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Le Rassemblement national poursuit une stratégie de dédiabolisation depuis une quinzaine d'années, tandis que Mediapart a publié une enquête en deux volets attribuant à Jordan Bardella des écrits antisémites datant de 2013, ce que ce dernier dément. Le débat sur l'éducation dans les quartiers populaires et les contraintes budgétaires pour les entreprises s'inscrit dans le cadre de la préparation de l'élection présidentielle de 2027.
Invité dimanche du «Grand Oral BFMTV-Le Figaro», Dominique de Villepin s’est engouffré dans la brèche ouverte par Mediapart, qui attribue depuis le début de la semaine dernière à Jordan Bardella, dans une enquête en deux volets, des écrits antisémites datant de 2013. Ce que l’intéressé dément en bloc.
Le RN a beau avoir engagé un travail de « normalisation » et de « dédiabolisation » depuis une quinzaine d’années, l’entreprise reste, aux yeux de Dominique de Villepin, loin d’être achevée. « Il faudra beaucoup d’années, de temps et de preuves pour que cette réalité puisse devenir admise par tous », estime le septuagénaire. Jordan Bardella doit-il, selon lui, démissionner, alors que Marine Le Pen vient de lui renouveler sa « totale confiance » ?
« La responsabilité personnelle, c’est une chose ; le problème est celui d’un parti qui hérite d’une tradition, c’est un problème de système, pas de personne », élude l’ancien chef de la diplomatie. Avant d’ajouter : « Si on lance la chasse aux sorcières au RN, on n’en finira pas. »
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«Le pire, c’est de vouloir prendre ce mouvement pour ce qu’il n’est pas. Nous devons reconnaître qu’il y a aujourd’hui un problème dans les lycées, dans beaucoup de lycées. C’est plus vrai dans les quartiers populaires. Nous avons tardé à apporter de bonnes réponses», a déclaré sur BFMTV l’ancien premier ministre.
«Aujourd’hui, j’ai mesuré à quel point il y avait un enjeu de dignité. Quand les conditions matérielles ne sont pas satisfaites, quand des professeurs sont absents depuis le début de l’année…», a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé que l’effort demandé aux entreprises dans le cadre du projet de budget 2027 atteignait environ 10 milliards d’euros, soit moitié moins que le montant avancé par le Medef, dans un entretien à La Tribune Dimanche. «La somme avancée par le Medef de 20 milliards d’euros est inexacte. L’effort demandé aux entreprises est de l’ordre de 10 milliards en incluant une réduction à 5 milliards d’euros de surtaxe dans le cadre de l’impôt sur les sociétés et une contribution pour des grandes entreprises de fret maritime», a indiqué M. Lescure au surlendemain de la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2027.
Première organisation patronale, le Medef a estimé jeudi à «près de 20 milliards d’euros» les prélèvements et taxes touchant les entreprises dans le projet de budget, jugeant «qu’affaiblir encore les entreprises, c’est affaiblir le pays».
Le Mouvement des entreprises de France (Medef) a dénoncé «la multiplication des taxes» sur différents secteurs figurant dans le projet du gouvernement : sur les autoroutes, les produits transformés sucrés, le transport maritime, les conventions d’assurance automobile ou les complémentaires santé.
Entre les salles et les moyens techniques, les coûts d’organisation d’un meeting pour cette présidentielle ont nettement augmenté en raison de l’inflation, obligeant les candidats à s’adapter, voire à réduire la voilure de ce type d’événement. Face à ces prix en hausse pour toute la partie événementielle, poste de dépense parmi les plus importants en campagne électorale, certains candidats remettent une nouvelle fois en cause le plafond, fixé depuis 2009 à 16,851 millions d’euros au premier tour et à 22,509 millions au second.
Éric Zemmour, qui s’apprête à se lancer pour la deuxième fois dans la course à l’Élysée, a d’ores et déjà prévu de faire moins de réunions publiques qu’en 2022, lui qui avait pourtant été l’un des seuls, avec Jean-Luc Mélenchon à l’époque, à enchaîner les impressionnantes démonstrations de force militantes. Officiellement, c’était « très et trop prenant » selon son entourage, mais en réalité se pose aussi une question financière, pour lui comme pour les autres prétendants.
L’INFLATION CONTRAINT LES MEETINGS
Au lendemain de la nouvelle charge de Mediapart contre Jordan Bardella, ce proche de Marine Le Pen, membre de la direction de campagne, ne bronche pas. Il se sent très bien. « Rien n’a changé pour moi. Je ne suis absolument pas convaincu par ce qu’apporte Mediapart. Leurs preuves ne sont pas convaincantes. Donc, maintenant, on fait campagne et on parle aux Français », affirme-t-il, absolument imperturbable. L’homme va encore plus loin en lâchant : « Franchement, tout va bien. » Et dit ne penser qu’à une chose : le rendez-vous du 6 octobre prochain, quand Marine Le Pen détaillera les 125 milliards d’euros d’économies qu’elle entend faire.
