
Le paysage politique français se fragmente à l'approche de 2027, entre discussions sur une primaire à droite, nouvelles propositions programmatiques de LFI et mobilisations sociales.
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Le paysage politique français se prépare pour l'élection présidentielle de 2027 avec des divisions marquées à droite et des tensions sociales croissantes.
Invité de CNEWS ce vendredi 6 novembre, le maire d’Orléans Serge Grouard déclare pour la première fois qu’il pourrait voter pour Marine Le Pen, candidate du Rassemblement National, si elle se retrouvait face à Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle. Il accuse notamment le leader des Insoumis de mettre «la pagaille partout dans le pays».
L’élu avait quitté le parti des Républicains en 2023, mais plaidait pour un accord de gouvernement avec le groupe macroniste plutôt qu’un rapprochement avec le parti d’extrême droite. Sa déclaration a été vivement critiquée par l’opposition de gauche au conseil municipal.
«Les choses s’accélèrent dans les discussions» sur les modalités et le calendrier d’une primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle, de sorte que ce processus pourrait aboutir «rapidement», a affirmé vendredi le candidat Renaissance Gabriel Attal.
«Il y a des discussions extrêmement nombreuses, extrêmement denses ces dernières heures et ces derniers jours, donc les choses sont en train de se préciser très rapidement pour que la primaire aboutisse rapidement», a estimé M. Attal après avoir visité l’usine Envision de batteries pour véhicules électriques près de Douai (Nord).
«Ceux qui feront le choix de rester en dehors de ce processus de rassemblement porteront la responsabilité de la division, et donc du deuxième tour entre La France insoumise et le Rassemblement national» à la présidentielle, a-t-il ajouté. Il a ainsi envoyé un nouveau coup de pression envers Edouard Philippe, le candidat Horizons qui refuse pour l’instant de se plier à une telle primaire.
A la peine dans les sondages, Bruno Retailleau s’est lui rallié cette semaine à l’appel de Gabriel Attal pour organiser une primaire élargie. Le candidat LR a estimé que ce scrutin pourrait avoir lieu pendant la première quinzaine de février «au plus tard», si Edouard Philippe acceptait d’y participer.
Quant au maire de Cannes David Lisnard (ex-LR), autre candidat déclaré à droite, il milite depuis longtemps pour un tel scrutin. Les trois quarts des sympathisants de droite et du centre (74%) sont favorables à l’organisation d’une primaire pour désigner un candidat unique à la présidentielle, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro publié jeudi.
Les trois organisations patronales représentatives entendront ensemble les candidats à la présidentielle sur leurs programmes économiques le 8 mars à Paris, ont-elles annoncé jeudi. Patrick Martin (Medef), Amir Reza Tofighi (les Entrepreneurs, ex-Cmpe) et Michel Picon (U2P) «ont souhaité auditionner ensemble les candidats à l’élection présidentielle, le 8 mars 2027», ont indiqué les trois organisations dans un communiqué commun.
Le patronat ne cache pas actuellement sa forte inquiétude sur la situation économique française et sur les efforts qui sont demandés aux entreprises. Les patrons espèrent que cette rencontre «permettra de confronter les propositions afin de répondre aux préoccupations des chefs d’entreprise, et de décrire leur vision de la stratégie économique de notre pays».
François Ruffin retirera sa candidature à l’élection présidentielle «si une solution se dégage pour battre Marine Le Pen au second tour» mais «il ne voit pas aujourd’hui» cette solution qui ne peut être selon lui Jean-Luc Mélenchon.
«Aujourd’hui, je suis candidat. Maintenant, que les choses soient claires, si une solution se dégage pour battre Marine Le Pen au deuxième tour, je serai pour», a déclaré vendredi le député de la Somme sur franceinfo.
Mais cette solution, «je ne la vois pas aujourd’hui», a-t-il aussitôt ajouté. Elle ne peut en tout cas, selon lui, venir de Jean-Luc Mélenchon, a-t-il jugé, en renvoyant «aux sondages de deuxième tour» qui donnent actuellement le candidat insoumis largement battu par la candidate RN.
En politique plus qu’ailleurs, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Celui de Donald Trump, lourdement sanctionné aux élections de mi-mandat par la perte des deux chambres du Congrès, comble en tout cas la gauche française.
De cette bérézina du chef de file du mouvement Maga la gauche tire un signal encourageant pour 2027. Au point d’en conclure que rien n’est écrit et que Marine Le Pen, donnée gagnante dans les sondages quel que soit le scénario, n’est pas imbattable. Ainsi de Manuel Bompard, le coordinateur de La France insoumise (LFI), convaincu que « c’est la mobilisation populaire qui permet de faire reculer l’extrême droite » et qu’il en ira de même « en France aussi ».
«On est les seuls à en avoir un», s’est targuée la responsable du programme de La France insoumise (LFI), Clémence Guetté, sur France inter. Dévoilé aujourd’hui, L’Avenir en commun contient «environ 1000 propositions». Parmi elles, le SMIC à 1700 euros, «des propositions nouvelles sur l’IA», comme «un moratoire» sur les data centers, sur «les nouveaux schémas familiaux», ainsi que «les maladies écologistes». Le mouvement insoumis défend une «politique de relance par la consommation populaire» et l’augmentation des salaires en taxant «ceux qui se sont enrichis».
Lors de son grand meeting au Bourget (Seine-Saint-Denis), demain, les députés «vont mettre en scène ce que changerait le programme», détaille Clémence Guetté, à travers «un court-métrage». Un nouveau slogan a été avancé par le coordinateur du parti, Manuel Bompard, sur Franceinfo «Liberté, égalité, solidarité».
