
La plus haute juridiction administrative française a validé la chasse traditionnelle de l'alouette des champs à l'aide de pantes pour la saison 2025-2026, suscitant la colère de la LPO et la joie des chasseurs.
Le Conseil d'État a validé la chasse traditionnelle de l'alouette des champs aux pantes pour 2025-2026, jugeant la méthode sélective et les quotas acceptables, ce qui provoque l'indignation de la LPO et la satisfaction des chasseurs.
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Le Conseil d'État avait par le passé désavoué le gouvernement concernant l'autorisation de cette chasse dans plusieurs départements.
La haute juridiction administrative avait plusieurs fois désavoué dans le passé le gouvernement, lorsqu'il avait voulu autoriser cette chasse dans les départements de Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques.
Mais sur la base d'expérimentations qui ont été menées en 2023 et 2024, la décision publiée vendredi estime désormais que «la condition de sélectivité» peut «être considérée comme satisfaite», c'est-à-dire que cette méthode traditionnelle ne conduit pas à la mort de trop nombreux oiseaux d'autres espèces.
Le Conseil d'État juge encore que le nombre d'alouettes qui pouvaient être capturées pour la saison 2025-2026, soit quelque 98.700, ne contrevient pas à la condition d'un «prélèvement en petites quantités» et à la conservation de l'espèce.
«Des pratiques d’un autre temps»
«Au regard des connaissances scientifiques disponibles à la date des arrêtés attaqués, la capture de l’alouette des champs à l’aide de pantes, telle qu’elle est encadrée par ces mêmes arrêtés, doit être regardée comme constituant un mode de chasse sélectif, permettant des prélèvements en petites quantités et ne compromettant pas les efforts de conservation», affirme-t-il.
«La LPO (Ligue pour la protection des oiseaux, NDLR) s'étonne de cette décision du Conseil d'État dont les arbitrages précédents ont toujours contribué à faire progresser la protection de la biodiversité», a aussitôt réagi auprès de l'AFP le président de cette association de défense de la nature, Allain Bougrain-Dubourg.
«Naturellement la LPO déposera, dans les jours à venir, un recours européen afin de ne pas laisser des pratiques d'un autre temps venir fragiliser les efforts de protection d'une espèce, qui en France, s'efface du ciel de nos territoires», a-t-il ajouté.
À l'inverse, la Fédération nationale des chasseurs a salué «une étape majeure pour l'avenir des chasses traditionnelles».
«Je suis heureux pour les chasseurs qui font vivre ces traditions et pour la préservation de ce patrimoine culturel!», s'est réjoui son président, Willy Schraen, cité dans un communiqué.
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Dépôt d'un recours européen par la LPO
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