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Le débat sur les retraites en France est marqué par des tensions entre défense du système par répartition et appels à l'introduction de la capitalisation. Parallèlement, des accusations d'antisémitisme visant Jordan Bardella, président du RN, ont été publiées par Mediapart, déclenchant une controverse politique et médiatique. Le gouvernement prépare le budget 2027, faisant l'objet d'une enquête pour fuites présumées de documents confidentiels.
Premier à être interrogé dans le cadre du grand oral sur l’épargne organisé par l’Afer, David Lisnard a estimé que le système actuel des retraites était «devenu une pyramide de Ponzi», à cause de «l’effondrement des naissances». «La révolution démographique change tout, il faut réinventer un système», a ajouté le président du parti Nouvelle Énergie et maire de Cannes, disant être favorable à l’introduction d’un système par capitalisation «obligatoire». Selon l’ex-LR, une retraite par capitalisation permettrait «de financer l’économie française», alors qu’«il nous manque du capital» aujourd’hui et qu’«il va y avoir une compétition sur les capitaux considérable».
«Il faut libérer l’épargne», a par ailleurs lancé David Lisnard, disant notamment vouloir «libérer les plans épargne en actions» (PEA). «Elle doit être stable, on doit avoir une visibilité dans la durée», a ajouté le président de l’Association des maires de France (AMF). «Aujourd’hui, l’efficacité de l’État et la solidarité nationale dépendent d’une réforme globale qui ne doit pas passer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Arrêtons d’imposer l’impôt sur l’impôt, ça ne marche pas», a-t-il développé.
L’Association française d’épargne et de retraite (Afer) organise ce mardi en cette fin d’après-midi un «grand oral» présidentiel, sur le thème de «l’avenir de l’assurance-vie et de l’épargne des Français dans la perspective du prochain quinquennat».
Si tous les candidats ont été invités, six prendront la parole, les uns après les autres : Jérôme Guedj, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, David Lisnard et Xavier Bertrand. Si Marine Le Pen était annoncée au programme, elle sera finalement représentée par l’un de ses proches. Trois grands thèmes seront abordés : l’héritage et la fiscalité, les retraites et la capitalisation, et l’épargne face à la dette publique.
La patronne des Écologistes Marine Tondelier a demandé que Jordan Bardella démissionne «de toutes ses fonctions», et l’Insoumis Manuel Bompard a jugé qu’il ne pouvait «plus jouer un rôle majeur dans la vie politique française».
«Dans cette histoire, il va y avoir un mort. Mais lequel ? Soit Mediapart a dit vrai, et dans ce cas-là, je ne vois pas comment Jordan Bardella (...) pourrait continuer une carrière politique (...), soit tout ceci est une vaste ’barbouzerie’, comme il le dit, et dans ce cas-là, Mediapart a pris un très gros risque», a estimé sur Radio J Julien Aubert, vice-président de LR.
Le parquet de Paris a indiqué mardi à l’AFP avoir ouvert une enquête pour violation du secret professionnel sur des fuites dans la presse autour de la préparation du budget 2027, après avoir reçu un signalement du Premier ministre.
Le 7 septembre, Sébastien Lecornu avait annoncé, de façon inhabituelle, saisir la justice après la publication d’informations dans Les Echos selon lesquelles le gouvernement envisageait de soumettre à cotisations une partie des primes d’intéressement, participation ou abondements des employeurs aux plans d’épargne.
Le signalement relevait que «deux articles faisant référence à des documents de travail provisoires et confidentiels relatifs à l’élaboration de la prochaine loi de finances pour l’année 2027» avaient été publiés, a rappelé le parquet, sollicité par l’AFP.
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ll est temps pour Édouard Philippe de se défaire des étiquettes qui lui collent à la peau. Il n’aime pas être présenté en «homme des 80 km/h», la limitation de vitesse sur les routes secondaires qu’il avait mise en place en 2018 depuis Matignon. Pas plus qu’il ne goûte le qualificatif d’«homme des 67 ans», au sujet de son projet sur les retraites. «Sur les réseaux sociaux, les attaques contre lui c’est “macronisme”, “80km/h” et “retraite à 67 ans”», regrette François Goulard, le trésorier de son parti, Horizons.
Ce mardi, le candidat à l’élection présidentielle, artisan de la réforme de 2020, abandonnée après l’épidémie de Covid-19, a précisé son plan : une augmentation progressive («en moins de dix ans») de la durée de cotisation (portée à 45 ans) et de l’âge de départ (porté à 65 ans). Il s’est fixé l’objectif de «retrouver l’équilibre de notre système par répartition», en défendant une réforme «responsable pour tous et juste pour chacun», explique-t-il sur un ton pédagogique, dans une vidéo mise en ligne sur YouTube.
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Prenant à son tour la parole devant les députés et sénateurs RN réunis à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a apporté son soutien à Jordan Bardella après les révélations de Mediapart sur des écrits antisémites qui lui sont attribués.
