
Malgré les appels au calme du gouvernement, les lycéens et étudiants comptent maintenir la pression et préparent un « acte 4 ».
Malgré l'appel au calme du gouvernement, les lycéens et étudiants restent déterminés à poursuivre la mobilisation pour un meilleur service public de l'éducation, en préparant de nouvelles actions jusqu'au 17 octobre.
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Les lycéens se mobilisent pour réclamer de meilleures conditions dans le service public de l'éducation face aux absences de professeurs.
Les lycéens sont déterminés à poursuivre la mobilisation. Pour eux, elle ne s'achève pas à la grande mobilisation de mardi 6 octobre, qui a réuni entre 266 000 et 450 000 partout en France pour faire entendre leur voix afin d'accéder à un meilleur service public de l'éducation. Il y aura une suite, un "acte 4", malgré l'appel au calme et au dialogue du gouvernement.
Elève du prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand, Mathéo est persuadé que le mouvement va s'étendre. "On va être là à toutes les manifestations, promet-il déjà. On va bloquer quand il faudra bloquer. On va suivre les organisations lycéennes et les organisations syndicales jusqu'au 17 octobre, qui sera le retour des Gilets jaunes. Je peux vous dire que ça va monter crescendo et qu'on y sera. Ça va être l'un des enjeux clairs, évidents de la présidentielle. J'espère que les Français ne vont pas faire l'erreur de voter pour ceux qui justement vont encore mettre des bâtons dans les roues à l'Education nationale."
Les jeunes manifestants veulent faire masse. Nive, lycéenne, et Rihem, étudiante en philosophie, appellent à se mobiliser jusqu'au bout : "Le but serait de faire une semaine noire cette semaine, et essayer de continuer jusqu'au 17. Et même peut-être reprendre après les vacances si on n'a pas eu gain de cause", détaille Rihem, étudiante en philosophie. "Le simple fait qu'on en parle, c'est important. On a vu ça dans l'histoire : après Mai-68, on a eu des avancées satisfaisantes. Même si on attend plus, il faut continuer à lutter et il ne faut pas s'arrêter", explique pleine d'espoir Nive, lycéenne.
"Ça reste assez timide"
Le gouvernement, lui, cherche à calmer le jeu : avec la mise en place d'un questionnaire et d'une solution sous huit jours face aux professeurs absents. "Pour l'instant, ça reste assez très timide", estime Thierry, père d'un lycéen. Les cours sont également suspendus "pour un temps de démocratie interne", annonce le Premier ministre. "Si ça ressemble à un grand débat avec des grandes théories généralistes qui n'avancent pas, je ne suis pas convaincu que ça serve à quelque chose. Par contre, si derrière il y a des annonces concrètes, pourquoi pas", dit le père de famille.
Son fils Jean, est scolarisé au lycée Sophie-Germain, à Paris. "Il faut prévoir la reprise des cours parce que ça ne peut pas durer éternellement, même si c'est bien. Deux semaines dans une année, ça représente quand même beaucoup. Je pense qu'avec les vacances, ça va forcément se calmer", anticipe le lycéen. Plusieurs organisations syndicales appellent d'ores et déjà à une journée de mobilisation jeudi.
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Journée de mobilisation syndicale
Very likely · Within days

Faced with the violence linked to the blockade of high schools, Nicolas Isnard, LR mayor of Salon-de-Provence, calls for a temporary ban on social networks to stop the amplifying effect of abuses and calls for murder.

The main principals' union refuses the day of consultation proposed by the government to appease the high school protests. After a day of demonstrations punctuated by violence and hundreds of arrests, divided unions and political parties disagree on the management of the crisis.

The principals' union SNPDEN-UNSA refuses the standardized day proposed by the government to appease the high school protests. After a third day of demonstrations marked by violence and arrests across France, the unions are calling for the movement to continue.

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Individuals disrupted videoconference classes in five high schools in the Alpes-Maritimes using pseudonyms linked to terrorism. The Nice rectorate and public prosecutor's office have opened investigations for advocating terrorism and insults.

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