
Plus de 250 plaignants se sont mobilisés dans le cadre du recours citoyen « La Goutte d'eau » pour dénoncer les coupures et les pollutions.
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Le collectif La Goutte d'eau se mobilise depuis plus de trois ans contre les coupures d'eau et les pollutions au chlordécone en Guadeloupe. Des experts des Nations Unies ont alerté la France à plusieurs reprises depuis 2021 sur ces atteintes au droit à l'eau.
Une information judiciaire a été ouverte à Paris dans le dossier de la crise de l'eau potable en Guadeloupe, après le recours citoyen dit La Goutte d'eau, annonce jeudi dans un communiqué l'association Notre Affaire à Tous, qui a publié au mois de juin un rapport pour dénoncer les discriminations dans l'accès à l'eau en Outre-mer. Environ 250 plaignants ont rejoint cette action, aux côtés de plusieurs associations, dont Notre Affaire à Tous. Dans ce dossier, plusieurs juges d’instruction viennent d'être désignés au sein du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris, avec l’envoi d’avis aux victimes pour qu'elles puissent se constituer parties civiles.
"Le transfert du dossier au pôle de santé publique près du tribunal judiciaire de Paris va permettre de mobiliser les moyens d’investigation nécessaires et à la hauteur des enjeux de ce dossier pénal", souligne Me Emmanuel Daoud, l'avocat du collectif, dans le communiqué. "Notre Affaire à Tous entend se constituer partie civile dans le cadre de l’information judiciaire", précise ce vendredi à l'Agence Radio France l'une des avocates de l'association, Me Claire Deniau.
"Une avancée majeure"
"Cette décision marque une avancée majeure pour les habitantes et habitants de Guadeloupe mobilisés depuis plus de trois ans pour obtenir la vérité sur l’accès à l’eau potable et sur sa qualité", écrit Notre Affaire à Tous. Le collectif La Goutte d'eau se mobilise depuis plus de trois ans pour "faire la lumière tant sur les coupures d’eau que sur les pollutions persistantes, notamment au chlordécone, qui affectent l’ensemble du territoire".
Plus de 250 plaignants ont rejoint cette action, selon l'association, aux côtés de Kimbé Rèd FWI (French West Indies), la LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) et Notre Affaire à Tous (NAAT) : "Toute personne concernée par la crise de l’eau en Guadeloupe peut désormais se constituer partie civile pour faire reconnaître sa qualité de victime, demander réparation et indemnisation de ses préjudices et participer à la recherche de la vérité et des responsabilités", poursuit le communiqué.
Depuis 2021, "plus de 70 experts des Nations Unies ont alerté une dizaine de fois la France sur les atteintes graves au droit à l’eau potable en Guadeloupe, appelant à des mesures d’urgence, à la justice et à des réparations pour les victimes", précise le communiqué.
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Constitution de partie civile des victimes
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