
Emmanuel Macron a qualifié d'attaque terroriste raciste les faits survenus dans les Yvelines, qui ont fait un mort et cinq blessés.
Après l'attaque meurtrière qualifiée de terroriste et raciste par Emmanuel Macron à Trappes et La Verrière, les habitants du quartier du Bois de l'Étang expriment leur colère, leur peur et leur incompréhension face à cet acte.
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Un homme de 39 ans est en garde à vue après un périple meurtrier ayant fait un mort et cinq blessés à Trappes et La Verrière.
Emmanuel Macron a qualifié d'"attaque terroriste raciste" les faits survenus vendredi 23 octobre dans les Yvelines. Un homme de 39 ans est en garde à vue, après un périple meurtrier qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière. Dans le quartier du Bois de l'Étang, où deux personnes ont été blessées par balle, les habitants sont en colère.
Sur le parking du petit centre commercial de son quartier, Selmen s'approche du ruban jaune de la police. C'est là qu'il a vu le tireur viser deux personnes. "Je suis parti prendre mon petit déj, j'ai pris ma petite boisson avec mon petit croissant. J'ai entendu des détonations. Au moment de payer, j'entends 'pa pa pa'. Je sors de la boulangerie. Je vois un monsieur. Il tire sur des gens et les deux personnes sont au sol", raconte-t-il. Pour lui, il s'agit d'un acte raciste. "C'est un attentat raciste. Il a tiré sur les Africains. Là, je me dis qu'on vit dans un pays où on peut sortir de chez nous et se faire tirer dessus juste parce qu'on est Africains. Pourquoi tant de haine ? Je ne comprends pas."
"Il aurait pu me canarder aussi"
Le visage et les yeux de l'homme à la mitraillette tournent encore en boucle dans la tête d'Abdel. Il était à son garage quand il a entendu les détonations. En sortant, il s'est retrouvé nez à nez avec la Clio grise du suspect. "Il est passé devant une fois. Il a fait demi-tour. Il y a un parking en bas, sans issue. Et quand il est passé à côté de moi, il m'a dit : 'Vous avez de la chance.' Et après il est parti. Quand il m'a dit ça, j'ai compris tout de suite, je reviens de loin. Il aurait pu me canarder aussi. Sauf qu'il était pressé. Il était énervé, stressé, pressé de continuer son travail, je pense. Il n'y avait pas assez de monde à éliminer, un vendredi. Il y a la mosquée à côté. Il s'est trompé, il pensait qu'il y avait peut-être du monde à ce moment-là", explique-t-il.
"C'est terrifiant. Il tournait la tête de tous les sens. Il comptait faire un carton. En fait, il voulait faire un carton."
Abdel
à franceinfo
La mosquée se trouve à 30 mètres du lieu des tirs. Mustafa se demande ce qui se serait passé si le suspect était arrivé à l'heure de la grande prière du vendredi, quand il y a beaucoup de monde devant. "Ce n'est pas ça, la France, regrette-t-il. J'ai 58 ans, je ne reconnais plus chez moi. Moi, je suis français. Je suis désolé de vous dire ça : une grosse partie de ce qui arrive, c'est à cause des médias. Tout ce qui se passe là, les casseurs et tout, on met tout ça sur le dos des musulmans. Vous voyez ?"
"On ne se sent pas à l'abri"
Ce discours, qui accuse certaines chaînes d'attiser la haine, revient dans la bouche de presque chaque habitant rencontré. Comme Ali, que la police scientifique vient tout juste de laisser récupérer sa voiture. Une balle a traversé le capot. "On ne se sent pas à l'abri, explique-t-il. On se dit que ça peut arriver à notre sœur, à notre mère. Je ne sais pas, moi, ma mère qui est voilée, elle peut sortir du travail et se faire shooter par un mec parce qu'il est raciste, parce qu'il n'aime pas les Arabes ou qu'il n'aime pas les voilées. Des années que ça dure quand on entend 'le voile par-ci, les Arabes par-là', et ça finit comme ça. Enfin, un mec qui vient et qui se dit : 'Bah, je vais aller tuer du Noir et de l'Arabe'."
"On se fait tirer dessus comme du bétail, comme à la chasse, quoi."
Ali
à franceinfo
Derrière, une tache de sang est visible par terre, au pied d'un Kangoo criblé d'impacts de balles. C'est la voiture d'un des blessés, un employé de ménage fauché alors qu'il sortait son matériel. Le seau et la serpillière sont toujours sur le trottoir.
The main suspect in the fire at Limoges town hall, a 34-year-old man, was arrested by the RAID. A second 66-year-old suspect was arrested in Creuse. The SDAT is in charge of the investigation.

The Paris prosecutor's office opened an investigation entrusted to the IGPN after a 25-year-old photographer was seriously injured in the leg by a police grenade during a demonstration on October 17 in the capital.

The prosecution requested a 10-month suspended prison sentence and 2 years of ineligibility against MEP Rima Hassan for advocating terrorism, following an online publication evoking an author of the 1972 attack at Tel Aviv airport.

This Friday morning in Trappes, a 39-year-old gunman opened fire with an automatic weapon from his car, leaving one man, Pengo Bossio Wangi, dead and five injured. The suspect was arrested in Coignières.
The police custody of the suspect in the attack in Yvelines, which left one dead and five injured, has been extended. Three relatives were also taken into custody by the National Anti-Terrorism Prosecutor's Office.

Three relatives of the suspect in the racist attack in Trappes and La Verrière, including his mother, are in police custody. The attack left one dead and five injured Friday morning.