Surnommé « Voldemort » en Californie, ce pilier de la droite radicale américaine et fidèle de Donald Trump remplace Susie Wiles.
Stephen Miller, figure de la droite radicale et ancien conseiller à la sécurité intérieure, a été nommé vendredi directeur de cabinet de Donald Trump, succédant à Susie Wiles après la déroute républicaine aux midterms.
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Stephen Miller a été nommé directeur de cabinet de Donald Trump à la suite de la défaite des républicains aux élections de midterms.
La Californie lui a trouvé un petit surnom : « Voldemort ». C’est dire si Stephen Miller, nommé vendredi directeur de cabinet de Donald Trump, s’avance avec un air sympathique. Conséquence de la déroute des républicains aux midterms de mardi, ce membre de l’aile la plus radicale du mouvement conservateur américain remplace Susie Wiles.
Stephen Miller, c’est le fidèle parmi les fidèles. « Personne n’est plus loyal, bûcheur, ou plus en lien avec le mouvement America First que Stephen », dit de lui Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche jusqu’en août 2026. À 41 ans, ce fer de lance de la droite radicale a une obsession : « sauver » l’Occident face à « l’invasion » de migrants. Pour lui, « c’est un combat pour sauver la civilisation ».
Le "cerveau de Trump", c’est lui
Jusqu’à présent, Miller était directeur adjoint de cabinet pour la stratégie politique et conseiller à la sécurité intérieure. Et derrière toutes les décisions à la limite de la légalité pour agir contre les migrants, son ombre plane. D’après le Wall Street Journal, c’est lui qui, en mai 2025, a donné l’ordre à l’ICE, la police de l’immigration, de redoubler d’efforts pour augmenter le nombre d’expulsions. En janvier, il avait qualifié de « terroriste » Alex Pretti, deuxième Américain tué à Minneapolis en l’espace de quelques semaines par des agents fédéraux. Il était revenu ensuite sur ses déclarations.
Pas certain que ce soit un compliment mais Kevin McCarthy, ancien président de la Chambre des représentants, disait au New York Times en janvier 2025, juste avant l’intronisation du président républicain, que « Stephen Miller est le "cerveau de Trump" ». Son influence serait tentaculaire, détaille le livre Regime Change, qui décrit un homme prompt à s’en prendre durement à ses équipes.
Marié à une « tradwife »
Né en Californie dans une famille juive, de parents ayant fréquenté de prestigieuses universités, Stephen Miller avait plutôt le profil d’un futur démocrate. Mais dès le lycée, puis à l’université Duke, il défend avec provocation les idées de la droite radicale. David Horowitz, un influent idéologue conservateur, lui offre son ticket d’entrée dans les cercles ultraconservateurs, où il croise des figures comme Steve Bannon et Tucker Carlson avant de rejoindre, à 30 ans, la première campagne de Donald Trump.
Son épouse, Katie Miller, est également une figure influente dans la sphère de la droite radicale. Elle fut un temps la porte-parole de la commission Doge d’Elon Musk, et s’est fait l’écho des prétentions territoriales de Donald Trump sur le Groenland. Katie Miller est depuis devenue influenceuse Maga, se réclamant aussi du mouvement « tradwife », qui prône une domination masculine dans le couple.
L’architecte du « Muslim ban »
Pendant le premier mandat de Donald Trump, entre 2017 et 2021, les idées xénophobes de Stephen Miller étaient déjà là, mais moins installées qu’aujourd’hui. Il fut un architecte du « Muslim ban », ces restrictions à l’entrée sur le territoire infligées aux ressortissants de pays majoritairement musulmans, qui se sont ensuite heurtées à la justice.
Le conseiller avait aussi soutenu son patron lorsqu’après l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, pour empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.

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