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Les manifestations du 17 octobre ont donné lieu à des violences urbaines dans plusieurs villes françaises, notamment à Limoges où le beffroi de la mairie a été incendié et s'est effondré, et à Marseille où des pillages ont touché de nombreux commerces. Ces événements s'inscrivent dans un contexte de tensions sociales liées à l'autorité, à l'immigration et à l'ordre public.
La chute du beffroi incendié de la mairie de Limoges résume, à elle seule, l’état de la France. Avec lui, c’est un peu la République qu’on avait l’impression de voir tomber. Une République où l’autorité est malmenée, insultée, piétinée par des individus décivilisés. Une longue suite de démissions explique cette faillite. À l’école, bien sûr, où l’élève a remplacé le maître, où l’effort et l’exigence sont devenus suspects. Sur la voie publique, où les forces de l’ordre sont assimilées à une bande ennemie qui empêche le narcotrafic et tue. Face à l’immigration et ses conséquences aussi, aujourd’hui hors de contrôle, dont il est interdit de parler, sous peine de procès en fascisme.
Il ne suffit pourtant pas d’être né à Paris, Lyon ou Marseille pour respecter et partager les valeurs et la culture de notre pays. Est-ce là le terreau de la « nouvelle France » chantée par Jean-Luc Mélenchon ? Les journées des 17 et 18 octobre ont démontré la convergence des haines exprimées par les adeptes du drapeau noir et par la racaille délinquante - qu’il faut cesser d’appeler « d’opportunité », Monsieur le ministre de l’Intérieur.
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« Ou vous prenez la mesure de votre dangerosité, ou vous restez sur le barbecue et ça va faire mal », prévient la présidente de la 23-3, la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, où se jouent les toutes premières comparutions immédiates après le 17 octobre. Dans le box, carrure massive dans un tee-shirt noir, MG finaude et enchaîne des réponses qui n’ont rien à voir avec les questions. Venu de Tours le matin même du 17, il a été pris avec, dans son sac à dos, neuf petites fioles vides, de l’alcool à 90, de l’étoupe à foison et trois briquets. « Un cocktail Molotov en pièces détachées », résumera un peu plus tard le procureur de la République.
Pour l’instant, le jeune homme de 21 ans, n’en démord pas : « C’était pour faire un barbecue chez une amie du 11e, pour mon anniversaire. » La présidente s’énerve : « Votre procès, c’est maintenant, pas dans deux heures, pas dans deux ans. » « C’est que je n’ai pas eu le temps de changer de sac à dos avant de partir à Paris », biaise-t-il. À l’écran, le tribunal visionne deux vidéos qui relèvent du gag : MG est filmé en train de faire des tests la veille, dans la nuit, face à une voie ferrée : on le voit allumer l’étoupe enfoncée dans une bouteille et attendre qu’elle s’enflamme bien. Puis une voix off dit « allez, vas-y, c’est bon », avant que ne soit lancé « l’engin inflammable et explosif », comme le décrit l’article 322-11 du code pénal. Ce dernier se brise et s’éteint instantanément de l’autre côté de barbelés. Un sourire parcourt la salle d’audience. « Mon but, ce n’était pas de blesser les gens », répond le jeune mis en cause, sans antécédent judiciaire, et ancien sapeur-pompier. « Les bras m’en tombent », soupire la présidente. Le procureur requiert « 10 mois de prison ferme aménageable ab initio ».
Ce cas - seulement quatre comparutions devant le tribunal correctionnel de Paris pour la journée de lundi - n’est pas le plus représentatif des profils qui se sont livrés aux saccages du 17 octobre. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, l’a souligné : la très grande majorité des individus interpellés sont quasi exclusivement des hommes - environ 80 % -, âgés de 18 à 30 ans, dont beaucoup ont des antécédents judiciaires. On pourrait également ajouter qu’ils sont quasi exclusivement de jeunes urbains.
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Le premier ministre Sébastien Lecornu se rendra vendredi à Limoges, théâtre de violentes manifestations qui ont abouti à l’incendie de la mairie, a annoncé Matignon lundi.
Le beffroi de l’Hôtel de Ville de Limoges s’est effondré samedi, après que des manifestants y ont mis le feu.
La police «a manqué de moyens» et «reculé» face aux casseurs, «à Limoges comme dans d’autres villes», a fustigé son maire Guillaume Guérin (LR), réclamant au gouvernement «un plan Marshall» et «une pluie de millions» pour reconstruire l’hôtel de ville, et jugeant que «l’État a failli».
Dans une lettre adressée dimanche à Guillaume Guérin, le premier ministre Sébastien Lecornu a quant à lui promis que la mairie serait reconstruite avec l’aide de l’État «car elle est le symbole d’une Nation qui ne se laisse ni abattre, ni intimider».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, venu lundi soir à Marseille s’entretenir avec le maire (DVG) Benoît Payan, lui a promis davantage de forces de l’ordre samedi prochain pour encadrer la prochaine manifestation.
«On déploiera un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu’il était samedi dernier», a annoncé le ministre devant la presse, après un entretien de plus de 45 minutes avec le maire de la deuxième ville de France qui avait réclamé avec force sa venue.
Devant M. Payan qui s’était interrogé sur la nature des ordres donnés aux forces de l’ordre samedi dernier à Marseille et déploré leur nombre selon lui insuffisant, réclamant «des comptes», le ministre a assuré que leur «emploi se fera (à l’avenir) beaucoup en mobilité, en extrême réactivité, compte tenu du fait qu’on a des groupes de casseurs qui sont passés à l’action en de nombreux points».
Lors des violences et pillages dans la cité phocéenne, «il pouvait y avoir jusqu’à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois 200 personnes, donc c’est évidemment extrêmement difficile à contenir», a souligné le ministre.
La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) locale a dénombré lundi «500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés» dans la deuxième ville de France. Les forces de l’ordre ont procédé à 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville à la suite des violences de samedi, a précisé lundi le parquet.
AI outlook — possibilities, not facts
Le gouvernement annoncera un plan de renforcement des moyens des forces de l'ordre dans les semaines suivant la visite de Sébastien Lecornu à Limoges.
Likely · Within weeks
La mairie de Limoges sera reconstruite avec un financement substantiel de l'État dans les mois à venir.
Very likely · Within months

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