
Le principal syndicat des chefs d'établissement rejette la proposition du gouvernement de mettre en place un temps de démocratie interne, alors que la contestation lycéenne et étudiante se poursuit avec de nouvelles mobilisations prévues.
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Le mouvement de contestation lycéen a débuté mi-septembre pour réclamer de meilleurs moyens pour l'éducation, la suppression de Parcoursup et de meilleures conditions d'études.
Le principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN-UNSA, refuse de mettre en place la journée banalisée d’échanges annoncée par le gouvernement pour apaiser la contestation lycéenne, a indiqué mercredi son secrétaire national estimant que ces temps de concertation ne permettront pas de répondre aux problèmes de fond.
Interrogé sur les temps d’échange de «démocratie interne» annoncés par le gouvernement, Nicolas Bonnet, secrétaire national du syndicat et proviseur du lycée professionnel Henri-Brulle de Libourne, a indiqué sur franceinfo que les chefs d’établissement ne comptaient pas les organiser dans l’immédiat, tant que «le climat n’est pas serein». «Je crois que, pour sortir de cette crise, il faudra autre chose que de simples temps de concertation», a continué le responsable syndical.
Il a rappelé que les revendications des lycéens rejoignent largement celles portées par les chefs d’établissement, citant notamment le manque de moyens, les emplois du temps jugés incohérents, le stress lié à Parcoursup ou encore les absences d’enseignants non remplacés.
«Il nous faut des moyens, il nous faut des professeurs», a déclaré Nicolas Bonnet, ajoutant qu’ils «existent», puisqu’«il y a un certain nombre de professeurs contractuels qui n’ont pas été réembauchés à la rentrée» et qui pourraient, selon lui, être mobilisés pour pourvoir les postes vacants. «Le président de la République doit s’emparer de la situation, il doit recevoir les jeunes, il doit les écouter et il doit donner un certain nombre de réponses», a-t-il exigé.
«Une méthode de diversion.» C’est en ces termes que le maire de Nice et patron de l’UDR Éric Ciotti a qualifié la proposition de Sébastien Lecornu de remplacer une partie des cours en fin de semaine par un «temps de démocratie interne». «Tout ça ne servira pas à un grand-chose», a-t-il ajouté, dénonçant un mouvement «manipulé par LFI, les casseurs et les mouvements islamistes».
«Il faut rétablir l’ordre avec la plus grande fermeté et arrêter les casseurs», selon Éric Ciotti qui a tenu à dire son «total soutien» aux «700 policiers et gendarmes» blessés lors des manifestations de ces derniers jours. Le maire de Nice appelle à «des sanctions pénales dissuasives» et à faire payer les familles des casseurs. «Je dirais même qu’on pourrait envoyer la facture à M. Mélenchon car il est derrière tout cela.»
Le patron du groupe UDR à l’Assemblée nationale a annoncé qu’il voterait le projet de loi casseur-payeur du gouvernement, tout en l’amendant. «La limite du paiement aujourd’hui c’est 10.000 euros. Un lycée qui brûle, c’est 30 ou 40 millions d’euros. J’ai déposé une proposition de loi qui est beaucoup plus ferme», a rappelé Éric Ciotti. «La totalité des dégâts doit être payée.»
«Dans la vie il faut travailler», a-t-il ajouté alors que les lycéens se plaignent du rythme 8 heures - 18 heures. «Si on commence au moment du lycée à ne pas travailler…» Pour Éric Ciotti, le «système éducatif est en train de s’effondrer. (…) On est le pays qui consacre le plus de moyens dans l’éducation et on a un pays qui s’effondre !»
Comment faire baisser le niveau de violence qui accompagne le blocus des lycées ? Nicolas Isnard, le maire LR de Salon-de-Provence et le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, a bien son idée. « Il faut interdire momentanément l’accès aux réseaux sociaux, ceux que les jeunes utilisent pour lancer des actions contre des établissements, le corps enseignant. Tous les tracts et vidéos diffusés sur ces circuits ont un effet amplificateur et poussent les jeunes à commettre des exactions », dénonce-t-il.
Avec une mise hors service provisoire de ces réseaux, l’élu est persuadé que le lycée de sa ville n’aurait pas été incendié samedi dernier. Un blocage qui aurait également empêché la circulation sur le web d’un tract demandant l’exécution d’un enseignant de sa région. Sur ce document, depuis retiré, on y lit des récriminations dérisoires : « trop de devoirs, pas assez de temps pour manger ». Mais aussi un véritable appel au meurtre : « Tuons-le, brûlons-le. »
