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Le bitcoin avait atteint un record historique de 126 000 dollars le 6 octobre 2025. Un an plus tard, il cote environ 83 900 dollars, soit une baisse de 32 %. Les cycles précédents avaient vu des pertes bien plus importantes : 69,7 % en 2013, 82,3 % en 2017 et 74,6 % en 2021 un an après leurs sommets respectifs.
Graduellement, puis soudainement. Un an après le record à 126 000 dollars du 6 octobre 2025, le bitcoin cède 32 %. Une égratignure face aux 69,7 %, 82,3 % et 74,6 % perdus un an après les sommets de 2013, 2017 et 2021. Ce marché baissier ressemble à une cure douce : des ETF (fonds cotés) qui rachètent les creux, des particuliers déjà essorés par le levier, une volatilité divisée par deux. La question de savoir si le mini-marché baissier touche à sa fin agite d’ailleurs les analystes depuis des mois.
Bitcoin à -32 % : 2013, 2017 et 2021 font pire
Au 6 octobre, le bitcoin valait 85 453 dollars, soit 32 % sous son sommet, d’après CoinDesk. Il a depuis glissé sous 84 000 dollars : environ 83 900 dollars vers 6h30 (heure de Paris), selon SpendNode.
Les trois cycles précédents racontent une autre histoire. Un an après leur pic, le bitcoin avait perdu 69,7 % en 2013, 82,3 % en décembre 2017 et 74,6 % en novembre 2021. Cette fois, le pire est tombé le 30 juin 2026, autour de 58 900 dollars. C’est 53 % au plus bas, contre 77 % à 85 % de recul maximal lors des cycles passés.
Le creux est aussi arrivé plus tôt. Neuf mois après le sommet, contre un an ou plus auparavant. Galaxy Research l’avait repéré dès le 9 juin : 51 % de baisse en huit mois, quand les deux cycles précédents avaient mis environ douze mois à toucher le fond.
ETF et levier purgé : pourquoi la chute est plus douce
Le levier (paris à crédit) a été nettoyé tôt. Le 10 octobre 2025, plus de 19 milliards de dollars de positions ont été liquidés sur les marchés dérivés, rappelle CoinDesk. Il n’est jamais vraiment revenu. Sans lui, pas de liquidations en cascade : la baisse a mis neuf mois à s’installer.
Les acheteurs ont changé. Pour Tim Sun, chercheur senior chez HashKey Group, ils viennent désormais de l’extérieur du marché crypto : ETF, gestionnaires d’actifs, family offices, entreprises. Il retient surtout « la durée nettement raccourcie de la baisse et le temps réduit passé au fond ». Griffin Ardern, cofondateur de Primal Fund, décrit la mécanique : l’argent alloué via les ETF « se rééquilibre vers les pondérations cibles » et « achète la faiblesse par construction ».
Les chiffres vont dans ce sens. Bitwise a interrogé 15 grandes institutions en septembre : aucune n’a réduit son allocation crypto pendant la baisse, et plusieurs ont renforcé leurs positions en bitcoin.
Volatilité du bitcoin divisée par deux : le revers de la médaille
La volatilité annualisée tourne autour de 40 %, contre plus de 80 % sur le long terme, note Tim Sun. Charles Schwab la mesurait à 42 % sur 2025, moitié moins qu’en 2021 et en dessous de Tesla et Nvidia. Sur le marché des options, l’indice DVOL reste collé vers 35 points.
Le calme a un prix. Pour Jeff Anderson, responsable États-Unis du teneur de marché STS Digital, cette volatilité en baisse signifie « des replis moins profonds et des sommets plus bas ». Tim Sun n’écarte pas pour autant les envolées. L’offre reste plafonnée à 21 millions de bitcoins, et les détenteurs de long terme en gardent une large part.
Les institutions ne font pas qu’acheter. Citi comptait 3,3 milliards de dollars de sorties nettes sur l’année à fin juin, et a ramené son hypothèse de flux sur douze mois de 10 milliards à zéro. Début juillet, les détenteurs de long terme encaissaient environ 280 millions de dollars de pertes par jour, un record depuis décembre 2022 selon Glassnode.
Taux à 5,7 % : la menace qui peut casser la douceur
Le décor macro n’a rien de tendre. Le rendement des obligations américaines à 30 ans a touché 5,7 %, un niveau d’avril 2002, avec plus de 80 points de base de hausse en 2026, relève CoinDesk. Un actif qui ne verse aucun intérêt devient plus cher à détenir quand les taux montent.
En août, le Trésor américain a gonflé son programme de rachats d’obligations pour freiner la hausse. Le bitcoin est passé d’environ 64 000 à près de 80 000 dollars en quelques jours. Les rendements, eux, ont continué de grimper. Ardern prévient : si le 30 ans continue de céder, ce cycle pourrait ne pas rester aussi doux.
Il compare le marché actuel au Nasdaq des années 1994 à 1999, quand chaque correction restait peu profonde. L’indice a culminé en mars 2000, puis perdu près de 78 % en deux ans environ. Un an de baisse sage ne garantit pas que le marché ait changé de nature.
AI outlook — possibilities, not facts
Le bitcoin pourrait connaître un rebond modéré si les ETF continuent d'acheter les creux et si la volatilité reste contenue.
Possible · Within months
Une poursuite de la hausse des rendements américains à 30 ans pourrait déclencher une nouvelle phase de baisse plus sévère pour le bitcoin.
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