Près de 1.500 actions sont prévues à travers le pays pour cette journée de mobilisation sociale. Les autorités tablent sur 150.000 manifestants en province et 40.000 à Paris.
Une journée de mobilisation sociale émaillée de cortèges sauvages et d'interpellations se déroule en France, sur fond de hausse des prix et de contestation du projet de budget, poussant les autorités à mobiliser les forces de l'ordre.
AI-generated summary
Appel à une journée nationale de mobilisation sociale et interprofessionnelle en France combinant revendications sur le pouvoir d'achat et résurgence des gilets jaunes.
A VOIR
11h34
Deux cortèges sauvages à Paris
En milieu de matinée à Paris, deux cortèges sauvages se sont formés entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour les disperser, a annoncé la préfecture de police (PP) en faisant état de 61 interpellations à 11 heures.
Le premier cortège, un rassemblement syndical, composé d'une centaine de personnes, selon la PP, s'est formé dans le secteur de la gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis.
Le second, composé de lycéens et d'une ampleur similaire, a débuté rue de Rennes, a complété la préfecture de police en précisant qu'à 11 heures, 61 interpellations et 589 contrôles préventifs avaient été réalisés et quatre amendes forfaitaires délivrées.
11h30
« Si on ne se mobilise pas, le gouvernement ne bougera pas », dit Roussel
Face à la hausse des prix du carburant, de l’énergie et un « budget de récession », « si on ne se mobilise pas, le gouvernement ne bougera pas », a déclaré samedi Fabien Roussel, le candidat communiste à l’élection présidentielle.
« Les Français ont peur, ils sont inquiets, ils ont raison […]. C’est pour ça que nous devons être très nombreux, paysans, salariés, lycéens, lycéennes, il faut que tous ensemble on arrive à être unis pour peser sur les choix du gouvernement » a ajouté M. Roussel, présent à un rassemblement de quelques centaines de personnes à Valenciennes (Nord).
« Alors qu’il y a des mesures fortes à prendre pour défendre le pouvoir d’achat des Français […], le gouvernement fait tout l’inverse » avec son projet de budget 2027 prévoyant 54 milliards d’euros d’économies, a encore estimé le chef du PCF. « C’est un budget de récession, c’est un budget qui va tétaniser l’économie, qui va tétaniser les entreprises, et surtout tuer la consommation », a-t-il martelé.
11h22
A l’université de Rouen, la piste criminelle privilégiée
L’incendie qui a ravagé tôt samedi un bâtiment de la faculté de lettres de Rouen à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime) est vraisemblablement d'« origine criminelle » au regard des « premières constatations » réalisées, a indiqué une source proche du dossier. D’après ces premières constatations, le feu est parti d’un tas de détritus devant l’entrée de l’établissement, a-t-on ajouté de même source. L’incendie, qui s’est déclaré vers 2h30, a dévasté deux étages du bâtiment 4, Michel Serres, de cette fac et réduit en poussière 300 m2 de toiture, selon une source policière.
11h11
La chaîne CNews réagit aux violences
«Informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence », a réagi la chaîne d'information qui est dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. « Nous déplorons toutes violences envers quiconque que ce soit pour nous ou pour nos confrères », a précisé la chaîne. « La liberté de la presse, essentielle à notre démocratie, repose aussi sur la possibilité pour chaque journaliste d'exercer son métier en sécurité, quelle que soit sa rédaction ».
11h03
A Paris, 40 interpellations en début de matinée, selon la préfecture de police
Les forces de l'ordre ont procédé samedi matin à Paris à 40 interpellations à la suite de contrôles réalisés pour faire respecter les arrêtés d'interdiction de manifester dans de larges secteurs de la capitale, selon un premier bilan de la préfecture de police.
Ces contrôles ont donné lieu à « 40 interpellations, essentiellement pour port de protections ou d'armes prohibées », a ajouté la préfecture de police. Elle a souligné qu'il avait été saisi « un faux brassard de police et un couteau ».
10h55
Le siège de CNews attaqué
Le siège parisien de CNews a été pris pour cible par une centaine de personnes samedi, à l'orée d'une journée nationale de mobilisation, a indiqué la préfecture de police de Paris, qui fait état de 21 interpellations. Aux alentours de 7 heures, une centaine « d'individus cagoulés » ont bloqué l'accès au parking devant le bâtiment situé dans l'ouest de la capitale et qui abrite également la rédaction d'Europe 1, a précisé cette source.
10h40
Blocage temporaire boulevard Prado, à Marseille
A Marseille, le grand boulevard du Prado a été momentanément bloqué par des poubelles et des trottinettes avant d'être dégagé par les CRS qui emboîtaient le pas aux manifestants.
« On est là pour protester contre des moyens déplorables qui sont donnés à l'éducation et contre les violences policières. La jeunesse, elle, dit : on a un message: on veut juste être éduqués dans de bonnes conditions », a déclaré Aude, étudiante, un masque sur le visage.
10h33
Dispersions à Lyon et à Feyzin
À Lyon, « un groupe de 40 individus a été dispersé » près d'un pont sur le Rhône reliant la Presqu'île au centre-ville, « après une tentative d'entrave à la circulation », selon la préfecture, et un groupe d'une dizaine de personnes dispersé aussi près de la raffinerie de Feyzin.
10h27
Petit barrage filtrant à Rennes
A Rennes, une vingtaine de personnes ont installé un barrage filtrant, avec des poubelles et des grosses palettes, aux abords d’un grand centre commercial.
Christophe, un artisan menuisier de 47 ans, un ancien gilet jaune, dit avoir été blessé en 2018 lors de l’acte trois par un tir de LBD. « Aujourd’hui, on en arrive à une répression sur nos propres enfants », s’indigne-t-il auprès de l’AFP.
