EN DIRECT - Présidentielle 2027 : Marine Tondelier présentera «le résultat [des] négociations» avec la gauche à ses adhérents «fin novembre, début décembre»
Le maire de Béziers appelle à distinguer les violences des revendications et évoque une surreprésentation des immigrés dans les incidents
Quick Look
Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, défend les forces de l'ordre, critique LFI pour avoir attisé les violences lors des mobilisations, et évoque une surreprésentation des immigrés parmi les casseurs, tout en évoquant la perspective de l'élection présidentielle de 2027 et les ambitions du Rassemblement national.
AI-generated summary
Why It Matters
L'article aborde une nouvelle journée de mobilisation en France, les critiques de Robert Ménard envers LFI et les forces de l'ordre, ainsi que la perspective de l'élection présidentielle de 2027 et les ambitions du Rassemblement national avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Questionné sur cette nouvelle journée de mobilisation, Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, rappelle qu'il faut «distinguer les violences des vraies revendications des gens». «Les lycéens ont de vraies raisons, mais LFI jette de l'huile sur le feu. Ils attisent les violences, ils n'en ont rien à foutre au fond de leurs revendications politiques», dénonce-t-il sur le plateau d'Europe 1.
«LFI passe sa vie à justifier les exactions. Ce n'est pas parce qu'on est pauvres qu'on a le droit de casser. Quel mépris pour les gens d'expliquer que parce que leur situation est difficile, ils ont le droit de casser !», s'insurge-t-il. «Les gens les plus scandalisés par les casseurs sont les honnêtes gens», défend-il.
Il loue le courage des 70 000 forces de l'ordre déployées sur le terrain pour les mobilisations et déplore les plus de 2 000 policiers et pompiers blessés. «Je suis étonné de leur calme, de leur retenue. Je me dis que les mecs sont héroïques. Les types les menacent, les insultent, et eux, ils ne font rien ? Il n'y a personne qui est aussi surveillé que les policiers avec l'IGPN, alors qu'on n'aille pas me dire qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent. Il faut d'abord les remercier et leur dire qu'on est derrière eux», insiste-t-il.
Sur la question de l'immigration, il affirme : «bien sûr que l'immigration est l'un des problèmes centraux de notre pays. Si le RN a des scores aussi hallucinants c'est parce que des gens comme Édouard Philippe n'en ont pas parlé pendant des années». Dans les dernières mobilisations, «on ne peut pas dire que les immigrés sont la cause des violences, mais c'est vrai qu'il y a une surreprésentation», reconnaît-il.
Ce que le président régnant n'a pas réussi à faire ni en 2022, après sa réélection, ni en 2024, après sa dissolution, le président finissant voudrait l'imposer pour 2027 : construire une authentique coalition capable de gouverner le pays et, préalablement, d'empêcher la victoire des «extrêmes». À ceci près : Emmanuel Macron ne peut plus en être ni l'organisateur ni le bénéficiaire.
Dans les semaines qui viennent, le chef de l'État n'interviendra pas publiquement dans la préparation de l'élection présidentielle. Sa priorité affichée d'ici à la fin de son mandat : mettre en place une alliance de pays qui, du Canada à l'Australie, du Brésil au Kenya, refusent d'être broyés par une double hégémonie chinoise et américaine. Mais, malgré tout, c'est une autre double hégémonie, nationale cette fois, qui l'obsède : celle de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Ce n'est pas Jordan Bardella qui a défini les contours de son éventuel futur gouvernement. C'est, surprise, Marine Le Pen, elle-même, qui s'en est chargée. Lors de son meeting de lancement de campagne devant près de 8 000 personnes, fin octobre à Orléans (Loiret), la candidate du Rassemblement national (RN) a pris le temps de s'appesantir sur une date particulière : le lendemain du second tour de l'élection présidentielle, et sa victoire qu'elle désire tant. « Le premier ministre - et le mien sera Jordan Bardella - sera le chef de l'orchestre gouvernemental, un gouvernement ouvert et pluraliste, un gouvernement que je souhaite d'union nationale, affirme-t-elle devant ses élus, ses cadres et ses militants. Notre désir d'unité des Français nous y conduit. La situation d'un pays fracturé nous le commande. » À l'inverse de Jordan Bardella qui choisira lui, pendant son discours, de ne pas mentionner une seule fois la méthode qui le guidera pour composer et proposer un gouvernement à Marine Le Pen en cas d'élection en 2027.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Marine Le Pen proposera un gouvernement d'union nationale avec Jordan Bardella comme premier ministre en cas de victoire à l'élection présidentielle de 2027.
Likely · Within months
Emmanuel Macron ne participera pas publiquement à la préparation de l'élection présidentielle dans les semaines à venir.
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Quelles sont les mesures concrètes envisagées par Emmanuel Macron pour constituer une coalition capable de gouverner en 2027 ?
- Quelle sera la composition exacte du gouvernement d'union nationale proposé par Marine Le Pen en cas de victoire en 2027 ?
- Quelles sont les données précises sur la surreprésentation des immigrés dans les violences lors des mobilisations ?

![EN DIRECT - Présidentielle 2027 : Marine Tondelier présentera «le résultat [des] négociations» avec la gauche à ses adhérents «fin novembre, début décembre»](/api/img?u=https%3A%2F%2Fi.f1g.fr%2Fmedia%2Fcms%2F3000x2001_crop%2F2026%2F11%2F05%2F3ce90d35fb204ae472ebf34ea180349d6afcb7ffd19f6d35cc5ea61bacc15940.jpg&w=1200&q=72&f=webp)