Au lendemain de la grande journée de mobilisation du 5 novembre, François Ruffin réclame l’indexation des salaires sur l’inflation et une revalorisation du smic à 14%. «Aujourd’hui un tiers des Français sont sous l’eau. Les Français doivent pouvoir bien vivre de leur travail, et non pas survivre. La France est le pays d’Europe qui a le moins augmenté le smic ces dix dernières années», argumente le député de la Somme et candidat Debout! à la présidentielle.
François Ruffin propose deux solutions pour résoudre les soucis des Français sur le pouvoir d’achat : «baisser le coût du logement et revaloriser les salaires».
«On a une France du haut qui se gave et une France d’en bas qui se rationne» dénonce-t-il. «L’État doit penser pour les PME et les ETI et non par le CAC 40. Il faut cibler les subventions aux entreprises. On doit avoir un État qui pense par le bas, par l’industrie», explique-t-il.
Interrogé sur la grande journée de mobilisation qu’il y a eu hier, Manuel Bompard affirme au micro de franceinfo ce matin «qu’il y aura un avant et un après le 5 novembre», du moins «[il] le souhaite et l’espère». «L’ampleur de ces manifestations dit de l’exaspération des Français. Si le gouvernent refuse de répondre aux revendications des Français, les mobilisations se poursuivront. Tout le monde n’a pas le luxe d’attendre 6 mois», revendique le coordinateur de La France Insoumise.
«Nous demandons l’augmentation du smic de 15%, la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires et l’indexation des salaires sur l’inflation», détaille-t-il. Il pointe Marine Le Pen qui s’oppose à la revalorisation du smic, l’accusant de «se rapprocher des positions patronales» et «d’abandonner le peuple».
«On n’a pas franchi la ligne d’arrivée, mais on a franchi des étapes importantes» dans les négociations sur les salaires, a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur TF1. Alors que l’exécutif doit réunir une «conférence sociale» lundi, il s’est dit favorable à une hausse anticipée du Smic au 1er décembre. «Je trouve que le symbole est important, ça montre qu’on agit.» Le cas échéant, la décision devrait être prise la semaine prochaine pour être appliquée à temps.
Quant au montant, Jean-Pierre Farandou a évoqué «la barre des 1500 euros nets», la jugeant «importante», sans pour autant s’engager sur une somme, alors que les syndicats réclament 100 à 150 euros nets de plus. Le Smic est ajourd’hui à 1477,93 euros par mois.
Le ministre du Travail veut également «agir vite sur les négociations dans les branches», alors que les hausses successives du Smic ont rattrapé les salaires du bas des grilles. Un vœu pieux formulé par le gouvernement depuis plusieurs années, sans aucun effet. Mais cette fois, «on est prêt à agir», promet Jean-Pierre Farandou. «On a un décret qui est prêt, et qui inciterait très fort les branches à relever leurs minima», sous peine de voir leurs charges augmenter.
Un livre par an depuis trois ans. Jordan Bardella tient la cadence avec la sortie de son troisième ouvrage baptisé «Gouverner» aux éditions Fayard, le 4 novembre. Après Ce que je cherche et Ce que veulent les Français, le président du Rassemblement national livre les contours de ses «100 jours» à Matignon, en cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle.
Devenue une personnalité politique habituée à l’exercice littéraire, Jordan Bardella disposera, à travers ce livre, d’un nouveau moyen de jauger sa cote de popularité, après les révélations de Mediapart sur des écrits antisémites qui lui sont attribués, ce que lui nie fermement.
«Répondre à la crise de la civilisation humaine» : La France insoumise sort vendredi, à la veille d’un grand meeting en région parisienne, son programme présidentiel pour 2027. Une édition dans la droite lignée des programmes de rupture précédents, avec un accent particulier mis sur la question écologique.
«Tout notre programme est structuré autour de la planification écologique, c’est le point de départ de notre action», explique à l’AFP le député insoumis Hadrien Clouet, co-responsable du programme avec Clémence Guetté. Il s’agit de «perpétuer la vie humaine», assure même Jean-Luc Mélenchon en introduction de cette nouvelle version de L’Avenir en commun, vendu 4,90 euros en librairie à partir de vendredi.
Le mouvement de gauche radicale pointe «le capitalisme qui nous précipite droit dans le mur». Les Insoumis entendent donc créer des «éco-régions», une refonte administrative de la France où les régions seraient organisées autour des «caractéristiques écologiques» du pays : bassins versants, montagnes, façades maritimes…
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Conférence sociale sur les salaires le lundi suivant.
Very likely · Within days

Faced with the delay in branch salary scales compared to the minimum wage, the government is preparing a decree to condition public aid. The system aims to force lagging sectors to renegotiate salaries under penalty of financial sanctions.

Organizations from seven European countries are planning coordinated demonstrations on November 20, 21 and 22 to protest against the high cost of living, the housing crisis and to demand social measures, including increased taxation of the richest.

The finance committee adopted an amendment to the 2027 draft budget aimed at removing 8.3 billion euros in appropriations intended for Catholic education to finance a 20% increase in teachers' salaries.

Jordan Bardella calls for a constitutional golden rule for the 2027 budget. Sébastien Lecornu announces an increase in the Livret A ceiling to 30,000 euros in February. Update on the European recovery plan.
Raphaël Glucksmann was booed and had to leave the Parisian procession during his first social demonstration. LFI MP Clémence Guetté attributes this to her political positions and her refusal to ally with La France insoumise.

Summary of the news in Lyon: a burned car belonged to a homeless man, Quentin Deranque's family regrets the arrival of Raphaël Arnault, and Grégory Doucet explains an abstention concerning a subsidy.