
La FAGE alerte sur la précarité étudiante croissante et réclame une réforme urgente des bourses face à une inflation de 25% depuis 2020.
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Le coût de la rentrée universitaire inclut les frais d'inscription, la mutuelle, le loyer, l'alimentation et les transports. Les bourses étudiantes ont augmenté de 10% depuis 2020 contre 25% pour le coût de la vie.
Les chiffres publiés mardi 2 septembre par la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes, sont sans appel : la rentrée universitaire n'a jamais coûté aussi cher. En 2026, il faut débourser un montant record de 3240 euros. C'est 13 euros de plus qu'en 2025, et 655,74 euros supplémentaires par rapport à 2020, soit une hausse de 25,38%. Cette somme inclut les frais spécifiques de rentrée, comme l'inscription ou la souscription d'une mutuelle, et les frais de la vie courante, tels le loyer, l'alimentation ou les transports. Selon la FAGE, une réforme des bourses étudiantes est nécessaire pour enrayer la précarité, car "elles n'ont augmenté que d'à peine 10 % depuis 2020, alors que le coût de la vie a bondi de 25%" précise sa présidente, Suzanne Nijdam.
Est-ce que le coût de la rentrée augmente pour les étudiants ?
Suzanne Nijdam : Il ne fait qu'augmenter depuis des années. On en est à plus de 3200 euros maintenant, et les politiques n’ont rien fait, au contraire, ils s’en prennent aux aides sociales.
"Pendant le Covid, on parlait partout de la précarité étudiante, tout le monde était outré, alors qu'on en était, entre guillemets, seulement à 2500 euros."
Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes
à franceinfo
Tous les étudiants ne sont pas dans la même situation financière. Mais c'est difficile même pour ceux qui viennent de classes moyennes ou CSP+. Ils ne sont souvent pas suffisamment aidés par leurs parents, qui s’opposent, par exemple, à leur choix de filière.
À combien les frais d’inscription à l'université s’élèvent-ils, et quels sont les autres frais ?
L’inscription coûte autour de 200 à 300 euros, mais les frais sont 16 fois plus élevés pour les étudiants qui viennent d’un pays hors Union européenne et qui voient les obstacles se multiplier, entre la hausse de leurs frais d'inscription, la suppression de leur aide au logement et le doublement des ressources exigées pour avoir un titre de séjour. Du coup, pour la majorité d’entre eux, les étudiants extracommunautaires ne peuvent plus étudier en France. Les autres frais, c’est notamment le matériel, dont le coût a augmenté de manière exponentielle dans certaines filières. Cela peut atteindre 800 ou 900 euros, alors que c’est illégal de demander aux étudiants d'assumer ces frais supplémentaires. Normalement, c’est à l’université de le fournir, pourtant, il y a encore énormément de filières, notamment dans le public, qui obligent les étudiants à le faire.
Au-delà des frais universitaires, comment les étudiants s’en sortent-ils ?
Le logement, c’est 637 euros en moyenne, plus de 50% du budget des étudiants. Ils sont forcés de faire des choix, se loger ou se nourrir, payer le matériel pédagogique ou les transports, se nourrir ou réussir leurs études.
"Plus de 20% des étudiants ne mangent pas à leur faim, parce qu'il leur reste moins de 100 euros par mois après avoir réglé leur loyer."
Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes
à franceinfo
Ils se retrouvent dans le rouge, et ne peuvent ni se permettre la moindre sortie, ni se nourrir pendant le mois entier. Même avec la généralisation du repas à un euro, qui est nécessaire et qu'il faut pérenniser, ça devient impossible. Ce qu'on attend, c'est une réforme des bourses étudiantes. Elles n'ont augmenté que d'à peine 10% depuis 2020, alors que le coût de la vie a bondi de 25%. Il faut les indexer sur l’inflation et les annualiser, pour éviter que de plus en plus d’étudiants arrêtent leurs études chaque année.
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Poursuite des revendications syndicales pour une réforme des bourses.
Likely · Within months

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