
Grâce à une professionnalisation accrue, l'intégration de données et une expertise internationale, le badminton français a décroché ses premiers titres mondiaux.
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Le badminton français a été structuré par une fédération propre en 1979 et reconnu comme sport de haut niveau en 1990. La discipline a intégré le programme olympique en 1992.
Des premiers titres européens en 2024, un premier Super 750 (l'équivalent d'un Masters 1000 de tennis) la même année, une première victoire en World Tour Finals (l'équivalent du Masters) en 2025… Et désormais deux titres mondiaux depuis ce dimanche 23 août, grâce à la paire Thom Gicquel-Delphine Delrue et à Alex Lanier. Le badminton français, qui n'avait jamais atteint une finale mondiale avant ce dimanche, ne cesse de grandir et atteint même les sommets planétaires. Le fruit d'une professionnalisation depuis la reconnaissance tardive de la discipline.
Il a fallu attendre 1979 pour que le badminton soit encadré par une fédération propre en France, puis 1990 pour que la discipline soit reconnue comme un sport de haut niveau par le ministère des Sports, deux ans avant son entrée au programme olympique. A titre de comparaison, le tennis de table, structuré par une fédération française depuis 1927, avait été reconnu comme un sport de haut niveau vingt ans avant le badminton. "Le fait de passer sport olympique a permis d'avoir un appui, un autre regard des pouvoirs publics, pour démarrer", décrypte Cyrille Gombrowicz, directeur technique national, auprès de franceinfo: sport.
"Tout s'est mis en place progressivement par la suite, avec des pôles espoirs dans les régions, puis des clubs avenir pour former les joueurs repérés par notre système de détection", poursuit-il. Avec des résultats trente ans plus tard pour des joueurs formés par les clubs français, comme Thom Gicquel, Delphine Delrue et Alex Lanier, boostés par des évolutions apportées ces dernières années.
"Ce n'est pas en copiant l'Asie qu'on battra l'Asie"
"La fédération a fait énormément d'efforts pour être encore plus professionnelle. Le suivi s'est individualisé encore plus, et on a eu plus de datas aussi", souligne le tout nouveau champion du monde en simple messieurs, qui a créé l'exploit alors qu'aucun Français ne s'était aventuré en quarts de finale d'un championnat du monde en simple messieurs depuis la création de l'épreuve en 1977. Pour cela, la fédération de badminton a fait appel à Thierry Soler, ancien DTN du football américain et des sports de glace, en 2022.
"C'est lui qui nous a permis de faire un saut qualitatif en utilisant la data et en permettant aux entraîneurs de disposer d'outils pour changer leur pratique professionnelle : mieux travailler sur la construction à long terme de la performance, savoir comment se sentent les joueurs pour mieux calibrer les charges d'entraînement, mieux parler du style de jeu, des intentions de jeu...", énumère Cyrille Gombrowicz.
La FFBad n'a pas non plus eu peur de se tourner vers l'expertise étrangère pour progresser. Elle a fait appel à l'Espagnol Fernando Rivas, ancien coach de la championne olympique 2016 Carolina Marin, pour piloter son projet sénior. Le coach lituanien Kestutis Navickas encadre quant à lui les joueurs de simples. Et le couple danois Jeppe et Tinna Ludvigsen encadre les doubles après avoir fait ses preuves du côté de l'Allemagne, où ils avaient mené des paires de double vers l'or européen et des médailles mondiales.
Une internationalisation qui a paradoxalement contribué à redéfinir et à renforcer un "style à la française", selon Cyrille Gombrowicz. "L'école française repose sur des intentions de jeu. On a publié un ouvrage de 130 pages sur les Orientations technico-tactiques du haut niveau (OTTHN), qui est un outil de référence et une bible pour les coachs. Fernando Rivas est une personnalité forte, qui a permis que la voie choisie ne soit pas discutée. Ce n'est pas en copiant l'Asie qu'on battra l'Asie. C'est en utilisant nos propres atouts, en développant notre propre stratégie, qu'on va pouvoir y arriver", martèle-t-il.
De plus en plus habitués aux plus hautes sphères
Les derniers résultats aux championnats du monde lui donnent raison : Alex Lanier n'est que le quatrième joueur non-asiatique à remporter le simple messieurs des championnats du monde après trois joueurs danois, depuis la création de l'épreuve en 1977 et Thom Gicquel et Delphine Delrue forment la première paire non-asiatique à être sacrée en double mixte depuis 2009.
Leurs bons résultats dans les meilleurs tournois du circuit mondial depuis plusieurs années laissaient entrevoir la possibilité de décrocher ces médailles. "Ça fait cinq-six ans qu'on est sur les plus gros tournois de la planète, régulièrement. On avait déjà réussi à battre les très bonnes paires chinoises, mais là c'est la première fois qu'on bat les numéros 1 mondiaux, donc ça prouve qu'on s'habitue à ce style de jeu, à ce niveau, et qu'on arrive à le tenir", se réjouit Thom Gicquel.
En plus de ces confrontations plus fréquentes avec le gratin mondial, les Français profitent aussi d'une émulation au sein de collectif bleu. "Le fait que les joueurs accèdent à un certain niveau de performance, ça casse des plafonds de verre, ça donne confiance. C'est un cercle vertueux", souligne Cyrille Gombrowicz.
"On se pousse tous vers le haut. Si on veut être les premiers à marquer l'histoire pour le bad français, il faut gagner vite maintenant."
Delphine Delrue
en conférence de presse
"Il y a un peu d'égo. Quand on voit les autres performer, on a aussi envie d'être sur la plus haute marche", poursuit Alex Lanier, qui s'est bien inspiré de ses compatriotes dimanche.
À 22 ans, Arthur Fils devient le plus jeune Français à remporter un Masters 1000 en s'imposant à Cincinnati face à Frances Tiafoe. Après une blessure à Roland-Garros, il utilise les critiques comme motivation pour atteindre la 11e place mondiale.

L'équipe de France de cécifoot a remporté l'Euro 2026 à Strasbourg en battant l'Angleterre 1-0. Grâce à un but de Frédéric Villeroux, les Bleus conservent leur titre européen et confirment leur statut de champions paralympiques en titre devant un public nombreux.

Le Britannique Matthew Brennan (Visma-Lease a Bike) a remporté la deuxième étape de la Vuelta à Manosque. Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) conserve le maillot rouge de leader acquis lors du contre-la-montre inaugural à Monaco.

Le Paris SG a mal débuté la défense de son titre en Ligue 1 en s'inclinant face à Rennes. Sebastian Szymański a ouvert le score rapidement, suivi d'un second but de Lepaul, laissant les Parisiens en difficulté dès la première journée de championnat.
Alex Lanier est devenu le premier Français champion du monde de badminton en simple après sa victoire contre le Japonais Kodai Naraoka à New Delhi. Cette performance historique s'ajoute au sacre de Delphine Delrue et Thom Gicquel en double mixte.

Victor Wembanyama et l'équipe de France de basket affrontent la Serbie à Orléans ce dimanche. Ce match de préparation, crucial pour la cohésion du groupe, permet de tester l'association avec Rudy Gobert face à Nikola Jokic devant 10 000 spectateurs.