
La chaîne minoritaire issue de BIP-110 s'est arrêtée rapidement, entraînant une demande de retrait de Luke Dashjr du groupe des éditeurs de BIP.
AI-generated summary
BIP-110 proposait de limiter l'inscription de données arbitraires dans les transactions Bitcoin, provoquant une scission temporaire de courte durée.
Tout ça pour ça. La chaîne minoritaire née de BIP-110 s’est arrêtée presque immédiatement, sans perturber le fonctionnement de Bitcoin. Cet échec technique se prolonge désormais sur le terrain de la gouvernance : Mark « Murch » Erhardt demande le retrait de Luke Dashjr du groupe chargé d’administrer les Bitcoin Improvement Proposals. On fait le point sur les derniers rebondissements de cette affaire.
BIP-110 : Deux blocs minés, puis une chaîne à l’arrêt
BIP-110 proposait de limiter pendant environ un an plusieurs méthodes utilisées pour inscrire des données arbitraires dans les transactions Bitcoin. Les Ordinals, les jetons BRC-20 et certains usages d’OP_RETURN figuraient parmi les principales cibles. Ses défenseurs voulaient préserver l’espace de bloc pour les paiements, tandis que ses opposants dénonçaient une forme de filtrage des transactions.
La phase de signalement obligatoire a débuté au bloc 961 632. À partir de cette hauteur, les nœuds appliquant BIP-110 ont rejeté les blocs qui n’affichaient pas le signal requis, même si ces derniers respectaient les règles habituelles de Bitcoin.
Une branche minoritaire est alors apparue. Elle n’a produit que deux blocs avant de rester bloquée à la hauteur 961 633, pendant que la chaîne principale poursuivait son fonctionnement normal. Sur les 2 016 blocs précédant cette séquence, 51 seulement soutenaient BIP-110, soit 2,53 %, contre 55 % nécessaires pour éviter une scission.
BIP-110 reste techniquement une proposition de soft fork, car elle resserre les règles de validité au lieu de les assouplir. Cependant, son mécanisme d’activation a provoqué une scission temporaire : une minorité de nœuds refusait des blocs acceptés par le reste du réseau.
Les restrictions prévues n’ont donc pas été adoptées par la chaîne principale. Les transactions ordinaires et les avoirs en BTC n’ont subi aucun changement. Le principal risque concernait les utilisateurs qui auraient tenté de déplacer les jetons de la branche minoritaire, faute de protection contre le rejeu des transactions.
Mais cet échec technique pourrait avoir des conséquences humaines plus importantes que prévues.
Luke Dashjr contesté après l’échec du fork
En effet, le développeur Bitcoin Core Mark « Murch » Erhardt, lui-même BIP Editor, a demandé le retrait de Luke Dashjr de cette fonction. Il lui reproche un conflit d’intérêts dans le traitement de BIP-110, proposition à laquelle il a activement contribué.
Selon Mark Erhardt, il aurait voulu attribuer prématurément un numéro au texte, avant la fin des discussions sur la liste de diffusion, puis aurait fusionné rapidement une modification importante. Il affirme également que Luke Dashjr a participé à moins de 1 % des échanges éditoriaux depuis l’élargissement de l’équipe en 2024.
Ces accusations doivent être distinguées d’une décision formelle. Les BIP Editors administrent le dépôt documentaire : ils vérifient la présentation des propositions, attribuent les numéros et gèrent leur statut. Ils ne décident pas si une modification sera adoptée par Bitcoin. Le dépôt précise d’ailleurs que l’enregistrement d’un BIP ne constitue ni une approbation ni une preuve de consensus.
La liste officielle compte actuellement six éditeurs : Bryan Bishop, Jon Atack, Luke Dashjr, Mark Erhardt, Olaoluwa Osuntokun et Ruben Somsen. La procédure ne prévoit pas de mécanisme simple permettant d’en écarter un. La motion d’Erhardt lance donc un débat, mais ne produit aucun effet automatique.

Matt Hougan de Bitwise prévoit une multiplication par 10 à 100 des transactions blockchain, portée par l'automatisation des agents IA qui effectuent des micro-paiements et des rééquilibrages de portefeuilles en continu, dépassant largement l'usage humain actuel.

La blockchain MANTRA Chain a suspendu l'intégralité de ses transactions et endpoints par mesure de précaution suite à un incident non identifié. Aucun délai de rétablissement n'est annoncé, ravivant les craintes liées à un précédent effondrement en 2025.

La Wyoming Stable Token Commission a migré l'infrastructure cross-chain de son stablecoin FRNT vers Chainlink CCIP, abandonnant LayerZero après un audit de sécurité ayant révélé des lacunes dans la transparence et les pratiques opérationnelles.

L'Ethereum Foundation a lancé Platåberget, un testnet public dédié à la mise à niveau Glamsterdam. Ce réseau, opérationnel depuis le 13 août, testera l'ePBS et l'exécution parallèle des transactions avant un hard fork programmé le 20 août 2026.

Le cybercriminel ZeroBytes revendique l'exfiltration de 43 Go de données de l'Éducation nationale couvrant plus de vingt ans. Le ministère confirme une intrusion en juillet mais conteste l'étendue de la fuite concernant les élèves et personnels.

SafePal, portefeuille crypto soutenu par Binance, a subi une fuite de données touchant près de 40 000 clients entre mars 2025 et avril 2026 en raison d'une faille dans son plug-in de suivi de commandes.