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La mobilisation lycéenne a commencé le 29 septembre avec l'acte 1, suivie des actes 2, 3 et 4 les 1er, 6 et 8 octobre. Elle porte sur diverses revendications comme l'état des lycées, les postes non pourvus, les emplois du temps chargés et l'angoisse liée à Parcoursup, contrairement aux mobilisations passées centrées sur le retrait d'une loi spécifique.
La mobilisation lycéenne entame sa troisième semaine de contestations, marquée par l’«acte 5» prévu ce mardi 13 octobre. Ce nouveau rendez-vous est déterminant avant le début des vacances de la Toussaint qui pourrait voir s’essouffler un mouvement déjà en perte de vitesse. Jeudi 8 octobre dernier, les rassemblements avaient réuni 71.500 manifestants partout en France selon le ministère de l’Intérieur, contre près de 256.000 personnes - toujours sur le territoire national - le mardi 6 octobre. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a estimé que «le mouvement reculait nettement dans ses effets sur l’ouverture des établissements, avec des foyers de perturbation désormais plus circonscrits».
Les élèves et syndicats espèrent donc relancer le mouvement et continuer de faire valoir leurs revendications. À quoi ressemblera cet «acte 5» de mardi (après «l’acte 1» du 29 septembre, l’«acte 2» du 1er octobre, l’«acte 3» du 6 octobre et l’«acte 4» du 8 octobre) ? Le Figaro fait le point.
À Paris, un cortège doit s’élancer à 14 heures depuis la place d’Italie (13e arrondissement) en direction des Invalides (7e arrondissement). D’autres villes se joindront au mouvement comme Marseille à 10h30, Nice à 14 heures et Poitiers à 14 heures, où des syndicats ont appelé à descendre dans la rue. Ces rassemblements devraient s’élargir aux personnels de l’Éducation nationale, sous l’impulsion du même groupe de six syndicats qui avait lancé la manifestation du 29 septembre dernier : la FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’action et SUD Éducation.
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Ce n’est certes pas la première fois que la France est le théâtre d’une mobilisation lycéenne, mais celle-ci présente des caractéristiques particulières. Elle est d’abord d’ampleur et ne se focalise pas sur la demande de retrait d’un texte de loi ou d’une mesure, comme ce fut souvent le cas par le passé, avec par exemple la mobilisation contre la loi Fillon (loi d’orientation sur l’école) en 2005, ou en 2006 contre le CPE (Contrat Première Embauche).
Les revendications actuelles sont diverses. On évoque à la fois le mauvais état de certains lycées, les postes d’enseignants non pourvus, mais aussi les emplois du temps à rallonge et l’angoisse suscitée par le dispositif Parcoursup, analyse Jérôme Fourquet, dans son nouveau livre Homo occidentalis, co-écrit avec le psychologue et psychanalyste Ruben Rabinovitch.
L'ANALYSE COMPLÈTE DE JÉRÔME FOURQUET
La mobilisation des jeunes doit se faire «dans le calme, dans l’ordre et dans le respect à la fois des personnes et des biens», a déclaré Emmanuel Macron lundi, à la veille d’une nouvelle journée d’actions et de grève en soutien au mouvement lycéen.
Leurs revendications sont «des sujets qui méritent du temps, de la concertation, de la discussion, du respect», a répété le président, en marge d’une visite au Mondial de l’Auto à Paris, ajoutant, à l’adresse de La France insoumise, que «dans plusieurs endroits, il y a eu une volonté de récupérer» la colère des jeunes.
«Le gouvernement avance (...) l’ensemble des ministres concernés sont sur le terrain aussi pour mener ce travail d’écoute, de concertation puis de décision», a-t-il assuré alors que le déploiement de 3000 professeurs remplaçants, annoncé la semaine dernière par l’exécutif, a débuté.
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Estimant n’avoir reçu «que des miettes», les lycéens appellent mardi à une nouvelle journée nationale de manifestations, alors que le gouvernement espère une décélération du mouvement à l’approche des vacances scolaires.
À Paris, la manifestation étudiante et lycéenne s’élancera à 14h00 de la place d’Italie pour rallier les Invalides, non loin de Matignon et du ministère de l’Éducation.
«Ils ne nous écoutent pas, on va les chercher», a annoncé l’Union étudiante sur X, alors que des organisations lycéennes et étudiantes demandent depuis plusieurs jours à être reçues par le premier ministre Sébastien Lecornu. Dans la capitale, un appel à une autre manifestation, de l’Hôtel de ville vers Matignon, non déclarée, circule sur les réseaux.
À l’appel de cet acte V, l’Union syndicale des lycéens exige toujours la suppression de Parcoursup - également réclamée par le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon - et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. Les manifestants espèrent faire la jonction avec la mobilisation «contre la vie chère», prévue samedi au premier jour des vacances de la Toussaint.
AI outlook — possibilities, not facts
L'acte 5 du mardi 13 octobre verra une participation inférieure à celle de l'acte 4 du 8 octobre mais supérieure à un seuil critique permettant de maintenir la visibilité du mouvement
Likely · Within days
Le gouvernement poursuivra sa stratégie de déploiement de professeurs remplaçants et d'appels au dialogue sans céder sur les revendications majeures comme la suppression de Parcoursup
Very likely · Within weeks

The high school mobilization begins its third week with act 5 scheduled for Tuesday October 13, marked by a drop in participation (71,500 demonstrators on Thursday compared to 256,000 on October 6). Unions and students hope to relaunch the movement before the All Saints' Day holidays, with processions in Paris, Marseille, Nice and Poitiers, while the government announces the deployment of 3,000 replacement teachers and Emmanuel Macron calls for calm and respect.

High school students are demonstrating in France against various problems such as the state of establishments, unfilled positions, busy schedules and Parcoursup, calling for a new national day of demonstrations on Tuesday, while the government tries to appease the movement with the deployment of 3,000 replacement teachers and calls for dialogue.

High school students will demonstrate Tuesday in Paris and several French cities for an 'Act V' of their movement, despite Emmanuel Macron's call for calm and the government's gradual responses, including the deployment of 3,000 replacement teachers in critical high schools.

The high school mobilization begins its third week with “act 5” this Tuesday, October 13. After a drop in participation noted on October 8, students and unions are trying to relaunch the movement before the All Saints' Day holidays.

The high school mobilization begins its third week with blockades of establishments. A new strike call is launched for Tuesday, as the government attempts to respond to demands through replacement announcements and a consultation.

The inter-union and high school students are calling for a new day of strike and demonstrations on Tuesday in France to defend education, despite government announcements and concerns around the medical internship competition.