Calais : trois personnes mises en examen après les mutilations d’un quinquagénaire
Un jeune homme de 21 ans a été mis en examen pour actes de torture et de barbarie. Deux femmes sont poursuivies pour non-assistance à personne en danger.
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Un homme de 21 ans et deux femmes âgées de 37 et 65 ans ont été mis en examen à la suite de la découverte d'un quinquagénaire grièvement mutilé à Calais.
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Why It Matters
Un quinquagénaire a été retrouvé mutilé à Calais dans un appartement.
Un homme et deux femmes ont été mis en examen mercredi soir dans l'affaire du quinquagénaire retrouvé avec notamment sa langue et son sexe mutilés lundi à Calais, a appris jeudi l'AFP du parquet de Boulogne-sur-Mer. Un homme de 21 ans a été mis en examen pour «actes de torture et de barbarie ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente» et a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet, selon Patrick Leleu, procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer.
Le jeune homme conteste cependant être à l'origine des blessures, a précisé M. Leleu. Un couteau a été utilisé pour sectionner la langue, un orteil et le sexe de la victime, selon une source policière interrogée mardi par l'AFP. Son sexe présentait des traces de nécrose, selon la même source.
Deux femmes poursuivies pour non-assistance
Deux femmes, âgées de 37 et 65 ans, ont quant à elles été mises en examen pour non-assistance à personne en danger. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire, toujours selon M. Leleu. Les faits se sont produits au sein d'un immeuble de logements sociaux, dans un appartement occupé par la sexagénaire, selon des voisins interrogés mardi par l'AFP.
L'occupante des lieux «était fragile» et «ça buvait sec» chez elle, a dit un voisin souhaitant garder l'anonymat, selon qui cette personne recevait chez elle des personnes peu recommandables. Et la victime accueillait «régulièrement un certain nombre de personnes dans son appartement», a ajouté jeudi M. Leleu. Il n'y a aucun lien de parenté entre les trois personnes mises en examen, ni entre elles et la victime, mais toutes se fréquentaient, selon le magistrat.
Open Questions
- Quelles sont les motivations exactes des agresseurs ?
- Quel est l'état de santé actuel de la victime ?