«Jordan l’a dit, nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en kevlar parce que là, c’est du lourd qui tombe. Je vous avoue que la manipulation est légère comme un congrès de charcuterie.», a-t-elle lancé. La cheffe de file du RN a assuré que son parti ne comptait «pas se laisser faire». «Non seulement nous allons contre-attaquer, et saisir bien entendu la justice, mais nous allons démonter cette manipulation et nous saurons qui est derrière cette manipulation», a-t-elle affirmé.
Marine Le Pen a également salué l’attitude de Jordan Bardella, qui «assume cette attaque avec beaucoup de calme et beaucoup de dignité», selon elle. Elle a enfin vivement mis en cause Mediapart, qu’elle qualifie de «média militant d’extrême gauche assumé», estimant que cette affaire permettra de «démontrer la véritable nature» du site d’information. Marine Le Pen a aussi dit sa «confiance absolue» en Jordan Bardella, sous les applaudissements de la salle.
«Mais sachez qu’on va en prendre plein la poire, que le système va tout faire et nos adversaires feront absolument tout, y compris les trucs les plus dégueulasses qui soient, pour pouvoir tenter d’entraver cette dynamique», a-t-elle également déclaré.
Au lendemain des révélations de Mediapart sur des écrits antisémites qui lui sont attribués, Jordan Bardella a pris la parole ce mardi devant les députés et sénateurs RN réunis à l’Assemblée nationale. Le président du parti a de nouveau «formellement» contesté avoir tenu ces propos et annoncé vouloir mener «une bataille judiciaire».
«Il va falloir sortir les casques lourds, parce que la campagne sera longue, parce que nous allons être attaqués», a-t-il prévenu devant son groupe. Jordan Bardella estime que le RN fait désormais face aux «prémices d’une guerre totale» et à des «tentatives de déstabilisation de la campagne présidentielle» qui pourraient, selon lui, viser les responsables du parti «un à un». Revenant directement sur l’enquête de Mediapart, il a qualifié les accusations de «fallacieuses». «Ces propos et ces positions n’ont jamais été les miens», a-t-il assuré, affirmant avoir été, au cours de sa carrière politique, «mis à nu» et «passé au crible» sans que de tels éléments aient jusqu’ici été mis au jour.
Le président du RN a également avancé que cette affaire aurait «très certainement été préparée depuis plusieurs mois», dans l’hypothèse où il serait candidat à l’élection présidentielle. «Soit Mediapart a mis en œuvre une opération de barbouzes, soit une opération de barbouzes s’est montée à l’extérieur et Mediapart lui-même s’est fait enfumer», a-t-il accusé.
Jordan Bardella affirme par ailleurs avoir demandé, notamment par l’intermédiaire de son avocat, à consulter les documents sur lesquels repose l’enquête et assure que Mediapart a refusé de les lui transmettre. «Nous allons nous battre, je vais me battre sur le terrain judiciaire», a-t-il insisté, estimant que le RN était désormais confronté à «un feuilleton». Il a enfin vivement attaqué le site d’investigation, qu’il a qualifié de «journal d’extrême gauche, composé de fanatiques» qui useraient, selon lui, de «tous les moyens, y compris les plus déloyaux», pour empêcher le RN de remporter l’élection présidentielle. «Ils sont dans une guerre totale», a-t-il poursuivi. Il affirme également que les accusations d’antisémitisme ont pour «objectif» de le «tuer politiquement»
Édouard Philippe sort du bois sur les retraites. Ce mardi, le candidat à l’élection présidentielle est revenu sur sa proposition de réforme du système des retraites. Celui-ci souhaite ainsi, en cas de victoire, «porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l’âge de départ à 65 ans». Une réforme «responsable» et «juste» pour éviter une «crise financière», plaide-t-il.
«Des gens qui vous disent : Revenons à la retraite à 60 ans, tout ça est merveilleux, tout ça est formidable. Ces gens qui vous disent cela sont des charlatans», dénonce le candidat, dans une vidéo publiée sur YouTube. Cette piste n’est pas «une solution durable», juge-t-il encore. «On voit bien que il y a donc de plus en plus de retraités et de moins en moins d’actifs par retraité pour financer les pensions. Cet équilibre se fragilise. […] Mais si nous y tenons vraiment, nous devons assurer le financement de notre système, et c’est là que nous sommes en difficulté», explique Edouard Philippe.
Le candidat, qui refuse d’utiliser les «leviers» d’une hausse des cotisations, du recours à la dette ou ou d’une baisse des pensions, appelle plutôt à «progressivement travailler plus longtemps». D’abord, en portant «progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l’âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent». Mais «dans la réforme que je propose, un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans», ajoute-t-il. De même, «l’âge de la retraite des personnes en mauvaise santé n’évoluera pas, il restera à 55 ans pour les personnes en situation de handicap, à 60 ans pour les personnes en incapacité permanente et à 62 ans pour les personnes en invalidité».
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Autre modification d’ampleur, le maire du Havre entend «compléter notre système par répartition par un volet capitalisation. […] Je veux qu’elle devienne possible et obligatoire pour tous les salariés, car grâce à cela, tous les salariés seront associés à la valorisation du capital», développe-t-il. Les effets de ce changement ne sont pas attendus avant «15 ou 20 ans», et un plan d’épargne-retraite doit être mis en place pour chaque Français, également. «La question des retraites n’est pas une malédiction, c’est un sujet de société avant d’être un sujet financier», conclut-il ensuite.
