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Colère sociale : Laurent Nuñez conteste que des forces de l'ordre aient protégé l'ultradroite en marge des manifestations
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Le Figaro Actualités2 hours agoPolitics3 min readFranceView translation

Colère sociale : Laurent Nuñez conteste que des forces de l'ordre aient protégé l'ultradroite en marge des manifestations

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dément toute protection des groupes d'extrême droite après des critiques virulentes de La France Insoumise.

Quick Look

  • Des vidéos montrent des militants d'ultradroite agressant des manifestants samedi 24 octobre dans plusieurs villes françaises.
  • LFI accuse la police de complaisance, ce que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dément fermement, évoquant des poursuites.

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Why It Matters

Des manifestations sociales ont eu lieu samedi 24 octobre, marquées par des tensions entre mouvances d'ultradroite et d'ultragauche.

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Policiers et gendarmes ont-ils laissé les militants d'ultradroite s'en prendre à des manifestants samedi 24 octobre ? «Non, certainement pas», soutient le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, alors que LFI accuse les forces de l'ordre d'avoir «protégé les milices d'extrême droite».

Sur des vidéos, diffusées sur les réseaux sociaux, on voit des hommes, considérés comme appartenant à la mouvance d'ultradroite, s'en prendre à des manifestants pacifiques dans les cortèges. Ces agressions ont eu lieu à «Nice, Montpellier, Nancy, et encore une dizaine d'autres» villes, selon le ministère de l'Intérieur.

À Rouen, dans une vidéo diffusée par le média en ligne Blast, des militants d’ultradroite, le visage dissimulé pour certains, frappent des manifestants. Des policiers interviennent, mais laissent les agresseurs repartir. Ces derniers entonnent ensuite : «Rouen, Rouen, nationalistes» et «La rue, la France, nous appartient». À Nancy, un groupe de personnes cagoulées s’en prend à des manifestants, leur lance des projectiles, puis, en chantant la Marseillaise, ils se placent derrière des gendarmes mobiles qui interviennent en direction du cortège, selon une vidéo postée sur le site de Libération.

À Nice, une centaine de «militants d'ultradroite masqués» ont convergé vers le centre-ville pour «affronter physiquement les manifestants», avait indiqué la préfecture. Onze personnes seront jugées, dont plusieurs présentent des antécédents judiciaires. Dans leurs voitures ont été saisis «masques, gants, gazeuses et matraques».

Des appels sur les réseaux sociaux, émanant «de nombreuses mouvances d'ultradroite», de personnes de «la mouvance identitaire» et «de nationalistes également, qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces» lors de la mobilisation sociale samedi, ont été détectés par les services de sécurité, a relaté sur RMC/BFMTV lundi Laurent Nuñez. Ces «groupes constitués» sont venus «principalement, en réalité, pour s'en prendre à la mouvance ultragauche, comme ils le font habituellement», a ajouté le ministre.

La présence de groupes identitaires lors de la journée de mobilisation samedi était un risque identifié par les services de renseignement, avait précisé une source proche du dossier. Policiers et gendarmes «sont intervenus à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher les affrontements entre l'ultragauche et l'ultradroite» lorsqu'ils constataient des rixes, a assuré Laurent Nuñez.

Mais l'attitude des forces de l'ordre, qui, sur les vidéos, n'interpellent pas les agresseurs, interroge et a suscité de vives critiques, notamment de la part d'élus LFI. «À Nice, toute manifestation était interdite. Sauf pour les fascistes qui ont pu se balader en ville armés de couteaux et de barres de fer pour agresser des passants. Le ministre Nuñez et le maire Ciotti les protègent-ils ?», a accusé sur X le député Insoumis Manuel Bompard.

«Oui la police tue. Oui la police a protégé les milices d'extrême droite ce week-end. Oui les violences policières et le racisme sont systémiques dans la police. (...) Il est temps de ramener la police dans le champ de la République», a commenté sur le même réseau social le député Insoumis Thomas Portes. «Non, on ne protège personne, certainement pas», s'est agacé Laurent Nuñez. «Je veux couper court à ces rumeurs : à aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés. À aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes», a-t-il affirmé.

Dans le contexte des manifestations, avec les risques de violences et de dégradations, «les militants d'ultradroite n'ont pas systématiquement été interpellés», avait expliqué Beauvau dimanche pour justifier l'attitude des forces de l'ordre. «Les policiers et les gendarmes avaient une mission, c'était d'éviter les pillages et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême gauche» pendant les cortèges, a insisté le ministre de l'Intérieur.

Il a demandé aux préfets de saisir la justice pour engager des poursuites pénales contre les membres d'ultradroite pour avoir constitué un groupe «en vue de commettre des violences» et a prévenu que «des conséquences administratives pourront également suivre», comme la dissolution de groupes. Les syndicats policiers contactés par l'AFP n'ont pas répondu ou n'ont pas souhaité commenter.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Saisine de la justice par les préfets pour poursuites pénales.

    Very likely · Within weeks

Open Questions

  • Quelles seront les suites judiciaires pour les militants identifiés ?
  • Y aura-t-il des dissolutions effectives de groupes d'ultradroite ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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