Éducation : La France insoumise présente un «plan d'urgence» pour l'école
Le député Paul Vannier propose quatre axes majeurs, incluant des recrutements massifs et une gratuité totale de la scolarité.
Quick Look
Le député LFI Paul Vannier a dévoilé un plan d'urgence pour l'Éducation nationale, préconisant le recrutement d'enseignants, une hausse des salaires de 20%, la gratuité scolaire totale et un meilleur accompagnement des élèves handicapés.
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Why It Matters
Le système éducatif français fait face à des pénuries d'enseignants et des coûts de scolarité croissants pour les familles. Le parti LFI propose des mesures correctives dans le cadre de son programme politique.
Rendre l'école «réellement» gratuite, revaloriser les salaires et recruter des enseignants, investir dans l'adaptation au réchauffement climatique... Paul Vannier, député LFI, a présenté mardi les quatre grands axes du «plan d'urgence» pour l'éducation du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. «L'Éducation nationale est à un point de bascule, elle menace de s'effondrer», a alerté le député du Val-d'Oise mardi, jour de rentrée scolaire, insistant sur la nécessité d'agir «dès maintenant».
«Il faut recruter des enseignants et s'opposer aux suppressions de postes», a-t-il déclaré afin de «mettre fin au scandale des plus de 15 millions d'heures de cours non remplacées chaque année faute d'enseignants». Pour cela, le parti de Jean-Luc Mélenchon propose la mise en place d'un «plan pluriannuel de recrutement» et la création d'une session supplémentaire au concours «dès cet hiver», ainsi que la titularisation des «dizaines de milliers» de contractuels.
Sur la question des salaires, la France insoumise s'engage à les augmenter «immédiatement» de 20% dans la première année du quinquennat, en cas de victoire à l'élection présidentielle d'avril et mai. «Aujourd'hui, un enseignant commence sa carrière à 1,04 Smic, contre 2,2 dans les années 1980», a dénoncé Paul Vannier, affirmant qu'il est «impossible» de recruter des enseignants en nombre suffisant et de qualité «dans ces conditions».
Ces mesures seraient financées par les réformes fiscales
Par ailleurs, LFI plaide pour un «plan de gratuité» de la cantine, du périscolaire, des sorties, des fournitures et des manuels scolaires, alors que le «coût moyen de la scolarité d'un enfant pour une famille» s'élève à «488 euros» cette année. Cette «gratuité totale» représenterait un coût de 10 milliards d'euros par an. Le parti de gauche entend également accueillir «dignement» les élèves handicapés, alors que «50.000 d'entre eux ne disposaient pas d'accompagnement» l'année dernière. Cela implique une revalorisation des rémunérations des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH).
Open Questions
- Quelles réformes fiscales précises financeront ces 10 milliards d'euros ?
- Comment seront recrutés les enseignants en nombre suffisant ?