«Nous sommes face à un mouvement social de grande ampleur», a estimé le député du Nord, Sébastien Chenu, sur RTL ce matin. «Mais il est manipulé, organisé par l’extrême gauche et de l’autre côté des revendications auxquelles il faut être attentif. […] Pour les entendre, il faut anticiper les choses et ce gouvernement est là depuis 10 ans», a-t-il regretté.
Pour y remédier, le député propose de «revaloriser la rémunération des enseignants de 3%», mais également de «rompre avec la logique de Parcoursup». «Il faut aller plus vers l’apprentissage et sortir du dogme selon lequel il faut envoyer tous les bacheliers en faculté. Nous devons favoriser l’orientation plus tôt, afin de faire entrer des jeunes sur le marché du travail».
Depuis une semaine, l’arrière-plan est le même : poubelles enflammées, élèves et proviseurs agressés, terroristes islamistes acclamés, raps antisémites proclamés, police attaquée et, dans le chaos, trop de gamins blessés. Dans un tel climat, peut-on continuer à débattre tranquillement de la vétusté des bâtiments, de l’absence des professeurs, des « violences symboliques » que sont le fait de se lever tôt chaque matin, des « microagressions » que subiraient les élèves qui ont un trou de deux heures dans leur emploi du temps ?
Une mobilisation lycéenne sous haute surveillance. Émaillée une fois encore de violences et de débordements. Ce mardi 6 octobre, à l’appel de l’Union syndicale lycéenne (USL) et de l’Union étudiante, se tenait l’acte III du mouvement de contestation des lycéens. Entre 450.000 personnes et 256.000 personnes ont manifesté en France, dont 56.000 à Paris. Au total, 488 personnes avaient été interpellées en fin de journée, et 43 membres des forces l’ordre ont été blessées.
Sans attendre la fin de journée, le premier ministre Sébastien Lecornu a promis devant l’Assemblée nationale de « corriger » ce « qu’on (pouvait) corriger » sur Parcoursup. Il a aussi annoncé une suspension des cours en fin de semaine dans les lycées pour organiser un « temps de démocratie interne ».
Retour en classe ou poursuite des blocages des lycées ? L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à poursuivre les blocages mercredi, et à de nouveaux cortèges jeudi, pour un «acte 4», à Paris et dans d’autres villes.
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Poursuite des mobilisations et manifestations pour un acte 4
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Faced with the violence linked to the blockade of high schools, Nicolas Isnard, LR mayor of Salon-de-Provence, calls for a temporary ban on social networks to stop the amplifying effect of abuses and calls for murder.

Despite the government's call for calm, high school and university students remain determined to continue mobilizing for a better public education service, by preparing new actions until October 17.

The main principals' union refuses the day of consultation proposed by the government to appease the high school protests. After a day of demonstrations punctuated by violence and hundreds of arrests, divided unions and political parties disagree on the management of the crisis.

An intelligence note from the Paris police headquarters indicates that the blockades of high schools have their origins in the exploitation of student union structures and movements close to the extreme left, notably LFI. Furthermore, Nathanaël Combary, president of the board of directors of Renouveau lycéen and member of Renaissance, is the target of accusations from Jean-Luc Mélenchon, while the Ministry of the Interior generalizes the suspension of driving licenses for using a telephone while driving, following 3,515 road deaths in 2025.

Individuals disrupted videoconference classes in five high schools in the Alpes-Maritimes using pseudonyms linked to terrorism. The Nice rectorate and public prosecutor's office have opened investigations for advocating terrorism and insults.

The French government announces the generalization of the suspension of driving licenses for using the telephone while driving. This measure aims to strengthen road safety after the death toll of 3,515 on the roads in 2025.