
En Picardie, des familles subissent des tentatives d'extorsion violentes liées à des cryptomonnaies, souvent basées sur des données volées ou obsolètes.
En Picardie, la section de recherches d'Amiens enquête sur des vagues d'extorsions violentes visant des détenteurs de cryptomonnaies sur la base de fichiers de données volées, parfois erronés ou périmés.
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La section de recherches d'Amiens fête ses cinquante ans et enquête sur les extorsions violentes liées aux actifs numériques.
Des fortunes supposées, des violences bien réelles. En Picardie comme partout en France, des familles subissent des tentatives d’extorsion de cryptomonnaies, parfois répétées par des équipes différentes. Certaines victimes ne possèdent pourtant que quelques centaines d’euros, voire aucun actif numérique. La section de recherches d’Amiens enquête sur ces agressions, dont le ciblage repose notamment sur des données personnelles volées, revendues ou devenues obsolètes. Focus aujourd’hui sur le travail de ces enquêteurs pas comme les autres.
Extorsions crypto : Des fichiers volés exposent plusieurs fois les mêmes familles
Le reportage du Courrier Picard consacré aux cinquante ans de la section de recherches d’Amiens décrit une mécanique de ciblage persistante. Selon l’adjudant David, référent régional crypto, des fichiers contenant les coordonnées de détenteurs circulent sur des marchés clandestins. Leur revente permet à des groupes sans lien entre eux de se présenter successivement chez les mêmes personnes.
À Arvillers, une habitante a subi quatre tentatives d’intrusion entre fin décembre et mi-janvier. Des hommes encagoulés et armés étaient persuadés qu’elle détenait une fortune. Son portefeuille ne contenait pourtant que 300 euros, que les agresseurs n’ont pas récupérés. Le reportage évoque des montants artificiellement gonflés dans les fichiers pour augmenter leur valeur de revente.
Les adresses peuvent également être périmées. À Grivesnes, un couple a subi plusieurs intrusions parce qu’il occupait l’ancien domicile d’un détenteur de cryptomonnaies. Lors d’une agression, les victimes ont été frappées et attachées avant que les malfaiteurs comprennent leur erreur. Une alarme installée ensuite a fait échouer une nouvelle tentative.
Ces dossiers montrent que le danger ne dépend pas uniquement du patrimoine réel. Une information erronée suffit à désigner une cible, tandis que la circulation du fichier entretient la menace après l’échec d’une première équipe.
La gendarmerie cherche à remonter des exécutants aux donneurs d’ordre
À Revelles, le 31 octobre 2025, trois hommes ont fait irruption dans une maison familiale pour réclamer les 200 000 euros de crypto que le père était supposé détenir. Un commanditaire suivait l’opération en visioconférence. Les agresseurs ont frappé plusieurs occupants avant de fuir sans butin. La famille a ensuite mis sa maison en vente.
Selon le même reportage, les donneurs d’ordre recrutent des exécutants sur Telegram ou Snapchat, avec des promesses de rémunération. Les participants ne se connaissent pas nécessairement et peuvent perdre tout contact après l’opération. Les enquêteurs exploitent notamment les téléphones, les traces ADN, les véhicules et les passages aux péages pour reconstituer leur parcours.
Lorsqu’un transfert a lieu, l’analyse de la blockchain apporte une piste supplémentaire. Sur les réseaux publics, les mouvements restent consultables, mais une adresse ne révèle pas directement l’identité de son détenteur. Les transferts successifs et la dispersion des fonds compliquent donc les investigations.
La section de recherches combine ce suivi avec les éléments recueillis sur le terrain pour remonter vers les commanditaires. Cependant, une interpellation ne fait pas disparaître les fichiers déjà diffusés : une autre équipe peut reprendre la même cible !

From October 5 to 9, 2026, the national gendarmerie hosted its “Crypto Workshop” in Lille bringing together investigators from 26 countries to strengthen their skills in tracing Bitcoin transactions and other digital assets, in a context of an increase in kidnappings linked to cryptocurrencies in France, with 47 cases recorded since January 2026 according to the Pnaco.

An English crypto trader known under the pseudonym "Realist" claims to have been tied up, threatened with death at knifepoint and robbed of $800,000 in cryptocurrencies and a Rolex during a homejacking in his house in the United Kingdom on the night of October 12 to 13, 2026. The attackers emptied his wallets and a Ledger, then fled with 346 SOL before the police were there. This incident highlights the rise in wrench attacks in the United Kingdom and reminds us that France remains an epicenter of crypto-kidnappings with 90 cases recorded in 2026.

Two armed, hooded men broke into the home of Lucas, a video game developer in Saint-Juéry, at the beginning of September to extort his cryptocurrencies. After threatening the couple with a gun and being hit with a rifle butt, Lucas resisted by using a tear gas canister, forcing the attackers to flee empty-handed. The incident is part of a series of attacks linked to cryptocurrencies in France, with more than 70 kidnappings recorded by the PNACO over the first eight months of 2026.

Ajay Shinjin, 25, was sentenced to two and a half years in prison in London for his part in a “SIM swap” fraud which enabled the theft of £200,000 in cryptocurrencies. The loot was spent on trips to Dubai and jewelry.

Three armed men robbed a villa in Nong Prue, near Pattaya, Thailand, stealing Rolex watches and forcing a foreign resident to transfer around $820,000 worth of cryptocurrencies under threat.

David J. Rush, former top CIA executive, pleaded guilty to $194 million fraud. He embezzled public funds by inventing a fake secret program and compromised a foreign source, using the money to acquire gold and luxuries.