Voilà l’ambiance qui règne parmi les stratèges de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, moins de vingt-quatre heures après le dernier article de Mediapart sur les propos antisémites qu’aurait écrits, en 2013, Jordan Bardella, alors âgé de 17 ou 18 ans et simple militant Front national. Dans ce nouvel article, publié jeudi à 18 heures, le journal en ligne a mis en scène ses « preuves ». Il publie des captures d’écran des messages qu’aurait envoyés Jordan Bardella à une autre personne sur la plateforme Messenger. L’interlocuteur du président du RN a demandé à Meta un téléchargement de cette conversation, dont l’extraction a été authentifiée par un huissier, selon Mediapart. Et puis il y a les éléments biographiques prouvant selon le média que l’auteur des messages était bien Jordan Bardella : une mère née en Italie, la mention d’une interview qu’il avait accordée au Parisien en 2013 ou encore l’échec au concours de Sciences Po.
FACE AUX ACCUSATIONS, LE RN FAIT BLOC
À la veille du dernier débat télévisé des candidats à la primaire, deux extraits de propos tenus par Raphaël Glucksmann, destinés à rester privés, ont été diffusés par Le Media, support en ligne proche de la gauche radicale. Ce dernier se trouve au côté du chef des députés socialistes Boris Vallaud et semble discuter avec des militants.
Dans un premier extrait, l’eurodéputé débriefe le débat du Medef fin août, auquel il avait participé avec six autres candidats à la présidentielle, dont Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. On l’entend dire que «sur les questions économiques», les deux candidats «étaient méga à la ramasse». «Je l’ai vu les yeux perdus Mélenchon, dans ce débat», insiste-t-il. «Qu’est-ce qui s’est passé derrière ?», poursuit-il. «Le Pen a ramené (le sujet du) voile» dans le débat politique. «Et lui (Jean-Luc Mélenchon, ndlr), il a remis l’abaya. Ils ont réagi en symétrie. On leur pisse dessus, on va pas rentrer dedans», s’enflamme-t-il.
Dans une seconde vidéo, l’eurodéputé s’en prend à sa concurrente dans la primaire de la gauche, Ségolène Royal, l’accusant d’avoir fait «la danse du ventre à Macron» ces dernières années alors que lui siège «depuis sept ans et demi au Parlement européen».
Les deux intéressés ont vivement réagi. Jean-Luc Mélenchon s’est étonné sur X de cette vidéo où «R. Glucksmann prétend qu’il me “pisse dessus”. Il y a peu, il annonçait qu’il allait me “plier”», remarque-t-il. «On voit comment il adopte la “méthode de la nuance” qu’il recommande et le “refus de la brutalisation du débat” qu’il proclame», dit-il.
De son côté, Ségolène Royal a déploré sur X «le sexisme consternant de cette remarque immature» et «une contre-vérité», affirmant qu’elle avait été «révoquée» de son poste d’ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique pour avoir «dénoncé la violence de la répression contre les gilets jaunes et refusé de (se) taire, comme le demandait Emmanuel Macron».
LIRE L'ARTICLE
«Je vais être élu ce soir. Tu vas l’apprendre à 20 heures, mais je te préviens», confie François Hollande à son père quelques minutes avant l’annonce officielle de sa victoire à l’élection présidentielle en 2012. «Je te plains quand même !», lâche aussitôt Georges Hollande, qui était d’un tout autre bord politique «à la droite de la droite». Il avait fait de ce point de vue «une bonne prophétie», s’amuse l’ancien président de la République. Pour lui, «agir n’était pas vain, mais douloureux.»
Durant 52 minutes, l’ancien chef de l’État répond ainsi aux questions de Vincent Trémolet de Villers, sur la nouvelle chaîne Youtube Empreintes. Il revient sur les ressorts de son ambition politique et sur ce qui l’a construit en tant qu’homme. Le pays de son enfance ? «Nous vivions à Rouen, dans le cabinet médical de mon père. Le lit dans lequel je me couchais le soir était le lit sur lequel il opérait ses patients», se souvient François Hollande, avant d’ajouter avec amusement : «Quand il avait du temps, il nous opérait avec mon frère pour se faire la main…».
Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à la campagne des élections présidentielles de 2027, et aux événements politiques récents.
Ce dimanche soir, se tiendra sur BFMTV l’ultime débat des cinq candidats de la primaire de la gauche, en pleine période de manifestations lycéennes. Raphaël Glucksmann, qui devance toujours ses adversaires dans les sondages, devra se défendre après la diffusion par Le Média d’une vidéo, dans laquelle il tance Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal.
Du côté du RN, deux jours après la publication par Mediapart d’éléments d’authentification des messages Facebook de Jordan Bardella, Marine Le Pen lui a renouvelé son soutien. Le RN nie toujours la véracité de ces propos, censés dater de 2013.
AI outlook — possibilities, not facts
Marine Le Pen maintiendra son soutien à Jordan Bardella malgré les accusations de Mediapart
Very likely · Within days
Le débat sur l'éducation dans les quartiers populaires gagnera en intensité durant la campagne présidentielle
Likely · Within weeks

