Crise agricole : Arnaud Rousseau (FNSEA) appelle les consommateurs à soutenir les producteurs
Face aux conséquences d'un été difficile, le président de la FNSEA demande aux ménages d'accepter une hausse des prix alimentaires pour sauver la filière française.
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Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, exhorte les consommateurs français à accepter une inflation alimentaire modérée pour soutenir les agriculteurs, durement touchés par les conditions climatiques estivales et la répartition des marges dans la chaîne de valeur.
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Why It Matters
Les agriculteurs français ont subi un été marqué par des conditions climatiques difficiles impactant les récoltes. La FNSEA souligne une répartition inégale des marges bénéficiaires au sein de la chaîne alimentaire.
Après un été éprouvant pour les agriculteurs, les consommateurs sont appelés à la rescousse. Ce jeudi, le patron de la Fédération Nationale des Syndicats Agricoles (FNSEA) a rappelé au micro de BFMTV l’urgence d’obtenir des mesures concrètes pour aider les producteurs. «L’agriculteur doit savoir s’il sème son blé, qui a lieu la dernière semaine de septembre. L’éleveur doit savoir s’il faut acheter du fourrage ou se séparer de ses animaux».
Et le représentant d’appeler les ménages à accepter d’acheter des produits, y compris en moins bon état, pour soutenir les agriculteurs : «Après un été meurtrier, la production des fruits et légumes a été fortement impactée, les pommes qui arrivent dans quelques semaines subiront encore ces impacts», indique-t-il. Malgré les pluies récentes dans certaines zones comme le Finistère, la production des choux-fleurs et brocolis est aussi en péril.
Pour Arnaud Rousseau, il faut «changer la logique d’achat» : pour une boîte de haricots verts de 440g qui coûte 2,50 euros, ce sont «moins de 13 centimes qui reviennent aux producteurs. Le reste appartient à toute la chaîne de valeur», a-t-il calculé. Il appelle ainsi les consommateurs à «accepter l’inflation alimentaire», précisant que celle-ci, si maîtrisée, doit permettre de «garder une agriculture française». «Si votre brique de lait coûte moins d’un euro le litre, vous êtes en train de détruire la filière française», a-t-il insisté, estimant qu’«un peu d’inflation alimentaire n’est pas dramatique».
What to Watch
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Poursuite des débats sur les prix alimentaires entre producteurs et distributeurs.
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Open Questions
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