Juan Jesús Vivas demande un « plan d'Etat » pour rétablir la normalité après l'arrivée massive de migrants depuis le Maroc.
Le président de l'enclave espagnole de Ceuta, Juan Jesús Vivas, réclame le confinement des migrants présents sur le territoire en attendant leur expulsion, quelques jours après une crise migratoire majeure impliquant des milliers de personnes.
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Ceuta a fait face à une crise migratoire inédite avec l'arrivée de milliers de personnes depuis le Maroc.
Le président de l'enclave espagnole de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a appelé lundi à «confiner» les migrants présents sur ce territoire en attendant leur expulsion, plusieurs jours après la crise migratoire inédite qui a vu arriver du Maroc 72.000 personnes, selon le gouvernement à Madrid. Si 70.000 sont repartis très rapidement, selon l'exécutif, le sort des migrants arrivés illégalement à pied ou à la nage est en train de devenir l'objet de vives discussions politiques entre le gouvernement central, de gauche, à Madrid, et Juan Jesús Vivas, du principal parti de droite (Parti populaire).
«Il faut aménager un espace qui fonctionnerait comme un centre de rétention pour étrangers, où ces personnes puissent être placées et y demeurer confinées», a déclaré Juan Jesús Vivas au cours d'une conférence de presse, évoquant une situation sur place «intenable, inacceptable». «Leur liberté de mouvement sera restreinte jusqu'à ce que leur dossier d'expulsion soient instruit et finalisé», a-t-il martelé, appelant «urgemment» à «un plan d'Etat ayant pour objet de rétablir la normalité à Ceuta».
«Un message de soutien» adressé à la population locale
Le dirigeant a chiffré à «8000-11.000» au total le nombre des migrants se trouvant actuellement dans cette enclave espagnole, située en Afrique du Nord. Juan Jesús Vivas a par ailleurs salué la manifestation «exemplaire» qui a rassemblé dimanche plus de 10.000 personnes pour dire «Assez !», selon un chiffre donné par les organisateurs. La police avait, de son côté, communiqué le chiffre de 5000 manifestants à Ceuta qui compte 84.000 habitants.
À ses côtés lundi, le ministre espagnol de la Politique territoriale Ángel Víctor Torres n'a pas publiquement évoqué la proposition de Juan Jesús Vivas mais a jugé «important» de mettre en place le regroupement familial pour les migrants mineurs arrivés à Ceuta, sans évoquer de possibles expulsions.

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