10h17
Bally Bagayoko espère que ce samedi sera « le point de départ d’une dynamique plus importante »
Invité sur France Info, le maire LFI de Saint-Denis ajoute que : « L’objectif, c’est à la fois la convergence des luttes, des indignés et des générations. »
09h33
Le tracé la manifestation
Le parcours du cortège a fait l’objet de nombreuses et vives discussions avec la préfecture. Alors que les manifestants souhaitaient se rendre jusqu’aux lieux de pouvoir, cela a été refusé par la préfecture. Le rendez-vous a été fixé à 14 heures place de la République, en direction de la place de Clichy.
Côté lycéens et étudiants, ils pourront partir de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation, en passant par le boulevard Voltaire.
09h27
Quelque 1.500 actions sont prévues
Quelque 1.500 actions, manifestations ou blocages, sont annoncées dans toute la France sur le site Internet dédié : manifestations, rassemblements sur des ronds-points, symboles de la France périphérique et du mouvement des gilets jaunes de 2018-2019, barrages filtrants ou blocages pouvant toucher gares, ponts, péages, stations-service, raffineries et dépôts pétroliers.
09h16
Le retour des gilets jaunes
A six mois de l’élection présidentielle, l’appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes, qui avait marqué le premier mandat d’Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d’études et ramené en haut de l’agenda politique la question de la place offerte aux jeunes.
« Beaucoup n’ont pas encore le droit de vote, alors la rue, on la prend » et « Toucher aux enfants, c’est nous toucher tous », peut-on lire dans l’appel à mobilisation lancé sur le site 17octobregiletjaune.net, qui appelle aussi habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de points stratégiques.
09h00
La préfecture de Paris interdit plusieurs secteurs aux manifestants pour ce samedi
La préfecture de police de Paris a interdit, vendredi, les rassemblements et manifestations non déclarés dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale, notamment les Champs-Elysées, la place de la Concorde et les abords de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale. Ces restrictions, en vigueur de 7 heures à 22 heures, concernent également plusieurs grandes places parisiennes et les gares. Les contrevenants risquent une amende de 135 euros.
Les autorités ont par ailleurs modifié les itinéraires des deux principaux cortèges pour des raisons de sécurité. La manifestation organisée par Interfac IDF a été orientée vers un parcours République-Nation, rejeté par le collectif, tandis que le rassemblement des gilets jaunes et de l’intersyndicale devra emprunter un trajet entre République et la place de Clichy.
08h45
Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron « appelle au calme »
Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel « au calme et au respect ». Le président de la République a rappelé que le droit de manifester devait s’exercer dans le respect des personnes et des biens, sans « insulter » ni « casser ». Pour le chef de l’Etat, préserver cette liberté fondamentale implique d’éviter tout débordement ou acte de violence lors des rassemblements.
Emmanuel Macron a aussi réaffirmé son soutien au gouvernement et aux forces de l’ordre, confrontées selon lui à un climat de tensions croissantes. « Ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l’ordre », a-t-il souligné, évoquant les agressions dont policiers et gendarmes ont récemment été victimes. Le président a notamment dénoncé le comportement d’individus qui ne connaissent, selon ses propres mots, « que la violence et le désordre ».
08h30
Bonjour, et bienvenue dans ce nouveau Live
En cette journée de mobilisation sociale dans toute la France, la rédaction de 20 Minutes est sur le pont pour vous tenir informer sur les évènements. Les autorités ont revu à la hausse leur prévision de participation, évaluée désormais à 150.000 personnes hors agglomération parisienne, a-t-on appris vendredi de source policière. Les prévisions pour Paris se situent autour de 40.000 manifestants. Quelque 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont « en cours de structuration », a indiqué vendredi l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
La mobilisation sociale prévue le 17 octobre pourrait rassembler davantage de manifestants qu’initialement anticipé, les autorités tablant désormais sur 150.000 participants en province et quelque 40.000 à Paris, selon des estimations policières communiquées vendredi.
Les autorités recensent près de 500 actions potentielles à travers le pays, tandis que plus de 90 manifestations sont encore en préparation, selon l’entourage du ministre de l’Intérieur. Le gouvernement redoute des incidents dans les cortèges, particulièrement à Paris et dans les grandes métropoles, où des militants d’ultragauche pourraient, selon lui, chercher à provoquer des affrontements avec les forces de l’ordre.
Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel à l’apaisement. Tout en réaffirmant son attachement à la liberté de manifester, le chef de l’État a exhorté les participants à faire preuve de responsabilité, rappelant que l’exercice de ce droit devait s’accompagner du respect des personnes et des biens.
AI outlook — possibilities, not facts
Des rassemblements et des manifestations auront lieu cet après-midi à Paris et en province.
Very likely · Within hours
A national day of social mobilization on October 17 in France gave rise to demonstrations, blockages and tensions between demonstrators and the police in Paris, Lyon, Marseille and other cities, with numerous arrests.
Several demonstrations and incidents punctuated the national day of mobilization of October 17 in France, marked by tensions, arrests in Paris and in the provinces, as well as an attack on the headquarters of CNews.

Wild demonstrations and processions are taking place this Saturday in Paris, Rennes, Lyon and Bordeaux, leading to dozens of arrests, blockages and interventions by the police in the face of protean social protest.
High school students, yellow vests, climate activists and trade unionists are preparing a convergence of their demonstrations in France this October 17. More than 90 demonstrations are structured, while the government warns against blockages.

Faced with the political and economic situation in France, many young graduates, like Emile who left for Hong Kong, doubt the future and are hesitant to return to the country, against a backdrop of low confidence in the institutions.
A vast day of social mobilization and the return of the yellow vest movement led to thousands of demonstrators and actions in France, with tensions in Marseille, Lyon and Rennes and restrictions in Paris.