Coignières, dans les Yvelines, vers 10h20 vendredi, il a été placé immédiatement en garde à vue, une mesure qui peut durer 96 heures en matière antiterroriste. « Une analyse de sang destinée à permettre de déterminer son imprégnation toxicologique est toujours en cours », a précisé le Pnat, en expliquant que le casier judiciaire de Kévin T. fait mention de « quatre anciennes condamnations, réhabilitées de plein droit ».
Une perquisition a révélé qu’il avait piégé son appartement, situé à Plaisir, avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur. Et dans son véhicule, une Renault Clio, ont été découverts « un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène », selon une source policière.
La fusillade a provoqué une onde de choc. En visite à Trappes, Emmanuel Macron a parlé vendredi soir d’un « tournant », évoquant « un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne ». Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a dénoncé un « attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe », précisant qu’un des blessés est « d’origine maghrébine », et deux autres « de type africain ».
Le Pnat a ouvert vendredi une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ». À Trappes et La Verrière, des habitants se disent choqués et effrayés à l’idée d’être ciblés à l’avenir pour leur origine ou leur couleur de peau. « Ça aurait pu être n’importe qui, il tirait sur des têtes de Noirs, d’Arabes, il sait qu’ici à Trappes il y a une majorité de musulmans », souffle une jeune commerçante d’origine maghrébine, interrogée par l’Agence France-Presse.
À six mois de la présidentielle, le maire de Trappes Ali Rabeh a estimé que « notre responsabilité à tous, c’est la désescalade, la concorde républicaine ».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Prolongation de la garde à vue du suspect jusqu'à 96 heures.
Very likely · Within days
Open Questions
- Quel est l'état de santé précis des autres blessés ?
- Quelles étaient les motivations exactes du suspect ?