Laurent Jacobelli a défendu Jordan Bardella après les révélations de Mediapart sur des écrits antisémites qui lui sont attribués. «Ma conviction est inébranlable. Jamais Jordan Bardella n’a tenu ces propos et j’en ai l’intime conviction», a assuré le député de la Moselle, affirmant que le président du RN est «vraiment en pointe pour la lutte contre l’antisémitisme».
Le porte-parole du RN a surtout concentré ses attaques sur Mediapart, qu’il qualifie de «tract militant d’extrême gauche». «On assiste là à la machine à fabriquer des boules puantes de début de campagne. On s’y attendait, probablement pas si tôt», a-t-il lancé, dénonçant une «opération militante», un «détournement de campagne» et un «hold-up des électeurs».
«La justice tranchera», a-t-il ajouté, alors que Jordan Bardella a annoncé engager une action en justice contre le site d’information.
Invité de France Inter ce mardi matin, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a dit avoir eu «une réaction de stupéfaction» après les révélations de Mediapart sur des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella. «Ces propos sont absolument révoltants. S’ils sont exacts, et c’est ce qu’affirme le journal Mediapart, ils démontrent une nouvelle fois que l’antisémitisme est l’ADN de l’extrême droite française», a-t-il déclaré.
«Si ces propos sont avérés, je crois que Jordan Bardella doit en tirer absolument toutes les conséquences, et qu’il ne peut pas jouer un rôle majeur dans la vie politique française», a poursuivi le député des Bouches-du-Rhône.
«Je pense que le peuple français doit comprendre que ce serait une folie de confier le pouvoir à une famille politique comme est le Rassemblement national aujourd’hui. Il n’y avait pas besoin de ces propos pour le savoir, mais ils en donnent à mon avis une nouvelle dimension», a-t-il ajouté.
«Ces propos prêtés à Jordan Bardella sont d’une gravité extrême. Ils reprennent tous les clichés de l’antisémitisme tels qu’inventés par la pensée d’extrême droite depuis 120 ans», a fustigé sur RTL ce mardi matin Jean-François Copé, maire LR de Meaux, après que le président du Rassemblement national (RN) a été accusé, hier par Mediapart, d’avoir tenu des propos antisémites et complotistes en 2013. Des écrits démentis par l’intéressé.
«Soit Mediapart n’est pas en situation de pouvoir le prouver, et dans ce cas ils rendent un service à Jordan Bardella. Soit Mediapart est capable de le prouver, en produisant des documents. Si cela est confirmé et démontré, la balle sera dans le camp de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, du Rassemblement national, qui depuis des années expliquent que le parti s’est dédiabolisé (…) Il faut que Marine Le Pen se positionne. Si les preuves sont là, ce sera plus compliqué pour Jordan Bardella de nier. Les limites de la dédiabolisation du RN sont dépassées depuis très longtemps. Simplement, beaucoup trop de gens font semblant», a ajouté Jean-François Copé.
«Je fais partie de ceux, chez LR, qui dénoncent depuis le début toute forme de connivence avec l’extrême droite. L’Histoire de France n’est pas une page blanche. Nous n’avons rien à voir avec le RN.»
Le premier ministre Sébastien Lecornu a promis 1,5 milliard d’euros supplémentaires aux départements dans le budget 2027 et proposé d’affecter à ces collectivités une partie de la contribution sociale généralisée (CSG), dans un courrier adressé lundi à leurs président(e)s. «J’ai voulu faire une exception en faveur des départements», écrit le locataire de Matignon dans cette lettre révélée par Le Monde et dont l’AFP a obtenu copie.
«Vos recettes progresseront ainsi au-delà de l’inflation : l’ensemble des départements disposera d’1,5 milliard d’euros supplémentaires», même s’ils devront tout de même participer à l’effort national de redressement des finances publiques, est-il ajouté. Le chef du gouvernement propose aussi de leur affecter «300 millions d’euros de CSG pour financer l’allocation personnalisée d’autonomie (APA)".
Les aides sociales, telles que le revenu de solidarité active (RSA) ou l’APA, représentent une part majeure et croissante des budgets des départements en France, absorbant une part très importante de leurs dépenses de fonctionnement. Le gouvernement présentera jeudi en Conseil des ministres une première copie de son budget pour 2027, laissant la main au Parlement pour tenter de trouver un compromis, à moins de sept mois de
AI outlook — possibilities, not facts
Jordan Bardella engagera une action en justice contre Mediapart pour diffamation.
Very likely · Within weeks
Le débat sur l'introduction de la capitalisation dans le système des retraites s'intensifiera durant la campagne présidentielle.
Likely · Within months
L'enquête du parquet de Paris sur les fuites de presse concernant le budget 2027 entraînera des convocations ou des mises en examen.
Possible · Within months

Prime Minister François Bayrou denounced Thursday the fact that young people are “reduced to slavery” to repay the debt accumulated by previous generations, during an intervention on intergenerational economic difficulties in France.

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