Diane Parry, dernière Française en lice à Roland-Garros, affronte Amanda Anisimova pour un huitième de finale
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Diane Parry, 23 ans, dernière représentante française à Roland-Garros, affronte Amanda Anisimova (6e mondiale) pour un huitième de finale, après avoir retrouvé sa dynamique positive grâce à un titre au Trophée Clarins.
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Un plafond de verre à briser. Après une saison sur terre battue morose, la Française Diane Parry a retrouvé, depuis trois semaines, une dynamique positive et le confirme sur ce Roland-Garros, égalant son meilleur résultat dans le tournoi avec un troisième tour déjà atteint quatre ans plus tôt. Elle affronte l'Américaine Amanda Anisimova, 6e joueuse mondiale et double finaliste en Grand Chelem, samedi 30 mai, pour une place en seconde semaine, porte d'Auteuil. Ses premières foulées sur l'ocre, cette année, ne présageaient pourtant rien de bon. La Niçoise de 23 ans a en effet perdu ses quatre premières rencontres disputées sur la surface en 2026, ne remportant aucun set entre la mi-avril et début mai à Rouen, Madrid, Saint-Malo et Rome. C'est au Trophée Clarins, à Paris, que le salut est venu il y a un peu moins de trois semaines. Cinq matchs et autant de victoires – dont une par forfait – pour décrocher le titre et, avec lui, un regain de confiance. "C'est très important, c'est ce qui me manquait, analysait-elle à la veille de Grand Chelem parisien. Je veux rester dans cette continuité-là tout en gardant les intentions que j'ai sur le court. C'est une semaine qui m'a fait beaucoup de bien." Alors que les Françaises ont accumulé les revers dans ce Roland-Garros, Diane Parry, dernière représentante tricolore encore en lice, s'applique à envoyer les siens dans les angles adverses, et à une main s'il vous plaît ! Une arme adoptée il y a plus de dix ans, et façonnée depuis, qui fait sa singularité en plus de lui conférer une sacrée puissance sur le court. Il y a quelques mois cependant, pendant l'intersaison, la 92e joueuse mondiale a pris le risque de modifier sa prise au retour de service, passant d'une à deux mains pour ce coup clé du tennis. Un changement qui commence à payer, comme elle l'expliquait la semaine dernière : "Avant, je retournais toujours en slice, parce que je n'avais pas le temps de changer ma prise par rapport à mon revers, et je n'étais pas trop satisfaite. Maintenant, avec la prise à deux mains, je peux bloquer et retourner plus vite." Une promesse attendue depuis longtemps A seulement 23 ans, Diane Parry dispute déjà son septième tableau final à Roland-Garros. Si elle a réussi à intégrer le top 50 (48e en 2024) entre-temps, la Française n'a pas encore confirmé tous les espoirs placés en elle au début de sa carrière, n'ayant encore jamais disputé une finale en simple sur le circuit principal. Sa meilleure performance reste une victoire sur la Tchèque Barbora Krejcikova (1-6, 6-2, 6-3), alors 2e mondiale et tenante du titre, au premier tour des Internationaux de France, en 2022. Régulière – elle a atteint le troisième tour de tous les tournois du Grand Chelem –, la tombeuse de l'Ukrainienne Anhelina Kalinina et de l'Américaine Ann Li aux tours précédents vise un premier huitième de finale en Majeur. En face, Amanda Anisimova entrera sur le court avec l'étiquette de favorite : elle a remporté son premier tour (6-3, 6-1) face à la Française Tiantsoa Sarah Rakotomanga, et le deuxième sur abandon après avoir empoché 6-0 la première manche. Pas de quoi, pour autant, effrayer Diane Parry, qui croit dur comme fer en ses chances : "Les dernières semaines m'ont permis de retrouver de la confiance et mon niveau de jeu", assure-t-elle.






