
Plusieurs villes instaurent des couvre-feux pour les mineurs et des interdictions de manifester en centre-ville à l'occasion de l'acte III contre la vie chère et de la nuit d'Halloween.
Plusieurs grandes villes françaises, dont Paris et Lyon, déploient des mesures strictes et des couvre-feux pour l'acte III des manifestations contre la vie chère et la nuit d'Halloween, sur fond de craintes de violences urbaines.
AI-generated summary
Des manifestations contre la vie chère se déroulent en France, suscitant des craintes de violences et entraînant des mesures de restriction.
À Lyon, le centre-ville est de nouveau déserté et barricadé à Lyon en vue de l’acte III des manifestations contre la vie chère. Contrairement au samedi 24, une manifestation a été autorisée par la préfecture après plusieurs discussions avec les syndicats.
Le cortège s’élancera à 14 heures de la Manufacture des tabacs (Lyon 3e) pour rejoindre Jean Macé. Un parcours qui évitera le centre-ville de Lyon. Toutefois des appels aux rassemblements ont été repérés sur les réseaux sociaux dans d’autre partie de la ville laissant craindre à des débordements. Aussi un périmètre d’interdiction de manifestation et attroupement sur la voie publique a été renouvelé dans une très large partie de la ville de 6 heures à 23 heures.
Cette interdiction se poursuivra toute la nuit d’Halloween sur la presqu'île de Lyon. Par ailleurs, un couvre-feu sera instauré pour les mineurs à partir de 23 heures dans cette partie de Lyon.
Justin Boche, Le Figaro Lyon.
Plusieurs villes ont décidé de maintenir un couvre-feu ce week-end. La préfecture de police de Paris a ordonné vendredi un couvre-feu dans les secteurs de la place de la République et de Châtelet-Les Halles pour les nuits de samedi à dimanche puis de dimanche à lundi de 23 heures à 6 heures.
Les couvre-feux pour les mineurs non accompagnés instaurés du 19 octobre jusqu’à jeudi matin à Lille et dans trois autres villes du Nord (Douai, Denain et Wattignies), sont réintroduits de vendredi soir à dimanche matin, en incluant également cette fois-ci Valenciennes et Marly.
À Lyon, «compte tenu des risques de débordements au cours de la soirée du 31 octobre en lien avec les appels à la mobilisation qui circulent sur les réseaux sociaux et qui font référence à la fête d’Halloween», la circulation des mineurs non accompagnés de leur responsable légal ou d’une personne majeure, ainsi que leur présence sur la voie publique seront interdites de samedi 31 octobre 2026 à 23 heures au dimanche 1er novembre à 6 heures, dans le périmètre restreint d’une partie de la presqu’île.
Avignon est également concerné. «Un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés d’un majeur dans l’intramuros et dans les zones commerciales Aushopping, Capsud et Mistral7 de 18h à 6h du matin dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre», écrit la préfecture sur Facebook.
Dans les Bouches-du-Rhône, un couvre-feu ciblant les personnes mineures est instauré de 23 heures à 5 heures sur certains secteurs de Marseille, Aubagne, Cabriès et Les Pennes-Mirabeau.
En Isère, un couvre-feu général sera ordonné à Grenoble. «Du samedi 31 octobre 23 heures au dimanche 1er novembre 6 heures dans plusieurs secteurs du centre-ville de Grenoble et les zones commerciales de Grand Place (Grenoble), Comboire (Échirolles) et Neyrpic (Saint-Martin d’Hères).»
Un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés a été ordonné samedi soir à partir de 20 heures dans le centre-ville de Bordeaux, de même qu’une interdiction de regroupement.
À Tours, «la circulation des personnes sera interdite» dans plusieurs quartiers du samedi 31 octobre à 19 heures au dimanche 1er novembre à 5 heures , a précisé la préfecture d’Indre-et-Loire sur X.
La Fage, fédération des associations générales étudiantes en France, a dénoncé «une nouvelle entrave au droit de manifester» après l’interdiction du parcours parisien initial par le Conseil d’État samedi.
«Nous dénonçons une nouvelle entrave au droit de manifester, une grave remise en cause de notre droit à exprimer nos revendications et plus largement une mise en danger volontaire des cortèges», écrit la FAGE dans une réaction transmise à l’AFP.
«L’intersyndicale (jeunesse) va se réunir pour décider des suites de la mobilisation», poursuit la fédération.
Dans une ordonnance consultée par l’AFP, le Conseil d’État a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, qui avait été interdit par la préfecture de police. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.
«L’interdiction de cet itinéraire et la proposition d’un itinéraire alternatif (...) permettant de préserver la pleine liberté de manifester ainsi que la visibilité des revendications sur un parcours sécurisé jusqu’à sa dispersion et, par une meilleure allocation des forces de sécurité, de limiter les risques d’exactions en marge du rassemblement (...) apparaît nécessaire et n’est ni inadaptée ni disproportionnée», argue de son côté le Conseil d’État.
Plus de 40 stations du métro parisien seront fermées samedi dans plusieurs secteurs du centre et de l’est de la capitale. Les premières fermetures interviendront dès 5h30 dans les quartiers des Champs-Élysées, de la Concorde, des Invalides et de l’Assemblée nationale, selon les informations disponibles vendredi soir sur le site de la RATP.
À partir de 9 heures, les restrictions s’étendront à plusieurs stations situées le long du parcours de la manifestation et dans des pôles majeurs de correspondance, notamment autour de Bastille, République, Strasbourg-Saint-Denis et de l’Opéra.