During the left-wing primary, five candidates debated pensions, the high school crisis and accusations of anti-Semitic remarks targeting Jordan Bardella of the RN, relayed by Mediapart, while controversial videos by Raphaël Glucksmann were broadcast by Le Média.
During the first round of the presidential election in Brazil, Lula enjoyed broad support from indigenous communities, particularly in the Amazon, where residents denounced the impacts of forest fires worsened by El Niño and welcomed his policies in favor of indigenous peoples and environmental protection.

Iranian Oil Minister Mohsen Paknejad resigned on Sunday, replaced on an interim basis by Hamid Bovard, general director of the National Iranian Oil Company, according to a presidential decree. The resignation comes as the United States imposes a naval blockade of Iranian ports, hampering the country's hydrocarbon exports, amid heightened tensions after the Israeli-American attack in late February that sparked war in the Middle East.

Two days before a major high school mobilization, the candidates for the socialist primary debate youth, school and Parcoursup, while accusations of anti-Semitism targeting Jordan Bardella reignite tensions within the National Rally and polemical remarks by Raphaël Glucksmann on Ségolène Royal and Jean-Luc Mélenchon resurface.

During the left-wing primary, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal and other candidates clashed over questions of strategy and values, while controversial remarks attributed to Glucksmann on Mélenchon and Royal resurfaced. At the same time, Mediapart relaunches accusations against Jordan Bardella for anti-Semitic writings from 2013, which the RN denies, and Dominique de Villepin believes that the demonization of the party is not complete. On the economic front, Minister Roland Lescure specifies that the effort requested from businesses in the 2027 budget is 10 billion euros, compared to the 20 billion put forward by Medef. The costs of campaign meetings are increasing due to inflation, pushing some candidates to reduce their public events.

During the left-wing primary for the 2027 presidential election, tensions erupted between candidates after the broadcast by Le Média of private videos in which Raphaël Glucksmann criticized Jean-Luc Mélenchon and Ségolène Royal, while debates on the 2027 budget, electoral meetings and accusations against Jordan Bardella shook the French political scene.