
Faute d'avoir obtenu les filières de psychologie ou de droit souhaitées sur Parcoursup, de nombreux bacheliers se retrouvent sans affectation à la rentrée ou choisissent de s'exiler pour étudier.
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La plateforme Parcoursup gère l'orientation des bacheliers français vers l'enseignement supérieur, suscitant des critiques récurrentes sur la saturation des filières.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Elle rêvait des bancs de la fac. A la place, Lina Nadjem fait la plonge dans un restaurant d'entreprise. Malgré une bonne moyenne en terminale, la jeune bachelière n'a pas obtenu le cursus de psychologie ou de droit qu'elle espérait. "C'est dur de voir les autres aller à l'école, se lever le matin et moi non. Pendant longtemps j'ai été mal, puis après je me suis dit que j'allais venir travailler", raconte-t-elle.
En janvier dernier, Lina rentre ses dix vœux sur Parcoursup. En juin, le résultat tombe : trop d'étudiants dans les filières choisies. Elle est sur liste d'attente. Elle tarde à valider une solution de secours. A la rentrée, plus de recours. "En psychologie, on disait que c'était mort parce qu'il n'y avait plus de place. Que c'était trop bouché et que même avec des désistements, il y avait beaucoup trop de demandes. Au final, on ne s'est plus vraiment contacté", poursuit-elle.
"Des amis m'ont vite conseillé la Belgique"
Sans solution, certains font même un choix radical : partir étudier en Belgique. "C'est un peu le sacrifice qu'on fait pour faire les études qu'on n'a pas eu la chance de faire en France", explique Christophe Gerbino. Un tiers des étudiants de cette école est français, et tous racontent la même histoire. "On fait notre scolarité en France pour après ne pas être pris, c'est un peu compliqué. J'ai eu la chance d'avoir des amis qui m'ont vite conseillé vers la Belgique. De toute façon, il fallait réagir vite", confie Jérémy Chereau, étudiant en architecture.
Le ministère ne donne pas de chiffres officiels mais selon les syndicats, ils seraient des centaines à ne pas avoir d'affectation en ce mois d'octobre. Parcoursup est devenu la bête noire des lycéens et le cauchemar de leurs parents, qui s'en plaignent sur les réseaux sociaux.
Le ministre de l'Éducation nationale veut bien corriger, mais pour lui la plateforme est aussi un outil de mixité sociale. "Il n'y a jamais eu autant d'élèves des académies de Créteil et de Versailles, et singulièrement de la Seine-Saint-Denis, qui font leurs études à Paris que depuis qu'il y a Parcoursup", avance ainsi Edouard Geffray, le ministre de l'Education nationale. Entre filières surchargées et complexité de la plateforme, le ministère de l'Enseignement supérieur doit formuler des propositions d'ici le 20 octobre.
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Le ministère de l'Enseignement supérieur formulera des propositions.
Very likely · Within weeks

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