De nouvelles fermetures sont prévues en fin de matinée puis à partir de midi dans l’est parisien, autour de Nation et de Porte Dorée, ainsi que sur la rive gauche, dans les secteurs de Saint-Germain-des-Prés, Odéon et du Quartier latin.
Le trafic sera également perturbé sur le réseau de tramway à partir de 11 heures, avec des interruptions sur des sections des lignes T3a et T3b autour de Porte de Vincennes. En soirée, les stations Châtelet et Les Halles fermeront à leur tour à partir de 20H00, tandis que la circulation sera interrompue entre Châtelet et Hôtel de Ville.
Les opérateurs de vélos et trottinettes en libre-service ont également pris des mesures préventives.
Des dizaines de milliers de jeunes Allemands sont attendus samedi 31 octobre dans plusieurs grandes villes du pays pour réclamer notamment davantage de moyens pour l’éducation, un mouvement inspiré des manifestations françaises sur fond de crainte de violences. À l’appel d’un collectif baptisé «Gen Z regelt» («la Génération Z s’en charge», en référence aux jeunes nés entre 1995 et 2012), quelque 160 000 personnes se sont inscrites jusqu’à présent en ligne pour manifester dans une trentaine de villes, dont Berlin, Francfort (centre) et Cologne (ouest).
Sur son site, «GenZ regelt» proteste contre la misère des écoles, la vie chère et l’éventuelle réintroduction du service militaire, et alerte sur le réchauffement climatique. «Nous sommes des apprentis, des lycéens, des collégiens et des étudiants. Nous nous sommes rassemblés via les réseaux sociaux car nous en avons assez que les jeunes non seulement ne soient pas écoutés», a déclaré lors d’une conférence de presse en ligne vendredi l’une des porte-parole du mouvement, Kaja Schwab, étudiante de 23 ans à Berlin.
« Y’aura des clowns tueurs contre des CRS ! » « Ryan », vêtu de noir et bonnet vissé sur la tête - mais visage parfaitement reconnaissable -, promet le pire pour l’« acte III » des manifestations, samedi 31 octobre : « Ça va être American Nightmare », met-il en exergue sous sa petite vidéo TikTok, faisant référence au film horrifique.
Cette pastille n’est qu’un élément parmi d’autres dans le brouhaha qui s’est emparé d’une jeunesse friande de mise en scène sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui s’amplifie depuis le début du mouvement lycéen auquel s’agrège désormais la colère de la France périphérique contre « la vie chère » et « la répression policière », avec l’« acte III » des manifestations.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réuni les préfets de zone pour les alerter sur un risque « très élevé » de violences urbaines samedi. La question des itinéraires des cortèges a beaucoup cristallisé les tensions. La préfecture de police de Paris a d’abord rejeté le trajet Bastille-Nation, proposé par la CGT et les autres centrales syndicales, avant de voir son arrêté d’interdiction suspendu par le tribunal administratif. En fin de soirée vendredi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez annonçait que le préfet de police de Paris allait faire appel de la décision judiciaire.
Quelque 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la nouvelle journée de mobilisation sociale prévue samedi, «un dispositif exceptionnel» reconduit, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, alertant sur une journée «à risque très élevé de troubles à l’ordre public».
Le dispositif de sécurité mis en place samedi dernier pour protéger les commerces et les centres commerciaux, eu égard «aux nombreux appels à commettre des pillages que l’on enregistre sur les réseaux sociaux, sera reconduit et amplifié», a assuré le ministre lors d’une conférence de presse sur la présentation du plan prévu samedi.
Les rassemblements seront autorisés mais «pas dans les centres-villes, où il y a des risques de troubles à l’ordre public», a poursuivi le ministre, soulignant que «la volonté et la velléité de commettre des dégradations» est «toujours là». «On ne tolérera aucun débordement», a averti le ministre, promettant une «extrême fermeté».
AI outlook — possibilities, not facts
Mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes samedi
Very likely · Within hours
Marine Le Pen's lawyers are sending a complaint to the Superior Council of the Judiciary to contest the statements of a former magistrate concerning her potential ineligibility for the presidential election.

Flavio Bolsonaro claims to have received orders from Lula's federal police to hand over his passports and not leave Brazil, following his electoral defeat against Luiz Inácio Lula da Silva.

Polish President Karol Nawrocki calls emergency consultations with the majority and the opposition after the police intervention at the Constitutional Court in Warsaw, against the backdrop of a major political crisis between the government of Donald Tusk and the nationalist right.

Polish President Karol Nawrocki is calling urgent consultations after clashes and the intervention of the police at the Constitutional Court in Warsaw, against the backdrop of a deep political crisis between the government of Donald Tusk and the nationalist opposition PiS.
Faced with the intensification of police repression during demonstrations in France, fear has taken hold, dissuading many vulnerable or regulated citizens from asserting their constitutional right.

The midterm elections in the United States take place on November 3. Voters are renewing the House of Representatives, a third of the Senate and many local positions, in a context of strong unpopularity for Donald Trump and clear favoritism for the Democrats.