
Les ministres de l'Intérieur Laurent Nuñez et de l'Éducation nationale Édouard Geffray seront auditionnés mercredi à l'Assemblée nationale sur la gestion de l'ordre public et le blocage des lycées, dans un contexte de mobilisations lycéennes ayant entraîné des centaines de blessés et d'interpellations depuis mi-septembre.
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Depuis mi-septembre, un mouvement lycéen de protestation se déroule en France, marqué par des blocages d'établissements, des violences et des interpellations, avec des bilans de blessés parmi les élèves, les forces de l'ordre et les personnels éducatifs.
Les ministres de l’Intérieur Laurent Nuñez et de l’Éducation nationale Édouard Geffray seront auditionnés mercredi par les députés à l’Assemblée nationale, le premier sur «la gestion de l’ordre public» et le second sur «le blocage des lycées».
Edouard Geffray sera entendu à 10 heures «sur le blocage des lycées» en commission des Affaires culturelles et de l’Education. Laurent Nuñez sera lui auditionné à 15 heures par les députés membres de la commission des Lois «sur la gestion de l’ordre public suite aux mobilisations lycéennes et la protection des personnes face aux violences».
Les deux ministres ont déjà longuement été interpellés lors des questions au gouvernement mardi, où les questions des députés ont largement porté sur ce mouvement lycéen, dont de nombreux députés à gauche dénoncent la «répression».
Depuis le début du mouvement mi-septembre, 215 élèves ont été blessés, une majorité «soit dans le cadre d’accidents», «soit par le fait d’autres individus extérieurs», selon Matignon. 715 policiers ou gendarmes ont aussi été blessés, de même source.
Le ministre de l’Education a lui déploré mardi que les revendications lycéennes aient été «confisquées» par des «violences inqualifiables».
«Nous avons eu 85 personnels (...) qui ont été blessés en l’espace de huit jours, et c’est inédit dans l’histoire de l’éducation nationale. Et nous avons 24 bâtiments qui ont été saccagés et incendiés», a-t-il dénoncé.
«Nous avons par conséquent 30.000 élèves qui sont privés de cours, parce que certains ont encouragé ou ont légitimé sous quelque forme que ce soit, la violence», a-t-il ajouté alors que LFI est largement pointée du doigt par l’exécutif qui l’accuse de «bordeliser le pays» avant la présidentielle.
Au total, 488 personnes ont été interpellées mardi lors de la nouvelle journée de mobilisation du mouvement des lycées et 43 membres des forces de l’ordre ont été blessés, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Depuis le 28 septembre, selon Beauvau, 6547 personnes ont été interpellées dans le cadre de ce mouvement.
Pour cet «acte III» de colère lycéenne, 266.000 personnes ont défilé dans les rues, dont 56.000 à Paris, selon le ministère. Ils étaient 450.000 à avoir battu le pavé dans tout l’Hexagone, dont 100.000 dans la capitale, selon les organisations lycéennes et étudiantes.
Lors d’un point de presse à l’issue de la manifestation parisienne, le préfet de police Patrice Faure a fait état de 32 interpellations dans l’après-midi à Paris et de 58 dans la matinée dans l’agglomération parisienne.
Estimant que c’était «assez peu», le préfet de police a fait valoir que cela montrait que «quand la manifestation est organisée, quand on définit un parcours (...), tout peut se dérouler dans le calme dans le respect de la Constitution, dans le respect des biens et des personnes». Il a déploré «14 blessés» : un policier (blessé par un pavé reçu sur la nuque), un pompier, et 12 manifestants dont un «tombé de cinq mètres» de la statue de la place de la République. «Il est tombé tout seul en se mettant en danger en montant» sur le monument, a-t-il dit, ajoutant qu’il était «très gravement blessé».
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Les auditions des ministres pourraient conduire à des annonces de nouvelles mesures concernant la sécurité dans les établissements scolaires ou la gestion des manifestations.
Likely · Within days
Le débat sur les responsabilités dans les violences lors des mobilisations lycéennes continuera d'alimenter les tensions politiques, notamment entre l'exécutif et les partis de gauche comme LFI.
Very likely · Within weeks
A fact-finding mission from the French National Assembly recommends banning the sale of energy drinks to under-16s and toughening regulations on ready-to-drink alcoholic beverages, given the risks to the health of young people.

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